Premier voyage au Japon : le guide complet pour bien partir

Fushimi Inari
Fushimi Inari © Pixabay

Un premier voyage au Japon se prépare idéalement en choisissant un itinéraire resserré autour de deux ou trois villes phares, en réservant vols et hébergements plusieurs mois à l’avance, et en anticipant quelques démarches simples : formalités d’entrée, connexion internet, moyen de transport sur place et budget. Le pays a la réputation d’être complexe à organiser pour un néophyte, entre la barrière de la langue, le Japan Rail Pass et la multitude de destinations possibles. En réalité, une fois quelques principes de base assimilés, préparer son propre voyage au Japon est largement à la portée de tous, y compris en solo. Voici, étape par étape, tout ce qu’il faut savoir avant de s’envoler pour l’archipel.

Combien de temps prévoir pour un premier séjour au Japon ?

Horloge
Deux ou trois semaines ? © Pixabay
La question de la durée conditionne tout le reste de l’organisation. Pour un vol au départ de l’Europe, il faut compter une bonne journée perdue à l’aller comme au retour, ce qui rend un séjour de moins de dix jours assez frustrant une fois le décalage horaire pris en compte. Une semaine reste faisable mais impose un rythme soutenu, concentré sur deux ou trois villes maximum, sans grande marge pour les imprévus ou les journées de repos.

Deux semaines constituent un minimum confortable pour découvrir les incontournables sans courir : cela laisse le temps de passer trois ou quatre nuits dans chaque grande ville plutôt que de changer d’hôtel en permanence, et d’intercaler une étape thermale ou une journée d’excursion sans bousculer tout le programme. Trois semaines permettent d’aller plus loin, en ajoutant par exemple une région moins parcourue comme les Alpes japonaises, Kanazawa ou l’île de Kyushu, ou simplement de ralentir davantage dans chaque ville. Au-delà de trois semaines, il devient pertinent d’envisager Hokkaido au nord ou Okinawa au sud, deux régions qui demandent chacune un temps de trajet conséquent depuis le reste de l’archipel.

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La règle qui revient chez presque tous les voyageurs expérimentés est la même, quelle que soit la durée retenue : mieux vaut visiter moins d’endroits et prendre le temps de les vivre, plutôt que multiplier les étapes et passer le séjour dans les trains. Le Japon se prête davantage à la flânerie qu’au cochage de listes, et un rythme trop dense finit souvent par gâcher l’expérience, quitte à devoir garder certains lieux pour un prochain voyage.

Quand partir au Japon pour la première fois ?

Chapeau de paille
© Pixabay
Le Japon se visite toute l’année, mais chaque saison a ses avantages et ses contraintes. Le printemps, porté par la floraison des cerisiers (les fameux sakura 🌸), et l’automne, avec le rougissement des érables et le jaunissement des ginkgos (le momiji), sont les deux périodes les plus prisées, donc aussi les plus chères et les plus fréquentées. Les dates de floraison varient chaque année selon la météo et la région : elles se situent généralement entre fin mars et mi-avril pour les cerisiers, et entre mi-novembre et début décembre pour les couleurs d’automne dans le sud du pays. Il est également possible de profiter d’une floraison moins connue mais tout aussi photogénique en fin d’hiver, celle des pruniers (ume), généralement plus discrète en termes de foule.

L’été, humide et souvent très chaud à Tokyo comme à Kyoto, correspond aussi à la saison des pluies (Tsuyu ☔) en juin, puis à celle des typhons, plus présente entre le mois de septembre et le début du mois d’octobre. Cette période reste néanmoins intéressante pour qui souhaite assister aux nombreux festivals traditionnels (matsuri) et feux d’artifice qui rythment les mois de juillet et août. L’hiver, moins couru, offre des prix plus doux, des sites moins bondés, l’occasion de profiter pleinement des bains japonais (les onsen), et pour les amateurs de sports d’hiver, l’accès aux nombreuses stations de ski de la région de Nagano ou d’Hokkaido.

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Il est également recommandé d’éviter certaines périodes précises si l’on peut choisir ses dates : la Golden Week (fin avril, début mai), durant laquelle les Japonais voyagent massivement à l’intérieur du pays, ainsi que la période de l’Obon à la mi-août et les tout premiers jours de janvier, marqués par le Nouvel An. Durant ces semaines, trains, hôtels et sites touristiques affichent complet et les tarifs grimpent nettement, parfois du simple au double sur l’hébergement.

Saison Avantages Inconvénients
Printemps (mars-avril) Cerisiers en fleurs, températures agréables Très touristique, prix élevés, attention à la Golden Week
Été (juin-août) Festivals, ambiance estivale Chaleur et humidité fortes, risque de typhons en fin de saison
Automne (octobre-décembre) Couleurs flamboyantes, météo stable Fréquentation élevée en novembre, prix en hausse
Hiver (décembre-février) Moins de touristes, tarifs plus bas, onsen à leur meilleur Températures froides, jours plus courts

Quel itinéraire choisir pour un premier voyage ?

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Le Japon offre des ambiances radicalement différentes selon les régions, et il est illusoire de vouloir tout voir dès le premier séjour. L’itinéraire le plus courant, souvent surnommé la « Golden Route », relie Tokyo, la capitale ultra-moderne et son foisonnement de quartiers (Shibuya pour son énergie urbaine, Shinjuku pour ses néons et ses ruelles à izakaya, Asakusa pour le vieux Tokyo autour du temple Senso-ji, Harajuku pour la mode et la pop culture), à Kyoto, ancienne capitale impériale concentrant des milliers de temples et sanctuaires, en passant généralement par Osaka pour sa street food et son ambiance décontractée, et par Nara, célèbre pour son parc où daims sacrés côtoient les visiteurs.

Selon la durée du séjour, il est courant d’y ajouter une étape thermale du côté d’Hakone ou des lacs autour du mont Fuji, pour profiter d’un ryokan avec vue sur le volcan, ainsi qu’une excursion à Hiroshima et sur l’île de Miyajima, pour son torii vermillon posé sur l’eau et son parc mémorial dédié à la paix. Un déroulé classique pour deux à trois semaines ressemble par exemple à : Tokyo, puis Hakone ou la région du mont Fuji, puis Kyoto (avec une journée à Nara), puis Osaka, avec éventuellement Hiroshima et Miyajima en fin de parcours avant de reprendre l’avion. Pour un séjour plus long, il est possible d’intercaler des étapes moins parcourues comme Kanazawa, réputée pour ses jardins et son ancien quartier de samouraïs, Takayama pour sa vieille ville de l’époque d’Edo, ou encore Kurashiki et Okayama pour leurs quartiers préservés.

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Pour un voyage de deux à trois semaines, cinq à six étapes suffisent largement ; il vaut mieux prévoir plusieurs nuits par ville plutôt que de changer d’hôtel chaque jour, le Japon se visitant beaucoup à pied. Un itinéraire pensé sur une à trois semaines permet d’ailleurs d’ajuster facilement la formule selon le temps disponible, en resserrant sur Tokyo et Kyoto pour une semaine, ou en élargissant vers les Alpes japonaises et Hokkaido pour un séjour plus long.

Autre astuce fréquemment recommandée : ne pas réserver un aller-retour vers la même ville. Arriver à Tokyo et repartir d’Osaka (ou l’inverse) permet d’éviter un trajet retour inutile en fin de voyage, souvent sans surcoût sur le billet d’avion, tout en gagnant une demi-journée de transport.

Formalités : visa, passeport et pré-enregistrement

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Pour les ressortissants français et belges, aucun visa n’est nécessaire pour un séjour touristique jusqu’à 90 jours ; les voyageurs suisses bénéficient d’une durée pouvant aller jusqu’à six mois. Le passeport doit rester valide jusqu’à la date du retour ; il n’est en principe pas exigé de marge supplémentaire de plusieurs mois après la fin du séjour, contrairement à ce qui est parfois demandé dans d’autres pays. Pour des séjours plus longs ou motivés par le travail ou les études, un visa spécifique doit en revanche être demandé à l’avance auprès de l’ambassade ou du consulat.

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Il est en revanche vivement conseillé de se pré-enregistrer sur le site officiel Visit Japan Web avant le départ : cette démarche gratuite regroupe à la fois la déclaration de douane et le contrôle d’immigration, et permet de générer un QR code qui accélère considérablement le passage des contrôles à l’arrivée, un vrai gain de temps après un vol de plus de douze heures. Côté douane justement, certains produits sont interdits d’entrée sur le territoire, notamment les aliments frais comme la viande et certains produits végétaux ; les médicaments contenant certaines substances réglementées peuvent également nécessiter une autorisation ou une ordonnance à présenter sur demande. Une assurance voyage, bien que non obligatoire, reste recommandée pour couvrir les frais médicaux, le rapatriement ou une éventuelle annulation, d’autant que les soins peuvent s’avérer coûteux sur place pour un non-résident.

Se déplacer au Japon : train, JR Pass et cartes IC

Shinkansen au Japon
Shinkansen au Japon © Pixabay
Le réseau ferroviaire japonais est réputé pour sa ponctualité et son efficacité, et le train reste le moyen de transport le plus simple pour relier les grandes villes, notamment grâce au Shinkansen, le train à grande vitesse. Pour les trajets urbains, une carte de transport rechargeable de type Suica, Pasmo ou Icoca (leur fonctionnement est identique, seul le nom change selon la ville d’achat) simplifie grandement la vie : elle s’utilise dans les métros, bus, taxis, distributeurs automatiques et même certains restaurants, et peut être chargée directement sur un smartphone compatible. Une petite caution est généralement demandée à l’achat de la carte physique, remboursable si elle est restituée en fin de séjour.

Le Japan Rail Pass, forfait illimité réservé aux touristes étrangers sur la plupart des lignes JR, a longtemps été la solution automatique pour visiter le pays. Mais son tarif a été fortement relevé, quasiment doublé, ce qui change la donne : il reste intéressant pour un itinéraire multipliant les longs trajets entre villes éloignées, mais devient souvent moins rentable pour un séjour concentré sur deux ou trois destinations proches, comme la classique triade Tokyo-Kyoto-Osaka. Avant d’acheter un pass national ou régional, il est donc recommandé de faire le calcul en listant précisément tous les trajets prévus et en comparant leur coût cumulé au prix du forfait grâce à un calculateur en ligne, plutôt que de le prendre par réflexe. Il existe également des JR Pass régionaux, couvrant par exemple uniquement la zone du Kansai ou celle d’Hiroshima, souvent plus avantageux pour un itinéraire resserré géographiquement.

Dans les régions moins bien desservies par le train, comme certaines zones montagneuses ou rurales, la location d’une voiture peut s’avérer utile. Il faut alors faire traduire son permis de conduire à l’avance auprès de l’organisme compétent, une démarche qui peut prendre plusieurs semaines, et garder en tête que la conduite se fait à gauche. Pour les valises encombrantes, un service de livraison de bagages d’un hôtel à un autre (le takkyubin) permet de voyager léger en train, avec la valise expédiée pour être récupérée le lendemain, pour un coût modique par trajet.

Où dormir : les différents types d’hébergement

Le choix de l’hébergement dépend surtout du budget et du type d’expérience recherché. On trouve au Japon une large palette de formules : les auberges de jeunesse et guesthouses, économiques et conviviales ; les hôtels capsules, très compacts et originaux, parfaits pour une nuit ou deux ; les hôtels classiques, aux chambres souvent petites mais bien situés près des gares, avec un bon rapport qualité-prix ; les minshuku, pensions familiales parfois avec repas inclus ; et les ryokan, auberges traditionnelles avec tatamis, futons et bain thermal, une expérience jugée quasi incontournable au moins une fois pendant le séjour, même si c’est souvent le poste de dépense le plus élevé du voyage.

Quelques critères méritent une attention particulière au moment de réserver : la proximité d’une gare pour faciliter les déplacements, les conditions d’annulation en cas de changement d’itinéraire, et surtout la taille des chambres, souvent très réduite dans les grandes villes japonaises, qu’il vaut mieux vérifier en mètres carrés avant de confirmer une réservation. Les prix varient sensiblement d’une ville à l’autre : une chambre double correcte tourne généralement autour de 60 à 100 euros la nuit à Osaka ou Hiroshima, un peu plus à Tokyo et Kyoto en haute saison, et nettement moins dans les villes secondaires comme Kanazawa, Nagano ou Matsumoto. Pour un premier séjour en haute saison touristique, mieux vaut s’y prendre plusieurs mois à l’avance, en particulier pour les ryokan les plus réputés, qui peuvent afficher complet quatre à six mois avant la date souhaitée.

Quelles activités réserver avant de partir ?

Certaines visites et expériences ne se réservent pas à la dernière minute au Japon, sous peine de repartir sans avoir pu y accéder. C’est le cas de plusieurs attractions très demandées, dont la billetterie ouvre selon des règles précises et se remplit parfois en quelques minutes : les musées consacrés au studio d’animation Ghibli ou à Nintendo, certaines installations immersives du type teamLab, ou encore les parcs à thème comme Universal Studios Japan à Osaka, dont les billets coupe-file partent vite en haute saison. Il en va de même pour un tournoi de sumo, une cérémonie du thé, la location d’un kimono à Kyoto ou une nuit en ryokan réputé : mieux vaut réserver ces expériences dès que l’itinéraire est fixé, parfois plusieurs mois à l’avance.

Les billets de Shinkansen pour les trajets les plus demandés, notamment Tokyo-Kyoto en pleine saison des cerisiers ou des érables, méritent aussi d’être réservés en avance via les applications officielles, pour être certain d’avoir une place assise. Pour le reste, la grande majorité des temples, sanctuaires, quartiers et marchés se visitent librement, sans réservation ni billet coupe-file, et laissent une large place à l’improvisation une fois sur place.

Budget : combien coûte un premier voyage au Japon ?

Contrairement à une idée reçue, le Japon n’est pas systématiquement plus cher qu’un voyage en Europe, à condition de réserver vols et hôtels suffisamment à l’avance. Le budget varie fortement selon la période choisie, le type d’hébergement et le nombre de trajets en train, mais quelques repères permettent de se projeter.

Poste de dépense Fourchette indicative
Vol aller-retour depuis l’Europe Environ 700 à 1 200 euros selon la période
Hébergement Environ 50 à 100 euros la nuit en chambre double, en hôtel standard
Repas Environ 8 à 25 euros par repas selon le type de restaurant
Transports intérieurs (2 à 3 semaines) Environ 300 à 600 euros selon l’itinéraire et le recours ou non au JR Pass
Connexion internet (eSIM ou pocket wifi) Environ 20 à 90 euros selon la durée et la formule

Pour un séjour de deux à trois semaines en solo, hors visites et souvenirs, le budget total tourne généralement autour de 2 000 à 3 300 euros par personne selon le niveau de confort recherché ; à deux, en partageant les chambres, ce montant redescend souvent autour de 1 900 à 2 600 euros par personne. Manger au Japon n’est d’ailleurs pas nécessairement onéreux : les konbini (supérettes ouvertes en continu) proposent des plats préparés de bonne qualité à petit prix, et il est tout à fait possible de bien manger pour une dizaine d’euros par repas en dehors des grandes tables. Les entrées de temples et sanctuaires restent généralement modestes, autour de quelques euros, mais certaines attractions plus spectaculaires, comme les installations immersives ou les parcs à thème, peuvent représenter un budget de vingt à trente euros par personne et par visite, à intégrer dans le calcul global si elles font partie du programme.

Argent, cartes bancaires et retraits

Il n’est généralement pas nécessaire d’acheter des yens avant le départ : mieux vaut prévoir quelques centaines d’euros en liquide à changer sur place en cas de besoin immédiat, puis retirer directement de l’argent liquide une fois arrivé au Japon. Les distributeurs automatiques des supérettes, notamment les enseignes ouvertes 24 heures sur 24, acceptent les cartes étrangères et pratiquent des frais généralement modestes, voire nuls avec certaines cartes bancaires sans frais à l’étranger. Il est conseillé de retirer une somme relativement importante en une seule fois plutôt que de multiplier les petits retraits, afin de limiter les éventuels frais fixes appliqués par certaines banques.

Les cartes bancaires sont désormais largement acceptées dans les grandes villes, y compris pour de petits montants, mais les petits restaurants, certains ryokan, les temples et les boutiques rurales fonctionnent encore souvent uniquement en espèces, d’où l’intérêt de toujours garder un peu de cash sur soi.

Rester connecté : eSIM, carte SIM ou pocket wifi ?

Métro au Japon
Métro au Japon © Pixabay
Avoir une connexion internet mobile est presque indispensable pour utiliser le GPS, consulter les horaires de train ou traduire un menu au restaurant. Trois solutions coexistent, avec chacune ses avantages selon le profil de voyage.

La carte SIM physique se commande avant le départ pour être livrée par courrier, ou se récupère directement à l’aéroport ou dans certains bureaux de poste. Elle est généralement vendue avec une durée fixe, souvent limitée à 30 jours, ce qui oblige à en racheter une seconde pour les séjours plus longs.

Le pocket wifi est un petit boîtier routeur que l’on récupère à l’aéroport ou par courrier avant le départ, et que l’on restitue à l’arrivée ou en le postant simplement dans une boîte aux lettres avec l’enveloppe prépayée fournie. Son principal atout est de pouvoir connecter jusqu’à cinq appareils simultanément sur un seul boîtier, ce qui le rend particulièrement intéressant en famille ou entre amis, puisque le coût se répartit entre les participants. Son inconvénient est qu’il faut le garder sur soi ou dans le sac de la personne qui reste avec le groupe : si deux personnes se séparent pour la journée, une seule aura du réseau.

L’eSIM est devenue la solution la plus simple pour les voyageurs en solo ou en couple, car elle s’installe directement depuis les réglages du téléphone, sans carte physique à manipuler ni à recevoir par la poste. Elle fonctionne sur la plupart des smartphones récents : côté iPhone, les modèles à partir de l’iPhone XS sont compatibles, et l’installation se fait via l’appareil photo pour scanner un QR code envoyé par e-mail, dans les réglages « Cellulaire » puis « Ajouter un forfait eSIM » ; côté Android, la compatibilité dépend davantage des marques et modèles (la plupart des Google Pixel et des Samsung Galaxy récents fonctionnent bien, alors que certains modèles plus anciens ou vendus par un opérateur verrouillé peuvent poser problème), et la procédure se fait généralement dans les paramètres réseau, section « SIM et réseaux mobiles ». Dans les deux cas, il est possible d’installer l’eSIM avant même le décollage : le forfait ne s’active véritablement qu’à l’arrivée au Japon, dès qu’il détecte un réseau local, ce qui évite de perdre du temps à l’aéroport.

Pour trancher entre ces trois options : le pocket wifi convient bien à un groupe ou une famille qui reste généralement ensemble dans la journée ; l’eSIM est plus pratique en solo, en couple, ou dès que le groupe prévoit de se séparer ponctuellement ; la carte SIM physique reste une alternative solide pour qui préfère un forfait avec un numéro de téléphone japonais local, utile pour certaines réservations de restaurant ou d’activité qui exigent un numéro sur place. Le wifi public, lui, reste assez répandu dans les grandes gares, les cafés de chaîne et les hôtels des centres-villes, mais devient nettement plus rare dès que l’on s’éloigne vers la campagne ou les petites îles, ce qui renforce l’intérêt d’avoir sa propre connexion mobile pour l’ensemble du séjour.

Quelles applications installer avant de partir ?

Smartphone Apple
Installez les bonnes applications avant de partir ! © Pixabay
Une fois la connexion assurée, encore faut-il avoir les bonnes applications sur son téléphone. Certaines sont incontournables, d’autres sont propres au Japon et bien plus précises que leurs équivalents occidentaux pour ce pays en particulier. Voici, catégorie par catégorie, les applications qui reviennent le plus souvent chez les voyageurs, avec des exemples concrets à installer avant le départ (la plupart sont disponibles aussi bien sur l’App Store d’iPhone que sur le Play Store d’Android).

Cartographie et itinéraires en transport. Google Maps reste la référence pour la grande majorité des voyageurs : elle calcule les trajets en train et en bus avec numéro de quai, horaire précis et correspondances, et permet de télécharger des zones hors connexion en cas de perte de réseau. L’application Plans d’Apple s’est nettement améliorée ces dernières années et peut servir d’alternative ou de complément sur iPhone, notamment pour la navigation piétonne. Pour des horaires de train encore plus précis et une meilleure gestion des correspondances complexes, certains voyageurs préfèrent des applications japonaises spécialisées comme Yahoo! Norikae Annai (littéralement « guide de correspondances »), très utilisée par les Japonais eux-mêmes, ou Japan Travel by NAVITIME, pensée spécifiquement pour les touristes étrangers et disponible en anglais, qui permet en plus de calculer si un trajet est couvert ou non par un JR Pass régional, une information que Google Maps n’affiche pas toujours clairement.

Traduction. Google Traduction (Google Translate) est l’application la plus utilisée pour photographier un menu, une étiquette ou un panneau et en obtenir la traduction instantanée superposée à l’image, ainsi que pour la traduction vocale en conversation. DeepL, disponible également en application mobile avec une fonction photo, est souvent jugé plus juste sur des phrases longues ou des textes plus formels, et peut être installé en complément pour comparer les traductions dans les cas ambigus.

Réservation de taxi. L’application japonaise GO (anciennement JapanTaxi) est aujourd’hui la plus répandue dans les grandes villes pour commander un taxi depuis son téléphone plutôt que d’en héler un dans la rue, avec paiement intégré dans l’application. Uber fonctionne également à Tokyo et dans quelques autres grandes villes, mais avec une couverture plus limitée qu’en Europe ou aux États-Unis. Dans les deux cas, il est conseillé de créer son compte et de valider la vérification par SMS avant le départ, car cette étape peut être plus compliquée à finaliser une fois sur place avec un numéro de téléphone étranger.

Taux de change. Une application comme XE Currency permet de convertir rapidement un prix affiché en yens dans sa propre devise, fonctionne hors connexion une fois les taux mis à jour, et aide à garder un œil sur son budget au fil du séjour sans avoir à faire le calcul mentalement à chaque achat.

Cartes de transport dématérialisées. Sur iPhone, il est possible d’ajouter directement une carte Suica dans l’application Wallet, ce qui permet de la recharger avec une carte bancaire française sans passer par une borne physique en gare. Sur Android, l’application officielle Suica (disponible en anglais) propose une fonctionnalité équivalente sur les téléphones compatibles Osaifu-Keitai, la technologie de paiement sans contact utilisée au Japon ; cette compatibilité dépend toutefois du modèle et de l’opérateur, et mérite d’être vérifiée avant de compter dessus comme unique solution.

Applications spécifiques à une activité. Si un parc à thème comme Universal Studios Japan figure au programme, son application officielle permet d’enregistrer ses billets à l’avance, de suivre les temps d’attente en temps réel aux attractions et de réserver certains créneaux horaires. De la même façon, mieux vaut installer l’application ou créer le compte nécessaire à la réservation d’un guichet spécifique (musée très demandé, restaurant étoilé, spectacle) dès que la date et l’heure sont connues, certaines billetteries fonctionnant exclusivement en ligne.

Il est recommandé d’installer et de tester l’ensemble de ces applications avant le départ, pendant que la connexion internet et la réception de SMS de vérification restent simples à obtenir, plutôt que de découvrir une fois sur place qu’une inscription bloque sur un problème technique.

Que mettre dans sa valise ?

Quelques objets, souvent oubliés, se révèlent particulièrement utiles sur place : un adaptateur de prise électrique de type A, identique à celui utilisé aux États-Unis, indispensable puisque le voltage japonais est de 100 volts ; une batterie externe pour tenir toute une journée de navigation au GPS ; des chaussures confortables et déjà rodées, la marche à pied représentant souvent dix à quinze kilomètres par jour ; de petits sacs poubelle pour transporter ses déchets, les rues n’ayant quasiment pas de poubelles publiques ; une petite serviette, car les toilettes publiques n’offrent pas toujours de quoi s’essuyer les mains ; et un petit imperméable léger ou un k-way, utile aussi bien pour une averse imprévue que pour la saison des pluies en début d’été. Un petit carnet peut également être glissé dans la valise pour ceux qui souhaitent collectionner les tampons calligraphiés (goshuin) disponibles dans de nombreuses gares et certains temples, un joli souvenir de voyage à moindre coût.

En revanche, inutile de prévoir chaussons, peignoir, shampoing ou brosse à dents : la plupart des hébergements, des auberges de jeunesse aux hôtels capsules, les fournissent gratuitement. Le contenu de la valise doit aussi tenir compte des écarts climatiques internes au pays : la météo n’est jamais tout à fait la même entre Tokyo, plus fraîche, et Osaka, souvent plus chaude et humide, ce qui justifie de prévoir des vêtements superposables plutôt qu’une garde-robe figée pour une seule saison.

Quelques bases de japonais et de savoir-vivre

Même dans les grandes villes, l’anglais reste peu parlé au quotidien, y compris dans certains hôtels et restaurants. Apprendre quelques formules de politesse est donc à la fois utile et très apprécié des habitants : konnichiwa (bonjour), konbanwa (bonsoir), arigatō gozaimasu (merci beaucoup), sumimasen (excusez-moi ou pardon, aussi utilisé pour appeler le personnel d’un restaurant), onegaishimasu (s’il vous plaît), hai et iie (oui et non), et sayōnara (au revoir) suffisent déjà à fluidifier de nombreuses interactions du quotidien.

Quelques règles de savoir-vivre méritent aussi d’être connues avant le départ : on ne mange généralement pas en marchant dans la rue, mieux vaut s’arrêter pour finir un encas avant de repartir ; on évite de se moucher en public, un simple reniflement étant préférable ; le pourboire n’est pas pratiqué et peut même être perçu comme déplacé, le service étant déjà compris dans le prix affiché ; on retire ses chaussures à l’entrée de nombreux lieux, des temples aux cabines d’essayage en passant par certains restaurants traditionnels ; et dans les transports en commun, il est d’usage de parler à voix basse et de ne pas téléphoner. Malgré ces codes, le Japon reste l’un des pays les plus sûrs au monde pour voyager, y compris seul et de nuit, ce que de nombreux voyageurs en solo confirment après plusieurs séjours dans l’archipel.

Les erreurs les plus fréquentes à éviter

Le piège le plus courant pour un premier voyage consiste à vouloir tout caser dans un itinéraire trop dense : multiplier les villes, changer d’hôtel chaque nuit et se retrouver à passer plus de temps dans les trains, valise à la main, que sur les sites eux-mêmes. Traîner une grosse valise dans les ruelles pavées de quartiers historiques comme Higashiyama à Kyoto fait d’ailleurs partie des désagréments les plus souvent cités, d’où l’intérêt du service de livraison de bagages entre hôtels évoqué plus haut.

Autres erreurs classiques : acheter un Japan Rail Pass sans avoir vérifié qu’il est réellement rentable pour son propre itinéraire ; ne pas réserver assez tôt les expériences les plus demandées, comme une nuit en ryokan avec onsen ou un billet de Shinkansen en haute saison ; visiter les lieux les plus photographiés en milieu de journée plutôt qu’aux heures creuses, tôt le matin ou en fin d’après-midi, alors que la différence de fréquentation peut être considérable au même endroit à quelques heures d’écart ; et sous-estimer le nombre de kilomètres parcourus à pied chaque jour, ce qui use rapidement une paire de chaussures mal choisie. Mieux vaut, dès la préparation, privilégier moins d’étapes, des matinées plus matinales pour éviter la foule sur les sites les plus courus, et une bonne dose de flexibilité dans le programme.

FAQ

Faut-il un visa pour un premier voyage au Japon ?

Non, pour un séjour touristique de moins de 90 jours, les ressortissants français et belges n’ont pas besoin de visa ; seul un passeport valide jusqu’à la date du retour est demandé.

Le Japan Rail Pass est-il toujours rentable ?

Cela dépend entièrement de l’itinéraire. Depuis la forte hausse de son tarif, il n’est intéressant que pour les séjours multipliant les longs trajets entre villes éloignées ; pour un circuit resserré, l’achat de billets à l’unité ou d’un pass régional revient souvent moins cher.

Combien de villes visiter pour un premier voyage de deux semaines ?

Cinq à six étapes sont généralement suffisantes, en privilégiant deux à quatre nuits par ville plutôt que des changements d’hôtel quotidiens.

Le Japon est-il une destination sûre pour voyager seul ?

Oui, le Japon est réputé pour être l’un des pays les plus sûrs au monde, y compris pour les femmes voyageant seules ou les déplacements nocturnes en ville.

Vaut-il mieux une eSIM ou un pocket wifi ?

Le pocket wifi est plus avantageux en groupe puisqu’il permet de connecter plusieurs appareils simultanément, tandis que l’eSIM, plus simple à activer depuis les réglages du téléphone sans carte physique, convient particulièrement aux voyageurs en solo ou en couple, sur iPhone comme sur Android.

Organiser un premier voyage au Japon demande un peu d’anticipation, mais rien d’insurmontable : définir un itinéraire raisonnable, réserver hébergements et transports plusieurs mois à l’avance, vérifier les formalités et prévoir une solution de connexion suffisent à poser des bases solides. Une fois sur place, la logistique se révèle généralement bien plus simple que redouté, portée par des transports d’une efficacité rare et un accueil chaleureux. Le plus difficile, finalement, reste souvent de choisir ce qu’il faudra garder pour un prochain séjour.

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