10 raisons qui font de Death Note l’un des meilleurs animes

Death Note
Oui, vous devez regarder l'anime Death Note !

Death Note est un manga de Ohba Tsugumi (scénariste) et Obata Takeshi (dessinateur) publié à partir de 2004 au Japon. Il a été rapidement adapté en anime, à partir du 4 octobre 2006 au Japon et en France. Depuis, l’œuvre est largement considérée comme l’un des meilleurs animes de tous les temps.

Les 37 épisodes ont marqué une génération de téléspectateurs avec de nombreuses qualités : graphismes, synopsis, élaboration de l’intrigue, des personnages ou encore avec ses dilemmes philosophiques. Voyons ensemble en détail les 10 raisons qui font de Death Note l’une des pépites immanquables qu’il faut avoir regardé dans sa vie.

Nous observerons dans cet article des aspects qui ne concernent essentiellement que l’adaptation en anime. Cela dit, le manga vaut également le détour et nous vous recommandons de le lire, même si vous avez déjà visionné une première fois les 37 épisodes. Les qualités restent les mêmes, le format papier permettant cependant parfois plus de profondeur dans certaines scènes et une plus grande place à l’imaginaire du lecteur.

10. La bonne durée

Parmi les œuvres les plus populaires que le grand public connaît (Pokemon, Dragon Ball, Naruto, One Piece, etc.), on dépasse fréquemment la centaine d’épisodes. Parfois, on va bien au-delà, comme c’est le cas avec les plus gros shonen populaires. Death Note est bien plus mesuré puisque son intrigue se développe sur uniquement 37 épisodes de 23 minutes.

Le visionnage se fait assez rapidement, l’histoire progresse très vite et se paie même le luxe d’être rythmée par plusieurs arcs qui font intervenir à chaque fois de nouveaux protagonistes. Ce n’est pas tout, puisque les personnages secondaires sont habilement remaniés de sorte à les faire basculer d’un camp à l’autre (par exemple, le père policier de Light Yagami, Soichiro Yagami).

9. Un univers haletant

Ryuk
Ryuk

Ce qui fait la force et le nom de Death Note, c’est ce fameux cahier de la mort qui tombe dans les mains d’un lycéen surdoué, Light Yagami. En inscrivant une identité au sein de ce dernier, il est possible de tuer à distance selon ses propres conditions. En apparence, le fonctionnement de ce funeste objet est simple.

Toutefois, l’univers de Death Note est progressivement sublimé par de nouveaux détails sur le monde des dieux de la mort, les Shinigami. On apprend ainsi qu’il est possible de moduler les modalités de la mort d’une personne, la liquider avec un délai, obtenir des yeux spéciaux, qu’il y a plusieurs dieux sur terre et ainsi de suite. Bref, il n’y a pas une, mais de nombreuses règles, qui peuvent être contournées assez facilement par un protagoniste surdoué comme Light.

8. De bons graphismes et animation

Light Yagami
Light Yagami

La diffusion de l’anime Death Note s’est effectuée entre le 4 octobre 2006 et le 27 juin 2007. L’anime a désormais plus de 15 ans, mais il reste parfaitement regardable, même par les plus jeunes. La qualité de l’animation est impressionnante, que ce soit dans les moments clés comportant beaucoup d’action ou dans les épisodes de transition.

Le visage des personnages (chara-design), les arrière-plans, tout est soigneusement réussi et on ne ressent pas l’effet d’un mur générationnel comme c’est le cas avec d’autres projets de la décennie 2000. Il est aussi possible de retrouver des versions vraisemblablement upscalées (dans des définitions plus modernes) par certains services de streaming comme ADN, qui ont été mis en ligne à partir de 2015 en VOSTFR et VF.

7. Un premier épisode réussi

Light Yagami dans la rue
Light Yagami dans la rue

On a souvent tendance à oublier que la porte d’entrée permettant d’apprécier un projet se fait, avant tout, par son premier épisode. Récemment, personne n’a omis l’extraordinaire premier épisode de L’Attaque des Titans, qui est sans doute ce qui se fait de mieux en la matière pour prendre un spectateur aux tripes et lui donner envie de découvrir la suite.

Death Note n’est pas en reste, et propose une première vingtaine de minutes renversantes. On se familiarise avec un étudiant surdoué, Light Yagami. Il est lassé de son monde, dans un Japon contemporain où tout semble gris et terne. Il aperçoit un cahier tomber du ciel, et constate qu’il octroie les pouvoirs d’un dieu.

La scène est particulièrement puissante, car elle fait appel aux sentiments mêmes du spectateur : que ferions-nous à la place de Light si l’on détenait un tel cahier en notre possession ? Adopterions-nous des solutions aussi radicales que le protagoniste en supprimant tous les criminels de ce monde ?

6. Deux excellents protagonistes

L et Light
L et Light

Si Death Note est une œuvre incontournable qui se démarque par son scénario, il ne faut pas oublier que les protagonistes sont désormais légendaires. Ils apparaissent d’ailleurs dans notre classement des meilleurs personnages masculins. Les deux principaux que l’on retient sont Light Yagami et son opposant de justice, L Lawliet.

Chacun conçoit la notion de jugement d’une manière divergente, les deux sont des jeunes hommes surdoués qui, finalement, se comprennent sur un certain nombre de sujets. Nous le savons dès le début, les deux jouent avec la mort. Au moindre faux pas, la vie peut être fauchée avec un instrument comme le Death Note.

Là encore, le spectateur ne peut rester impassible. Il doit, presque immédiatement, faire le choix de soutenir une des deux visions de la justice. C’est pour cette raison que la plupart des fans de l’anime sont divisés entre les partisans de Light (et Kira) et ceux de L.

5. De très bons personnages secondaires

Misa
Misa

Les vedettes de chaque épisode sont évidemment les deux protagonistes que nous venons de voir, mais il ne faut pas oublier que les personnages secondaires sont largement mis en avant dans certaines scènes. On songe bien entendu à Misa Amane, mais aussi aux nombreux dieux de la mort qui sont mémorables : Ryuk et ses pommes, Rem et son sens de la justice, etc.

Lorsque la trame s’épaissit dans la deuxième moitié de Death Note, d’autres Kira font leur apparition. On pense ainsi à Mikami Teru qui a sa propre conception du monde et qui fait la distinction entre le bien et le mal. Les enquêteurs du bureau comme Aizawa Shûichi participent activement à l’intrigue et chaque intervenant a son caractère bien tranché.

4. Une bande-son au poil

Un excellent anime se démarque bien souvent par sa bande-son. C’est le cas de Death Note qui en a besoin pour un certain nombre de scènes dramatiques, épiques ou frappantes. Comment ne pas penser à l’opposition entre Light et Misora Naomi ? À la dernière scène opposant L et Light ?

Globalement, l’ambiance sonore est un sans-faute. On apprécie aussi tous les bruitages (bruit de la montre, etc.) qui sont distillés au bon moment dans les épisodes. La dernière scène de l’anime nous a particulièrement touchés. Enfin, les génériques (openings et endings) ne plairont pas à tout le monde, mais ont au moins le mérite d’être originaux et de frapper les esprits.

3. Une excellente VF

Light et L
Light et L

Ce n’est pas à proprement parler une qualité essentielle pour être un chef-d’œuvre de l’animation japonaise. Cela dit, le fait de posséder une très bonne version française avec des doublages de qualité n’est pas si commun que cela, malheureusement pour nous. À ce titre, nous estimons que Death Note détient l’un des meilleurs doublages dans la langue de Molière, comme cela peut être le cas d’œuvres comme GTO.

Bien sûr, on vous recommandera toujours, si possible, de visionner une œuvre dans sa langue originale. Les comédiens japonais sont beaucoup plus rodés à l’exercice et l’animation correspond davantage (synchronisation labiale, etc.). Toutefois, il fallait saluer la version française qui offre une meilleure accessibilité à des personnes qui voudraient commencer à regarder des animes avec Death Note.

2. Le meilleur thriller philosophique

Kira
Kira

Avec de nombreux retournements des situations, des pouvoirs surnaturels et une enquête policière sur une trentaine d’épisodes, Death Note peut se vanter de nous proposer une excellente narration. Le spectateur n’a pas le temps de s’ennuyer, puisqu’il est constamment abreuvé de nouveaux mystères.

Lorsque Light et L terminent leur « affrontement », on en découvre plus sur le passé de notre détective favori, et surtout ses enfants spirituels. Ils interviennent ainsi dans l’histoire en suggérant des méthodes originales. Bien que Near et Melo ne soient pas autant charismatiques et manquent souvent de punch, ils apportent un plus.

Finalement, Light s’isole assez vite des autres. En un sens, on peut considérer qu’il est seul contre tous, contre l’ensemble des services secrets des puissances mondiales (essentiellement américains et japonais) et l’on prend un malin plaisir à le voir contrecarrer chaque tentative de le débusquer. On pense au coût de la fameuse chips, mais aussi à son utilisation des autres détenteurs des cahiers de la mort.

1. Une fin clivante

Pour certains, c’est un défaut, mais selon nous, le fait de proposer au spectateur une fin qui divise est un argument de poids pour montrer toute la subtilité du scénario. D’un côté ou de l’autre, la fin se devait de proclamer un vainqueur, et cela aurait de toute façon engendré la colère d’une partie des spectateurs.

Même si on ne termine pas avec un affrontement entre les deux principaux protagonistes de la série, il est amusant de noter que Light, aussi intelligent qu’il soit, ne peut révolutionner la justice avec des méthodes aussi brutales. Il n’y a qu’à voir le nombre de topics sur les forums, français ou anglophones, pour se rendre compte que les deux visions de la justice de l’œuvre sont ardemment débattues sur le net.

Une fois n’est pas coutume, le spectateur sera forcément bouleversé par la conclusion de l’œuvre qui n’en reste pas moins frustrante. Cependant, on brise enfin le mythe du personnage principal qui, par le simple fait d’être celui par qui le spectateur suit l’avancée des événements, est invincible. Au fil des années, de nombreuses théories ont vu le jour sur une éventuelle résurrection de Light, dans le futur, sous forme de Dieu de la mort…

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