Au Japon, peu de régions parviennent à réduire de 80 % les déplacements

D’après les données recueillies sur les téléphones portables, rares sont les régions du Japon où le nombre de personnes s’aventurant à l’extérieur a diminué de 80 %. C’était pourtant l’un des objectifs au moment de la déclaration de l’état d’urgence par le Premier ministre, Shinzo Abe.

Le gouvernement japonais veut réduire les contacts

Afin de maîtriser l’épidémie, le gouvernement japonais demande à la population de s’abstenir de toute sortie inutile et encourage une réduction de 80 % des contacts sociaux directs. Des analyses ont été effectuées par l’opérateur de réseau mobile NTT Docomo Inc. en fonction des données de localisation et d’autres renseignements disponibles. Comparativement aux chiffres moyens du week-end avant la propagation du coronavirus (entre le 18 janvier et le 14 février de cette année), le pourcentage de personnes qui s’étaient aventurées à l’extérieur à 15 heures le 26 avril affichait encore des variations importantes dans tout le pays, allant d’une baisse de 87,8 % à 18 %.

La municipalité de Tokyo a demandé aux habitants de « rester chez eux et de sauver des vies » pendant la  » Golden Week « , une période de vacances habituellement très animée, entre le 25 avril et le 6 mai. A Tokyo, selon les données de NTT Docomo, cinq grands centres-villes ont connu une réduction de plus de 80% des rassemblements, dont la gare de Tokyo à 87,2%, le quartier voisin de Marunouchi à 85,3% et la gare de Shinjuku à 81,9%. Parallèlement, sept zones ont enregistré des chiffres inférieurs à l’objectif de 80 %, notamment le district de Ginza (76,9 %) et le district de Kasumigaseki, où se trouvent les bureaux du gouvernement central, (74,4 %).

La réduction des déplacements est un indicateur de la diminution des interactions sociales. Le gouvernement japonais a encouragé une réduction de 80 % des contacts sociaux directs afin de maîtriser la propagation du coronavirus, ce qui permettra de lever l’état d’urgence.

Les résultats ne sont pas au rendez-vous

Sur les 13 préfectures désignées comme nécessitant des mesures de précaution spéciales, on ne compte que quatre zones qui ont dépassé les 80 % de réduction, dont le district d’Umeda dans la préfecture d’Osaka, dans l’ouest du Japon, avec 87,8 % et la gare de Nagoya, dans le centre du Japon, avec 80,9 %. Pour les autres zones des 13 préfectures, la gare de Sapporo dans la préfecture la plus septentrionale de Hokkaido a connu une baisse de 73,6 %, la gare de Yokohama dans la préfecture de Kanagawa près de Tokyo a connu une baisse de 78,9 %, le district de Tenjin dans la préfecture de Fukuoka, dans le sud-ouest du Japon, a connu une baisse de 78,3 %, tandis que la gare de Gifu dans la préfecture de Gifu au centre du Japon a connu une réduction de 56 %.

Quant aux 34 autres préfectures du pays, certaines zones ont enregistré de faibles taux de réduction du nombre de personnes sortant à l’extérieur, comme la gare d’Otsu dans la préfecture de Shiga, dans l’ouest du Japon, qui a enregistré une baisse de 18 %. La gare de Maebashi dans la préfecture de Gunma, au nord-ouest de Tokyo, n’a enregistré qu’une réduction de 22,2 %, et la gare de Miyazaki dans la préfecture de Miyazaki, dans le sud-ouest du pays, n’a connu qu’une baisse de 26,1 %.

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