Les plus gros tremblements de terre de l'histoire au Japon

Drapeau du Japon craquelé après séisme

Le Japon, situé sur la ceinture de feu du Pacifique, est l’un des pays les plus touchés par les tremblements de terre. Régulièrement secoué par des séismes de diverses intensités, il a connu au fil de l’histoire de véritables catastrophes qui ont marqué les esprits et fait évoluer les techniques de construction. Dans cet article, nous vous présentons les plus gros tremblements de terre de l’histoire au Japon, en détaillant leurs causes, conséquences et l’impact qu’ils ont eu sur la société japonaise.

Sommaire

Tableau des plus gros séismes nippons

Intensité Lieu du séisme Année Nombre de morts estimé
9 Tōhoku (région du nord-est) 2011 15 000+
8,1 Tokachi-oki (Hokkaido) 1952 30+
7,9 Kantō (Tokyo et Yokohama) 1923 140 000
7,9 Nankai (sud du Japon) 1944 1 200+
7 Kumamoto (région de Kyushu) 2016 50
6,9 Kobe (région de Hanshin-Awaji) 1995 6 000+

Le Grand Tremblement de terre de Kantō en 1923

Le Grand Tremblement de terre de Kantō est l’un des plus dévastateurs qu’ait connu le Japon. Survenu le 1er septembre 1923, il a touché principalement la région de Kantō, incluant Tokyo et Yokohama. D’une magnitude de 7,9 sur l’échelle de Richter, ce séisme a entraîné d’importantes destructions et causé la mort d’environ 140 000 personnes.

La cause de ce tremblement de terre réside dans la subduction de la plaque pacifique sous la plaque eurasienne, qui engendre une importante activité sismique dans la région. Les secousses ont provoqué des incendies dévastateurs, notamment à Tokyo et Yokohama, où les infrastructures étaient principalement en bois à l’époque. Le bilan humain et matériel aurait pu être moins lourd si les mesures de prévention avaient été mieux appliquées.

Suite à cette catastrophe, le Japon a entamé un vaste programme de reconstruction et d’amélioration des infrastructures, notamment en matière de résistance aux séismes. La réglementation en matière de construction a été renforcée pour éviter de nouvelles tragédies.

Le Tremblement de terre de Nankai en 1944

une tremblement terre

Le 20 décembre 1944, un séisme de magnitude 7,9 sur l’échelle de Richter a frappé la région de Nankai, dans le sud du Japon. Ce tremblement de terre, connu sous le nom de Tremblement de terre de Tōnankai, est dû à la subduction de la plaque des Philippines sous la plaque eurasienne. Les secousses ont été ressenties dans une large zone, y compris les régions de Shikoku et de Honshu.

Le tremblement de terre de Tōnankai a provoqué un tsunami dévastateur, atteignant jusqu’à 6 mètres de hauteur par endroits. Les côtes des préfectures de Wakayama, Mie et Shizuoka ont été particulièrement touchées, subissant des destructions importantes et de nombreuses pertes humaines. Le bilan final est estimé à plus de 1 200 morts, ainsi que des milliers de blessés et de sans-abri.

En réponse à cette catastrophe, les autorités japonaises ont renforcé les réglementations concernant la construction de bâtiments et les systèmes d’alerte aux tsunamis. Le Tremblement de terre de Tōnankai a également marqué le début d’une prise de conscience accrue des risques sismiques au Japon, conduisant à des efforts continus pour améliorer la prévention et la gestion des catastrophes naturelles.

Le Tremblement de terre de Tokachi-oki en 1952

Japon seisme 1952

Le 4 mars 1952, un séisme de magnitude 8,1 sur l’échelle de Richter a eu lieu au large de la côte de Hokkaido, dans le nord du Japon. Ce tremblement de terre, appelé Tremblement de terre de Tokachi-oki, est survenu en raison de la subduction de la plaque pacifique sous la plaque eurasienne dans la région de la fosse de Kuril-Kamchatka.

Le séisme a provoqué un tsunami, avec des vagues atteignant jusqu’à 5 mètres de hauteur le long de la côte orientale de Hokkaido. Les villes côtières ont été gravement touchées, notamment les ports et les infrastructures maritimes. Le bilan humain s’élève à plus de 30 morts, des centaines de blessés et de nombreux déplacés.

Le tremblement de terre de Tokachi-oki a conduit à une amélioration des systèmes de surveillance sismique et d’alerte précoce aux tsunamis au Japon. Les leçons tirées de cette catastrophe ont également contribué à renforcer la coopération internationale en matière de recherche et de gestion des risques sismiques, notamment avec les pays voisins situés le long de la ceinture de feu du Pacifique.

Le Tremblement de terre de Kobe en 1995

Effondrement de la route surélevée de Kobe

Le 17 janvier 1995, la ville de Kobe et ses environs ont été frappés par un séisme d’une magnitude de 6,9 sur l’échelle de Richter. Ce tremblement de terre, également connu sous le nom de Grand Tremblement de terre de Hanshin-Awaji, a causé la mort de plus de 6 000 personnes et laissé des centaines de milliers de personnes sans-abri.

La cause de ce séisme est liée à la faille de Nojima, située sous la mer intérieure de Seto. Les secousses ont été ressenties jusqu’à Osaka, à environ 50 km de Kobe. Les infrastructures, notamment les ponts et les bâtiments, ont subi des dégâts considérables, malgré les normes de construction antisismiques en vigueur à l’époque.

Ce tremblement de terre a mis en lumière les lacunes des réglementations en matière de construction et a conduit à une révision des normes sismiques au Japon. Il a également renforcé la prise de conscience de l’importance de la préparation aux catastrophes et de la coopération internationale en matière d’aide d’urgence.

Le Tremblement de terre de Tōhoku en 2011

Tsunami de 2011 au Japon

Le 11 mars 2011, un séisme d’une magnitude exceptionnelle de 9,0 sur l’échelle de Richter a frappé la région de Tōhoku, au nord-est du Japon. Ce tremblement de terre, connu sous le nom de Grand Tremblement de terre de l’Est du Japon, est le plus puissant jamais enregistré dans l’histoire du pays. Il a provoqué un tsunami dévastateur, causant la mort de plus de 15 000 personnes et détruisant des milliers d’habitations et d’infrastructures.

La cause de ce séisme est la subduction de la plaque pacifique sous la plaque nord-américaine, à une profondeur d’environ 24 km sous la surface terrestre. Le tsunami qui a suivi a engendré une catastrophe nucléaire à la centrale de Fukushima Daiichi, provoquant une crise sans précédent et des conséquences environnementales majeures.

Le Tremblement de terre de Tōhoku a entraîné de nombreuses réformes au Japon, notamment en matière de gestion des risques sismiques et de sûreté nucléaire. Il a également renforcé la coopération internationale en matière d’aide humanitaire et de prévention des catastrophes naturelles.

Le Tremblement de terre de Kumamoto en 2016

En avril 2016, la région de Kyushu, dans le sud du Japon, a été touchée par une série de séismes, dont le plus puissant a atteint une magnitude de 7,0 sur l’échelle de Richter. Ces tremblements de terre, centrés autour de la ville de Kumamoto, ont causé la mort d’une cinquantaine de personnes et endommagé de nombreuses infrastructures, notamment des routes, des ponts et des bâtiments.

La cause de ces séismes est liée à la faille de Futagawa-Hinagu, une zone de faille active qui traverse la préfecture de Kumamoto. Les secousses ont été ressenties jusqu’à Fukuoka, à environ 100 km de là. Les glissements de terrain et les répliques ont également provoqué des dégâts considérables.

Le Tremblement de terre de Kumamoto a mis en évidence l’importance de la préparation aux catastrophes et de la résilience des infrastructures face aux séismes. Il a également rappelé que le Japon reste une zone à haut risque sismique et que la vigilance doit être constante.

Echelle de mesure utilisée au Japon

Au Japon, l’échelle de mesure des tremblements de terre la plus couramment utilisée est l’échelle de Shindo, développée par l’Agence météorologique du Japon. Cette échelle, qui va de 0 à 7, mesure l’intensité des secousses en fonction de leur effet sur la surface terrestre et les structures, plutôt que l’énergie libérée à l’épicentre du séisme, comme le fait l’échelle de Richter.

L’échelle de Shindo tient compte de l’expérience ressentie par les personnes et des dommages causés aux bâtiments et aux infrastructures. Voici une brève description des niveaux de l’échelle de Shindo :

  • Shindo 0 : Non ressenti par les humains, détecté uniquement par les instruments de mesure.
  • Shindo 1 à 2 : Ressenti par certaines personnes, sans causer de dommages.
  • Shindo 3 à 4 : Ressenti par la plupart des personnes, causant de légers dommages aux bâtiments et aux objets non fixés.
  • Shindo 5 : Ressenti par tous, causant des dommages modérés à importants aux bâtiments et aux infrastructures.
  • Shindo 6 : Destruction partielle ou totale des structures faibles, dommages importants aux structures résistantes aux séismes.
  • Shindo 7 : Destruction généralisée des structures et des infrastructures, y compris des bâtiments conçus pour résister aux séismes.

En plus de l’échelle de Shindo, l’échelle de Richter est également utilisée pour mesurer la magnitude des séismes au Japon. Cette échelle mesure l’énergie libérée à l’épicentre du séisme et permet de comparer l’intensité des tremblements de terre dans le monde entier.

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