Tremblement de terre / séisme

une tremblement terre

Si vous séjournez au Japon, vous risquez de connaître un ou deux tremblements de terre pendant votre séjour. En effet, le Japon se trouve juste au-dessus de l’endroit où quatre plaques tectoniques se rencontrent, ce qui entraîne plus de tremblements de terre que presque partout ailleurs dans le monde. Comme les tremblements de terre se produisent sans avertissement et peuvent être dangereux, voici un guide rapide pour vous aider à vous préparer.

Que faire avant le tremblement de terre ?

Commencez par vous inscrire auprès de votre ambassade : Renseignez-vous sur les voies d’évacuation non seulement de votre domicile, mais aussi de votre travail, des écoles pour enfants, des quartiers et des lieux que vous visitez le plus fréquemment. Imprimez des cartes, car vous ne pouvez pas vous fier à Google en cas de catastrophe. Voici le lien d’inscription au consulat français dans le cas du Japon.

Consignez par écrit les numéros de téléphone importants à inclure dans votre trousse d’urgence en cas de panne de téléphone portable. Ajoutez votre famille et vos amis, les contacts d’urgence éventuels et le numéro de votre ambassade. Il est recommandé de prévoir des réserves d’eau et de nourriture non périssable allant de quelques jours à une semaine. Vérifiez les dates de péremption de vos kits d’urgence. Pour rappel, le numéro japonais de la police est le 110, le numéro des pompiers est le 119.

Un kit antisismique contient généralement une lampe de poche, des piles, une radio portable, de l’argent liquide, des chargeurs, un ouvre-boîtes, une trousse de premiers secours, des couvertures, des vêtements de pluie et des copies de documents importants (passeports, coordonnées bancaires, etc.).

Une alerte de quelques secondes avant le séisme peut vous donner tout le temps nécessaire pour vous assurer que vous êtes prêt à faire face à un tremblement de terre. Le téléchargement d’une application d’alerte précoce aux tremblements de terre est un excellent moyen de rester connecté. Celles-ci vous envoient des informations sur les tremblements de terre qui se produisent dans votre région. Un avertissement peut être émis seulement 10 secondes avant le tremblement de terre, mais c’est mieux que de ne pas être averti du tout ! Parmi les applications anglaises gratuites les plus populaires, citons Yurekuru et Safety Tips (publiées par l’Association touristique du Japon).

Que faire pendant un tremblement de terre ?

Pour commencer, restez calme et regardez les gens autour de vous. En général, les tremblements de terre sont terminés au bout d’une minute environ et sans grande conséquence. Les constructions au Japon sont faites pour résister même aux grands séismes. Renseignez-vous sur les secousses secondaires à la télévision, sur Internet et à la radio. Demandez également au personnel de l’hôtel de vous aider.

Réfugiez-vous sous un meuble solide ou sous une porte. Si vous ne pouvez vous cacher nulle part, couvrez votre tête avec quelque chose comme un oreiller. Evitez de bouger avant que le tremblement de terre ne cesse.

Évitez de sortir : la chute de débris sur les toits après un tremblement de terre est une cause fréquente de blessures. Pour vous protéger des chutes de débris, accroupissez-vous sur le sol et couvrez votre tête jusqu’à ce que vous puissiez vous déplacer en toute sécurité. Recherchez un espace ouvert.

Prenez exemple sur les habitants de la région. Pour les Japonais, les tremblements de terre font partie de la vie, et ils ont des exercices pour y faire face à l’école et au travail. Qui plus est, les messages annonçant un quelconque risque pour la structure des bâtiments après un tremblement de terre ne sont diffusés qu’en japonais.

Il est possible qu’un tsunami se produise si vous êtes près de la côte et qu’un grand tremblement de terre se produit. Pour les régions sujettes aux tsunamis, des avertissements seront diffusés en anglais. Attention, si vous ressentez un grand tremblement de terre, il est toujours bon de trouver un terrain plus élevé en attendant d’être sûr.

À la suite d’un grand tremblement de terre, il peut y avoir des répliques. De telles secousses peuvent se poursuivre pendant quelques jours.

Ce qu'il ne faut surtout pas faire en cas de tremblement de terre

  • Ne courez pas dehors dans la panique.
  • N’utilisez pas l’ascenseur. Évacuez par les escaliers si possible.
  • Si un tremblement de terre se produit alors que vous êtes dans un ascenseur, appuyez sur tous les étages et descendez dès le moment où il s’arrête. Trouvez un abri.
  • Si vous vous trouvez dans un véhicule en mouvement, arrêtez-vous le plus rapidement possible et restez dans le véhicule.
  • Ne vous approchez pas des fils électriques rompus, ainsi que des murs et des maisons qui semblent pouvoir s’effondrer.
  • N’utilisez pas de bougies, d’allumettes ou d’autres flammes ouvertes. Éteignez tous les feux.
  • Restez loin de la côte (et ainsi loin d’un éventuel tsunami).

Historique des tremblements de terre

Le plus important tremblement de terre jamais enregistré a été le Grand séisme chilien de 1960. Cette secousse d’une magnitude de 9,5 a frappé le centre du Chili. Elle a causé une dévastation généralisée et un tsunami qui a touché le sud du Chili et Hawaï, et s’est étendu jusqu’en Nouvelle-Zélande, aux Philippines et au Japon.

Environ 1500 tremblements de terre se produisent chaque année au Japon, les habitants sont donc habitués à quelques secousses. Le pays abrite également 10 % des volcans actifs du monde et est frappé par des typhons chaque été. Partout dans le pays, des mesures perfectionnées sont en place pour protéger la population des catastrophes, de sorte que les habitants sont habitués aux assauts de la nature.

De 2006 à 2015, le Japon a enregistré 66 tremblements de terre mortels. À noter que le plus important est le tremblement de terre et le tsunami de 2011 dans la région de Tohoku, d’une magnitude de 9,0, qui a fait près de 20 000 victimes.

Le 16 mars 2022, deux tremblements de terre majeurs sont survenus au large des côtes de Fukushima. Ils présentent un réel risque, car leur magnitude est haute sur l’échelle de Richter (6.0 et 7.4). Une alerte au tsunami a été déclenchée dans la foulée. La centrale nucléaire de Fukushima est à proximité.

On apprend dans la matinée du 17 mars que trois personnes ont perdu la vie (le Premier ministre Fumio Kishida indique qu’une enquête est ouverte concernant un quatrième décès). Plus de 160 personnes sont considérées comme blessées.

Selon des experts japonais, il est probable que le séisme de magnitude 7,4 qui a frappé le nord-est du Japon soit dû à la secousse survenue au même endroit en février 2021. Dans ce contexte, ils préviennent qu’une forte activité sismique devrait se poursuivre dans la région.

« Il est possible qu’une partie de la faille à cet endroit ne se soit pas rompue lors du séisme de l’année dernière, mais qu’elle se soit rompue cette fois-ci avec un an de retard », a déclaré Takashi Furumura, professeur de sismologie à l’Université de Tokyo.

D’après Shinji Tooda, professeur de sismologie à l’université de Tohoku, les parties de la faille qui se sont rompues en 2021 et cette année étaient situées l’une à côté de l’autre et elles sont « sans aucun doute » liées.

Le mégaséisme de Tokyo

Les Japonais s’attendent depuis des décennies à ce qu’un mégaséisme vienne balayer la capitale de Tokyo. Une nouvelle étude parue le 25 mai 2022 dans le quotidien Kyodo News offre d’inédites estimations sur les pertes humaines à venir. Le constat a été révisé à la baisse d’environ 30 % par rapport à la principale analyse remontant à 2012. Cependant, il y aurait jusqu’à 6100 individus qui mourraient si un séisme majeur frappait le cœur de Tokyo.

Le bilan a été reconsidéré avec 3500 personnes épargnées par rapport à 2012. Cela s’explique avec les importants progrès en matière de résistance au tremblement de terre des bâtiments. Les normes antisismiques sont constamment revues à la hausse et les matériaux non combustibles sont de moins en moins nombreux dans les constructions. Cela permet d’éviter la propagation d’incendie fatal.

Les estimations se sont basées sur un tremblement de terre d’une intensité sismique de maximum 7. Pour rappel, c’est bien moins que le terrible séisme du Tohoku qui a traumatisé le Japon en 2011 (magnitude 9). Cela suffirait néanmoins à ébranler environ 60 % des 23 quartiers de Tokyo avec une intensité supérieure ou équivalente à 6 sur 10. De multiples individus se retrouveraient dans l’impossibilité de rester debout et elles seraient forcées de ramper pour se déplacer. D’autres seront projetés en l’air en raison des secousses.

Les prévisions indiquent que sur les décès estimés, on comptabilisera 3209 pertes en raison des édifices effondrés et 2482 par des incendies. Près de 200 000 résidences et autres immeubles seraient partiellement accidentés. 4,53 millions d’individus ne seraient pas en mesure de rentrer chez elle le soir même.

Le bilan est ainsi catastrophique. À titre de comparaison, la projection similaire de 2012 évaluait jusqu’à 9641 personnes tuées sur le coup et environ 304 000 lotissements et bâtiments endommagés. Il y a donc des pistes pour travailler et améliorer la sécurité de Tokyo. En l’espace de 10 ans, la proportion des maisons parasismiques est passée de 81 % à 92 %. Les zones d’habitation en bois densément peuplé ont été réduites ce qui permet d’empêcher la propagation d’incendie. La municipalité faite tout en subventionnant pour démolir d’anciens logements et les remplacer par des nouveaux, plus modernes.