Voici le prix renversant d’un Manga au Japon

Plusieurs mangas
Le manga, un produit en pleine explosion

En France, le prix d’un manga se situe actuellement entre 7 et 9 euros pour des éditions standards. Quand on parle d’édition améliorée, avec parfois des doubles tomes ou des grands formats, on grappe facilement au-delà des 10 euros. Mais qu’en est-il au Japon, le pays producteur et exportateur de ces superbes histoires ? En général, au Japon, un manga coûte entre 3 et 4 euros par volume lorsqu’il est neuf. Mais surtout, les Japonais n’hésitent pas à s’en débarrasser une fois qu’ils l’ont lu. Il y a ainsi un marché de l’occasion extraordinaire au pays du soleil levant. Les enseignes n’hésitent pas à casser les prix pour se débarrasser et écouler les stocks qui reviennent de toute façon très rapidement puisque les Japonais n’ont pas l’habitude de conserver dans leurs petits appartements des dizaines de mangas différents. Ainsi, on peut se retrouver dans des magasins d’occasion avec des intégrales d’une oeuvre qui est bradée, par exemple les 50 tomes pour 25 ou 30 euros équivalent. C’est là la principale différence entre le prix du manga en France et au Japon, c’est le marché de l’occasion.

Le prix moyen d’un manga au Japon

On peut facilement imaginer que le prix moyen d’un manga au Japon est beaucoup moins cher qu’en France. Et c’est le cas. Ce n’est pas une surprise, puisque la traduction, la mise en forme et les nombreuses marges des maisons d’édition ainsi que des revendeurs font naturellement gonfler les prix. Au Japon, un manga neuf coûte en moyenne entre 400 à 500 ¥ par tome. Si l’on convertit cela en euros, cela nous donne un prix moyen entre 3,10 € et 3,87 € par volume ! Vous l’aurez compris, en France, nous payons plus du double de ce que nos amis japonais déboursent pour suivre les aventures de Luffy. Des sites marchands comme Amazon Japan proposent tous logiquement des mangas aussi peu chers. Toutefois, si vous passez commande depuis la France ou l’Europe, les frais de port vont rapidement faire grimper la note, et vous vous retrouverez avec une facture bien plus salée que si vous aviez commandé en France. Le mieux reste donc de profiter de son voyage au Japon pour se procurer quelques éditions de ses mangas préférés. Personnellement, c’est ce que nous avons fait avec le premier tome de Dragon Ball et le premier volume de Naruto Ils ne sont pas très chers, aux alentours de 2 à 3 euros équivalents, surtout avec la faiblesse du yen en ce moment, et vous pouvez en faire de sacrés cadeaux à vos proches. Notez qu’au Japon, les mangas sont également vendus avec un blister plastique, ce qui vous permet de les protéger lors de vos transports.

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Lire des mangas au Japon

Avec un prix d’achat aussi faible, la valeur d’un tome de manga au Japon n’est pas la même. Parfois, on trouvera des cartons avec les Japonais qui décident de jeter ou de donner certains volumes pour se faire de la place dans leur collection. Une scène qui n’est même pas envisageable en France.

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De plus, un nombre croissant de Japonais se sont mis à la lecture digitale via une tablette Kindle, Android ou Apple. Les abonnements électroniques ont bondi, et on observe d’ailleurs une tendance similaire en France avec des sites comme Kana ou Mangas.io.

Au Japon, il est possible de se rendre dans des mangas café. Comme le nom l’indique explicitement, ce sont des établissements qui vous proposent de consommer une boisson et des petites denrées alimentaires tout en lisant les mangas de votre choix. Généralement, on peut y rester plusieurs heures. Des forfaits existent, par exemple si vous souhaitez lire pendant trois heures, six heures ou encore neuf heures.

D’ailleurs, nous disposons, nous aussi, en France, d’un Manga Café (qui est d’ailleurs le nom de l’établissement). Situé à Paris, il vous propose de découvrir un petit coin de Japon en plein cœur de Paris. On peut y consommer des boissons chaudes, froides, jouer à des jeux vidéo et bien sûr lire des dizaines de mangas différents.

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Les magazines de mangas au Japon et leur prix

Lorsqu’on s’intéresse au prix d’un tome, on arrive très vite aux magazines qui publient chaque semaine les chapitres de mangas. Le plus connu est sans conteste le Weekly Shonen Jump, qui est responsable de la parution des œuvres les plus populaires comme One Piece 🏴‍☠️, Bleach ou encore Naruto. Plus récemment, il a également édité Jujutsu Kaisen ou My Hero Academia. Au Japon, on peut l’obtenir chaque lundi pour un prix de 240 ¥ soit 1,86 € ! Un tarif dérisoire quand on sait que certains revendeurs français et internationaux le commercialisent à presque 10 € et en font presque un objet de collection. Au Japon, il n’est pas rare de tomber sur un exemplaire du Weekly Shonen Jump ou un de ses équivalents dans une poubelle. Ce sont des formats plutôt imposants et dans le cas d’un Japonais qui souhaiterait l’acheter chaque semaine, il va vite se retrouver avec des armoires remplies au bout d’un an.

Il est aussi à préciser que le papier utilisé dans le Weekly Shonen Jump n’est clairement pas de qualité. On est plutôt sur du vieux papier recyclé plusieurs fois qui ne donne pas de très bonnes couleurs pour les illustrations d’un manga et qui se détériore assez vite, surtout avec de l’humidité. Ainsi, il faut voir le Weekly Shonen Jump comme un produit de consommation que l’on va vite jeter et qui sera recyclé, plutôt que comme un article de collection qui durera dans le temps. Les Japonais, dans leur comportement habituel lorsqu’ils veulent connaître les derniers chapitres d’un manga, vont acheter le magazine dès qu’il est sorti, vont ensuite s’en séparer, et lorsque le tome du manga en question sera disponible tous les deux mois, ils vont l’acheter et peut-être le conserver. Et encore, comme nous l’avons vu en introduction de cet article, il n’est pas rare que les Japonais achètent un manga, lisent l’histoire et s’en séparent. Aujourd’hui, de plus en plus de Japonais préfèrent lire directement sur leur téléphone dans les transports ou sur une tablette plutôt que se procurer le format physique. C’est ce qui explique le déclin, également au Japon, des ventes physiques des volumes de BD et notamment de manga.

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