Langue japonaise

ecriture-japonaise

La langue japonaise (日本語 Nihongo) est la langue des documents officieux et de l’éducation au Japon. Elle est parlée par le peuple japonais. Pourtant, aucune loi ne lui confère un statut de langage officiel. On estime que 128 millions de locuteurs sont nipponophones en 2020.

Le japonais est de la famille des langues japoniques, ce qui englobe aussi les dialectes ryukyu et t’amna. Jusqu’à il y a peu, on on le considérait parmi le groupe des langues altaïques en compagnie du mongol, du turc, du coréen et du toungouze. On parle désormais d’isolat linguistique qui n’a de lien de parenté qu’avec les dialectes japonais (dont les divers idiomes ryukyu d’Okinawa).

La rédaction de la langue utilisée par les Nippons ne commence réellement qu’au IVe siècle après J.-C. C’est grâce à l’importation de plusieurs caractères chinois par des moines bouddhistes que l’on relève les premières traces d’écriture. Cependant, les différences orales entre le japonais et le chinois sont significatives. Il est donc complexe de transposer les mots et les phrases à l’écrit. Par conséquent, de nouvelles prononciations sont établies sur les idéogrammes que l’on nomme kanji. C’est pour cela que le signe de « Personne » (人) se prononce hito avec la prononciation kun et jin avec la prononciation on.

Les kanas (katakana et hiragana) sont des syllabaires simplifiés qui servent aujourd’hui à apprendre le japonais, mais aussi dans de nombreuses situations. La forme existante possède des ascendances centenaires, mais a été officiellement créée en 1900. Une actualisation normalisée a eu lieu en 1946, après la Seconde Guerre mondiale. Ces 2 alphabets ont plusieurs utilités :

  • Écrire les mots d’origine étrangère ;
  • Écrire des morphèmes grammaticaux ;
  • Transcrire certains mots japonais ;
  • Écrire des emprunts lexicaux non chinois ;
  • Écrire les furigana.
Derniers articles