Top anime Halloween : 10 séries et 5 manga d’horreur pour frissonner

La ville de Death City et son bâtiment en forme de crâne dans l'anime Soul Eater
Soul Eater © Atsushi Ōkubo / Square Enix, Bones

Pour Halloween, inutile de se contenter des films d’horreur américains : l’animation japonaise regorge de fantômes, de yōkai, de malédictions et de créatures qui donnent des frissons, souvent avec une imagination qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Voici notre top anime Halloween : dix séries classées de la plus accessible à la plus éprouvante, avec pour chacune son niveau de frisson, où la regarder en France (et en quelle version), et le manga à lire ensuite. Nous terminons par une sélection de manga d’horreur, avec leur éditeur français, et des idées de programme pour la soirée du 31 octobre.

Toutes les informations de disponibilité ont été vérifiées le 24 octobre 2026.

Ne ratez plus nos actus anime et mangaAjoutez FuransuJapon à vos sources préférées sur Google

Sommaire

Notre sélection en un coup d’œil

Le niveau de frisson va de 1 (on rit plus qu’on ne tremble) à 5 (à éviter si vous dormez seul ce soir).

Anime Frisson Épisodes Où le regarder VF
Dandadan 2/5 24 ADN, Crunchyroll, Netflix Oui
Mob Psycho 100 1/5 37 Crunchyroll, Netflix Oui
Soul Eater 2/5 51 ADN, Disney+, Prime Video Oui
Mieruko-chan 3/5 12 Crunchyroll Non
Mononoke 3/5 12 Netflix —
Another 4/5 12 Prime Video Oui
Maniac par Junji Itō 4/5 12 Netflix Oui
Uzumaki 4/5 4 HBO Max Non
Parasite : La Maxime 4/5 24 ADN, Netflix Oui
Tokyo Ghoul 5/5 48 ADN, Crunchyroll, Netflix Oui

1. Dandadan : fantômes et extraterrestres en même temps

Okarun et Momo avancent de nuit avec une lampe torche dans l'épisode 4 de Dandadan
Dandadan, épisode 4 © Yukinobu Tatsu / Shueisha, Dandadan Production Committee. © ADN

Momo Ayase croit aux fantômes mais pas aux extraterrestres. Ken Takakura, surnommé Okarun, croit aux extraterrestres mais pas aux fantômes. Pour départager leur pari, chacun se rend dans un lieu hanté par ce à quoi l’autre croit : elle dans un hôpital abandonné connu pour ses apparitions d’OVNI, lui dans un tunnel maudit. Les deux avaient raison. Momo se fait enlever par des extraterrestres, Okarun se fait voler son corps par Mémé-Turbo, un yōkai des légendes urbaines japonaises, et les voilà embarqués dans une guerre contre le paranormal sous toutes ses formes.

La force de Dandadan, c’est son mélange : les apparitions sont vraiment inquiétantes (le premier épisode a de quoi faire sursauter), mais l’humour et la romance maladroite entre les deux héros reprennent vite le dessus. L’animation de Science SARU est l’une des plus spectaculaires de ces dernières années, et la bande originale de Kensuke Ushio fait des merveilles. Certains épisodes surprennent aussi par leur émotion : l’histoire d’Acrobatic Silky, dans l’épisode 7, a bouleversé les spectateurs du monde entier.

Pourquoi pour Halloween ? C’est la série idéale pour une soirée entre amis : fantômes, extraterrestres, yōkai, on a tout le bestiaire du 31 octobre, sans jamais plomber l’ambiance.

  • Frisson : 2/5
  • Studio et année : Science SARU, 2024 (saison 1) et 2025 (saison 2)
  • Épisodes : 24, aucun hors-série (voir notre liste des épisodes de Dandadan)
  • Où le regarder : ADN, Crunchyroll et Netflix, en VF et en VOSTFR
  • La suite : saison 3 annoncée pour 2027
  • Le manga : Yukinobu Tatsu, chez Crunchyroll (série en cours) ; après l’anime, reprenez au chapitre 72, à la fin du tome 9

2. Mob Psycho 100 : l’exorciste le plus attachant de l’anime

Scène de l'épisode 1 de Mob Psycho 100 avec un esprit au visage déformé
Mob Psycho 100, épisode 1 © ONE / Shōgakukan, Bones. © TVmaze

Shigeo Kageyama, surnommé Mob, est un collégien effacé qui possède des pouvoirs psychiques capables de raser un quartier. Pour les garder sous contrôle, il réprime ses émotions… et travaille après les cours pour Arataka Reigen, un « médium » qui n’a aucun pouvoir mais un sacré bagout. Reigen encaisse l’argent des clients, Mob fait le vrai travail : exorciser les esprits qui hantent les maisons, les écoles et les tunnels. Mais quand les émotions de Mob atteignent 100 %, il se passe quelque chose de terrible.

Signée ONE, l’auteur de One Punch Man, la série commence comme une comédie de chasseurs de fantômes avant de devenir un vrai récit d’apprentissage, sur la gentillesse et le fait de grandir. Le studio Bones y livre une animation folle, faite de peinture en mouvement et de couleurs qui explosent, avec des esprits aux formes grotesques. Les trois saisons sont excellentes, et la relation entre Mob et Reigen est l’une des plus touchantes de l’anime.

Pourquoi pour Halloween ? Pour ceux qui veulent des fantômes et de l’action sans avoir peur : c’est la série à mettre devant des ados ou des amis qui détestent l’horreur.

  • Frisson : 1/5
  • Studio et années : Bones, 2016 à 2022
  • Épisodes : 37 en trois saisons
  • Où le regarder : Crunchyroll (VF et VOSTFR) et Netflix
  • Le manga : ONE, chez Kurokawa, 16 tomes (terminé)

3. Soul Eater : l’anime le plus « Halloween » de tous

Combat dans l'épisode 2 de Soul Eater
Soul Eater, épisode 2 © Atsushi Ōkubo / Square Enix, Bones. © TVmaze

Citrouilles, citadelle en forme de crâne, soleil et lune qui ricanent dans le ciel : l’univers de Soul Eater a tout d’une fête d’Halloween permanente. À Death City, l’école Shibusen, dirigée par la Mort elle-même, forme des duos de « techniciens » et d’« armes » capables de prendre forme humaine. Leur mission : récolter 99 âmes corrompues puis celle d’une sorcière, pour transformer l’arme en faux de la Mort.

On suit Maka et son arme Soul, Black☆Star l’assassin trop bruyant pour être discret, et Death the Kid, obsédé par la symétrie. Les premiers épisodes enchaînent les missions loufoques, puis la série bascule dans un affrontement contre la folie et le Kishin, un dieu démon. Le style graphique gothique de Bones, très inspiré de Tim Burton, a fait de Soul Eater un classique des années 2000. Attention : à partir de l’épisode 36 environ, l’anime invente sa propre fin, différente du manga, qui va beaucoup plus loin dans la folie.

Pourquoi pour Halloween ? C’est l’esthétique Halloween par excellence, parfaite pour un marathon festif ou pour trouver une idée de cosplay.

  • Frisson : 2/5
  • Studio et années : Bones, 2008-2009
  • Épisodes : 51
  • Où le regarder : ADN, Disney+ et Prime Video, en VF et en VOSTFR
  • Le manga : Atsushi Ōkubo, chez Kurokawa : 25 tomes, réédités en Perfect Edition en 17 tomes

4. Mieruko-chan : faire semblant de ne pas voir les monstres

Miko fait mine de ne rien voir face à une créature dans l'épisode 1 de Mieruko-chan
Mieruko-chan, épisode 1 © Tomoki Izumi / Kadokawa, Passione. © TVmaze

Un matin, Miko Yotsuya, lycéenne ordinaire, commence à voir des créatures partout : à l’arrêt de bus, dans sa salle de classe, collées au dos de ses amis. Elles sont immenses, difformes, et lui murmurent des phrases absurdes à l’oreille. Miko comprend vite que si les monstres s’aperçoivent qu’elle les voit, elle est perdue. Sa seule stratégie : faire comme si de rien n’était, en gardant un visage parfaitement impassible, même quand une chose sans yeux lui respire dans la nuque.

Le principe paraît comique, et il l’est souvent. Mais les créatures sont parmi les plus réussies de l’animation d’horreur récente, et la tension monte à chaque fois que Miko doit tenir son masque. La série glisse peu à peu vers quelque chose de plus touchant, avec des esprits bienveillants et des secrets de famille. Seul bémol : un fan service parfois appuyé, qui ne plaira pas à tout le monde.

Pourquoi pour Halloween ? Pour ceux qui aiment rire nerveusement : on est à mi-chemin entre la comédie et le vrai cauchemar.

  • Frisson : 3/5
  • Studio et année : Passione, 2021
  • Épisodes : 12
  • Où le regarder : Crunchyroll, en VOSTFR
  • Le manga : Tomoki Izumi, chez Ototo (série en cours, voir plus bas)

5. Mononoke : les yōkai version estampe

Le Vendeur de remèdes sous une ombrelle dans l'épisode 1 de Mononoke
Mononoke, épisode 1 © Toei Animation. © TVmaze

Un mystérieux vendeur de remèdes, au visage maquillé et à l’oreille pointue, parcourt le Japon de l’époque d’Edo. Partout où il passe, des drames se nouent autour de mononoke, des esprits nés de la rancune et des souffrances humaines. Pour les exorciser avec son épée, il lui faut découvrir trois choses : leur forme, leur vérité et leur raison. Chaque histoire, en deux ou trois épisodes, est donc une enquête où les vivants ont souvent plus à cacher que les fantômes.

Mononoke ne ressemble à aucun autre anime. Toei Animation lui a donné un style visuel inspiré des estampes ukiyo-e, avec une texture de papier japonais, des couleurs saturées et une mise en scène qui découpe l’écran comme un livre d’images. Les histoires abordent des thèmes durs (mariages forcés, avortement, vengeance) avec une finesse rare. La série a été prolongée par une trilogie de films sur Netflix depuis 2024.

Pourquoi pour Halloween ? C’est la meilleure porte d’entrée vers le folklore japonais des yōkai, pour une soirée plus contemplative que sursautante.

  • Frisson : 3/5
  • Studio et année : Toei Animation, 2007
  • Épisodes : 12
  • Où le regarder : Netflix
  • Œuvre d’origine : création originale, issue d’un segment de la série Ayakashi (2006)

6. Another : une malédiction qui frappe toute une classe

Personnage aux allures de poupée dans l'épisode 2 de l'anime Another
Another, épisode 2 © Yukito Ayatsuji / Kadokawa, P.A. Works. © TMDB

Printemps 1998. Kōichi Sakakibara est transféré dans un collège de la ville de Yomiyama. Dès son arrivée, quelque chose cloche : ses camarades de la classe 3-3 font comme si Mei Misaki, une élève au cache-œil qui dessine seule dans son coin, n’existait pas. Kōichi découvre qu’une malédiction pèse sur cette classe depuis vingt-six ans, et que les élèves ont mis en place des règles étranges pour s’en protéger. Quand il les brise sans le savoir, les morts commencent, plus brutales les unes que les autres.

Adapté du roman de Yukito Ayatsuji, Another est l’un des rares anime d’horreur pure. P.A. Works soigne une ambiance oppressante, faite de poupées inquiétantes, de pluie et de couloirs vides, et la série fonctionne comme un mystère : qui est la personne de trop dans la classe ? Les morts accidentelles, très graphiques, ont fait sa réputation. La fin, spectaculaire, divise, mais le voyage vaut le détour.

Pourquoi pour Halloween ? C’est le vrai film d’horreur de la sélection, à regarder en marathon de douze épisodes, lumières éteintes.

  • Frisson : 4/5
  • Studio et année : P.A. Works, 2012
  • Épisodes : 12
  • Où le regarder : Prime Video, en VF et en VOSTFR
  • Œuvre d’origine : roman de Yukito Ayatsuji

7. Maniac par Junji Itō : l’anthologie du maître de l’horreur

Une famille inquiétante réunie la nuit dans l'épisode 1 de Maniac par Junji Itō
Maniac par Junji Itō : Anthologie macabre, épisode 1 © Junji Itō / Netflix, Studio Deen. © TMDB

Junji Itō est le mangaka d’horreur le plus célèbre au monde, et cette anthologie Netflix adapte une vingtaine de ses histoires courtes en 12 épisodes. Chaque épisode contient un ou deux récits indépendants : une maison qui saigne, des ballons géants qui pendent les passants, un jeune voisin obsédé par la malédiction qu’il veut lancer. On y croise aussi les personnages fétiches de l’auteur, comme Tomié, la jeune femme immortelle, et Sōichi, le gamin aux clous dans la bouche.

L’animation du Studio Deen est sage, et ne rend pas toujours justice au dessin minutieux du maître. Mais les histoires, elles, restent glaçantes, parce que l’horreur de Junji Itō ne repose pas sur les sursauts : elle vient d’idées absurdes poussées jusqu’au bout. Le format court permet de piocher un récit ou deux avant d’aller dormir, si vous osez.

Pourquoi pour Halloween ? Le format anthologie est parfait pour une soirée où l’on zappe d’une histoire à l’autre, et pour découvrir Junji Itō avant d’attaquer ses manga.

  • Frisson : 4/5
  • Studio et année : Studio Deen, 2023
  • Épisodes : 12, avec une vingtaine d’histoires
  • Où le regarder : Netflix, en VF et en VOSTFR
  • Les manga : Junji Itō est publié en France chez Mangetsu et Delcourt/Tonkam (voir plus bas)

8. Uzumaki : la spirale qui dévore une ville

Visage d'une lycéenne et spirales en noir et blanc dans l'épisode 2 de l'anime Uzumaki
Uzumaki, épisode 2 © Junji Itō / Shōgakukan, Adult Swim, Drive. © TVmaze

À Kurōzu-cho, petite ville côtière brumeuse, le père de Shūichi passe ses journées à fixer des coquilles d’escargot. Puis il ne regarde plus que des spirales : les tourbillons de l’eau, les motifs des poteries, et bientôt ses propres yeux. Ce n’est que le début. Kirie, la petite amie de Shūichi, voit la ville entière sombrer dans une malédiction qui transforme les habitants, leurs corps et même la météo.

Adaptée du chef-d’œuvre de Junji Itō, la mini-série de 2024 reprend son dessin en noir et blanc, au trait près. Le premier épisode est une réussite saluée partout ; les trois suivants, victimes d’une production chaotique, sont nettement plus inégaux. Nous racontons cette histoire dans notre article sur l’anime Uzumaki. L’anime reste une curiosité à voir, mais le manga est la vraie référence.

Pourquoi pour Halloween ? Quatre épisodes, une soirée suffit, et le premier est l’un des moments d’horreur les plus marquants de l’animation récente.

  • Frisson : 4/5
  • Studio et année : Drive, pour Adult Swim, 2024
  • Épisodes : 4
  • Où le regarder : HBO Max, en VOSTFR
  • Le manga : Spirale, de Junji Itō, en intégrale chez Delcourt/Tonkam (voir plus bas)

9. Parasite : La Maxime : des créatures qui prennent votre visage

Visage d'un parasite qui se déforme dans l'épisode 2 de Parasite : La Maxime
Parasite : La Maxime, épisode 2 © Hitoshi Iwaaki / Kōdansha, Madhouse. © TMDB

Une nuit, de petites créatures tombent du ciel et s’introduisent dans le crâne des humains pendant leur sommeil. Elles prennent le contrôle de leur cerveau et dévorent leurs semblables, en gardant l’apparence de leurs hôtes. Celle qui vise Shin’ichi Izumi, un lycéen sans histoire, échoue et se loge dans sa main droite. Les deux, que tout oppose, doivent apprendre à cohabiter pour survivre, alors que les parasites infiltrent la société.

Parasite : La Maxime mêle body horror (les visages qui s’ouvrent en lames sont restés célèbres), action et réflexion sur ce qui fait l’humanité. Migi, la main parlante, logique et sans morale, est un personnage fascinant, et la transformation de Shin’ichi au fil des épisodes donne à la série une vraie profondeur. Madhouse adapte fidèlement le manga de Hitoshi Iwaaki, classique des années 1990, en le transposant à notre époque.

Pourquoi pour Halloween ? Pour ceux qui préfèrent les monstres aux fantômes, avec une histoire complète en 24 épisodes.

  • Frisson : 4/5
  • Studio et années : Madhouse, 2014-2015
  • Épisodes : 24
  • Où le regarder : ADN (VF et VOSTFR) et Netflix
  • Le manga : Hitoshi Iwaaki, réédité chez Glénat sous le titre Parasite Kiseiju

10. Tokyo Ghoul : la plus sombre de la sélection

Scène de l'épisode 2 de Tokyo Ghoul
Tokyo Ghoul, épisode 2 © Sui Ishida / Shūeisha, Studio Pierrot. © TVmaze

Ken Kaneki, étudiant timide et grand lecteur, obtient enfin un rendez-vous avec Rize, une jeune femme rencontrée dans un café. La soirée tourne au cauchemar : Rize est une goule, une créature qui ne peut se nourrir que de chair humaine. Kaneki survit de justesse, mais les médecins lui greffent les organes de son agresseuse. Le voilà à moitié goule, incapable de manger autre chose que de la chair humaine, et pris entre deux mondes qui se haïssent.

Recueilli par les goules du café Anteiku, Kaneki découvre une société cachée dans Tōkyō, avec ses familles, ses règles et ses fous dangereux, et des enquêteurs de la CCG prêts à tout pour les exterminer. Violente, tragique, parfois difficile à regarder (la scène de torture de la fin de saison 1 est restée dans les mémoires), la première saison est la plus réussie. Les suivantes s’éloignent du manga et deviennent confuses : pour la suite, lisez plutôt le manga.

Pourquoi pour Halloween ? Pour finir la soirée avec la série la plus sombre et la plus gore de notre sélection : réservée aux spectateurs avertis.

  • Frisson : 5/5
  • Studio et années : Studio Pierrot, 2014-2018
  • Épisodes : 48 (Tokyo Ghoul, √A et :re)
  • Où le regarder : ADN, Crunchyroll (VF et VOSTFR) et Netflix
  • Le manga : Sui Ishida, chez Glénat : 14 tomes, puis 16 tomes pour Tokyo Ghoul:re

Les meilleurs manga d’horreur pour Halloween

Le manga d’horreur est un genre à part entière au Japon, et la France en publie quelques chefs-d’œuvre. Voici nos indispensables, avec leur édition française.

Spirale (Uzumaki), de Junji Itō

Le chef-d’œuvre de Junji Itō, et le meilleur manga d’horreur pour commencer. À Kurōzu-cho, une ville perdue dans le brouillard, la spirale devient une obsession, puis une malédiction : un homme s’enroule dans un baquet, des cheveux se mettent à tourner sur eux-mêmes, des élèves se transforment en escargots. Chaque chapitre pousse l’idée un peu plus loin, jusqu’à une fin vertigineuse qui touche à l’horreur cosmique.

Ce qui fait la force de Spirale, c’est le dessin de Junji Itō : un trait propre, presque calme, qui rend chaque image horrible encore plus marquante. Bien plus réussi que son adaptation en anime, le manga se lit en un week-end.

  • Éditeur : Delcourt/Tonkam
  • Format : intégrale en un volume (histoire complète)
  • Pour qui : adultes et grands ados, amateurs d’horreur

Tomié, de Junji Itō

Le premier grand personnage de Junji Itō, créé en 1987. Tomié est une lycéenne d’une beauté fatale qui rend fous les hommes qui l’approchent, au point qu’ils finissent par la tuer et la découper. Mais Tomié revient toujours : chaque morceau de son corps peut redonner naissance à une nouvelle Tomié, aussi cruelle que la précédente.

Les histoires, indépendantes, explorent la jalousie, l’obsession et la peur du désir, avec une galerie de victimes plus pathétiques les unes que les autres. C’est le manga qui a révélé Junji Itō, et le complément idéal après Spirale.

  • Éditeur : Mangetsu
  • Format : intégrale en un volume, aussi disponible en trois tomes
  • Pour qui : adultes, amateurs d’horreur psychologique

Kitaro le repoussant, de Shigeru Mizuki

Le classique absolu des yōkai, créé par Shigeru Mizuki dans les années 1960 et immensément populaire au Japon. Kitaro, dernier survivant d’une famille de fantômes, n’a qu’un œil (l’autre abrite son père, réduit à un globe oculaire bavard) et des sandales qui volent. Avec son chat-garou et l’homme-rat, il défend les humains contre les monstres du folklore japonais.

Chaque histoire présente un ou plusieurs yōkai, dessinés avec un soin documentaire qui a fait de Mizuki le grand spécialiste du sujet. Plus drôle qu’effrayant, Kitaro est indispensable pour comprendre d’où viennent les créatures de Dandadan ou de Mononoke.

  • Éditeur : Cornélius
  • Format : 11 volumes
  • Pour qui : tous publics à partir de 10 ans, curieux du folklore japonais

I Am a Hero, de Kengo Hanazawa

Le meilleur manga de zombies japonais. Hideo Suzuki, 35 ans, assistant mangaka raté, timide et paranoïaque, possède un fusil de chasse qu’il n’a jamais osé utiliser. Quand une épidémie transforme les Japonais en « ZQN », des morts-vivants qui répètent en boucle des bribes de leur vie passée, ce loser magnifique va devoir devenir le héros qu’il a toujours rêvé d’être.

Kengo Hanazawa prend son temps : le premier tome installe le quotidien misérable de Hideo, avant que l’horreur n’éclate de façon brutale. Le dessin réaliste et la description très crue de l’effondrement de la société font de I Am a Hero l’un des manga les plus angoissants jamais publiés.

  • Éditeur : Kana
  • Format : 22 tomes (terminé)
  • Pour qui : adultes uniquement (violence très graphique)

Mieruko-chan, de Tomoki Izumi

Le manga d’origine de l’anime présenté plus haut va plus loin que la série : les créatures y sont encore plus dérangeantes, et l’histoire s’approfondit au fil des tomes, avec le mystère du lien entre Miko et un sanctuaire. Le dessin de Tomoki Izumi est d’un grand soin, et le contraste entre l’héroïne mignonne et les monstres hideux fonctionne encore mieux sur papier.

  • Éditeur : Ototo
  • Format : série en cours
  • Pour qui : ados et adultes

Trois programmes pour votre soirée d’Halloween

  • Soirée entre amis, sans trop avoir peur : les quatre premiers épisodes de Dandadan, puis deux épisodes de Mob Psycho 100. Environ 2 heures 30.
  • Soirée frissons : les six premiers épisodes d’Another (environ 2 heures 30), et la suite le lendemain pour découvrir qui est la personne de trop.
  • Soirée courte, mais intense : le premier épisode d’Uzumaki, puis deux ou trois histoires de Maniac par Junji Itō. Un peu plus d’une heure.

Questions fréquentes

Quel est le meilleur anime à regarder pour Halloween ?

Dandadan pour une soirée entre amis, Another pour avoir vraiment peur, et Soul Eater pour l’ambiance Halloween la plus marquée, avec ses citrouilles et sa lune qui ricane.

Quel anime d’horreur choisir pour débuter ?

Mob Psycho 100 ou Mieruko-chan : on y croise fantômes et monstres, mais l’humour désamorce la peur. Passez ensuite à Mononoke puis à Another.

Quel manga d’horreur lire en premier ?

Spirale de Junji Itō, en intégrale chez Delcourt/Tonkam : une histoire complète en un volume, et l’un des sommets du genre.

Quels anime d’horreur sont disponibles en VF ?

Dandadan, Mob Psycho 100, Soul Eater, Another, Maniac par Junji Itō, Parasite : La Maxime et Tokyo Ghoul ont une version française. Mieruko-chan et Uzumaki ne sont disponibles qu’en VOSTFR.

Halloween se fête-t-il au Japon ?

Oui, surtout depuis les années 2000, avec de grands rassemblements costumés à Shibuya. Nous racontons cette histoire dans notre article Halloween au Japon.

Sources et méthode

Sélection, classement et niveaux de frisson établis par notre rédaction. Disponibilités en streaming et versions vérifiées le 24 octobre 2026 sur les catalogues français des plateformes. Éditions françaises : sites des éditeurs (Delcourt/Tonkam, Mangetsu, Cornélius, Kana, Ototo, Glénat, Kurokawa, Crunchyroll).

Une question ou un avis ?

Nous lisons chaque commentaire et nous vous répondons. Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.