Notre avis sur Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba La Forteresse Infinie

Ça y est, le film Demon Slayer est désormais disponible dans nos salles obscures. Sorti en France le 17 septembre 2025 et noté 3,3 sur 5 par la presse et plus de 4,4 en moyenne par les spectateurs, le film a fait sensation et est très attendu. Il faut dire que nous l’attendions, ce Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba La Forteresse Infinie. Il s’agit de la suite des quatre saisons animées qui trouveront donc leur épilogue à travers trois films d’animation, des longs métrages que nous devrons attendre périodiquement à raison d’environ un par an. Celui que nous allons évoquer aujourd’hui, Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba La Forteresse Infinie, est le tout premier de cette trilogie et doit poser les bases du dernier grand affrontement de l’intrigue entre les pourfendeurs de démons et les plus forts de ces derniers. L’objectif de cet article est de vous donner notre ressenti après le visionnage lors d’une séance au Grand Rex. Ce n’est pas une critique en bonne et due forme, ni même une analyse technique, mais simplement le regard de notre rédaction. Pour avancer, nous allons développer quatre grands points qui sont importants selon nous et qui permettront de donner notre opinion sur le film d’animation. L’histoire, l’animation, la bande sonore et enfin le rythme.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, un petit point statistique. Le film est un énorme succès dans le monde entier et particulièrement en Amérique. Crunchyroll, le diffuseur officiel, a dévoilé quelques chiffres qui font tourner les têtes. En quelques jours, le film s’est hissé au sommet des classements. Plusieurs records ont été brisés. Le week-end de lancement s’est chiffré à environ 70 millions de dollars, soit un peu moins de 60 millions d’euros aux Etats-Unis. Avec plus précisément 33 millions de dollars de recettes vendredi, 21,6 millions de dollars samedi et un nombre estimé à 15,4 millions de dollars le dimanche. Tout cela à travers… 3.315 salles. Cela est devenu le film d’animation le plus rentable de 2025 au pays de l’oncle Sam. On attend les chiffres en France, mais il y a de fortes chances pour qu’une tendance similaire se dégage. C’est par exemple le film animé le plus rentable de tous les temps au Royaume-Uni avec 4,6 millions de dollars, mais aussi en Espagne, en Italie, en Arabie Saoudite, aux Émirats Arabes Unis et en Australie. Bref. C’est un succès énormissime.

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L’histoire, dans la lignée du récit épisodique

La trilogie de films Demon Slayer a été annoncée dans la foulée de la diffusion du dernier épisode de la saison 4 de l’anime. On reviendra plus tard dans cet article sur le choix de passer d’une diffusion hebdomadaire à travers des saisons vers le long métrage cinématographique. Selon nous, cela a du bon et du moins bon. Dans tous les cas, force est de constater que ce film d’animation s’inscrit dans l’anime, et plus précisément dans la lignée directe des derniers épisodes que nous avons eu le droit de visionner. Il n’y a pas de saut qualitatif extrême, comme on peut le constater dans d’autres œuvres lorsqu’elles sont adaptées en film. Ici, on est plutôt sur un rythme de croisière, avec certes une finition très bonne, mais qui ne dénote pas avec les saisons précédentes. Il y a de fortes chances pour que ce soit voulu, même s’il y a eu un budget de 20 millions de dollars de production. L’histoire reprend donc dans la Forteresse de l’infini, alors que tous les piliers des pourfendeurs de démons sont en place pour mener la dernière bataille, afin de terrasser Muzan.

On retrouve donc les personnages les plus puissants de la série qui sont tous présentés un à un. On comprend cependant que les producteurs vont respecter attentivement le déroulé du manga. Chacun va avoir son moment de gloire et son combat individuel. On peut dire que c’est une production très fidèle au manga de base, même si certaines scènes ou passages ont été clairement étendues. On pense notamment à Akaza, qui voit son combat bien développé. Cela comprend la première phase, mais également la seconde, lorsqu’il perd sa tête et que son corps, totalement décapité, continue à mener la bataille. Dans les chapitres du manga papier, ce n’est clairement pas aussi long. Les producteurs ont voulu insister sur ce moment critique pour marquer le coup et surtout permettre de contrebalancer le passé de Akaza qui est évoqué et qui est montré en longueur. Mais dans l’ensemble, on peut dire qu’il y a un bon rythme avec une très bonne représentation de l’histoire de l’auteur, avec un respect des moments clés, que ce soit dans les bons moments ou les moments plus tragiques. D’ailleurs, le spectateur est cueilli d’entrée de jeu avec un combat terrifiant qui ne manquera pas de lui rappeler certains moments regrettables des précédentes saisons (ou du premier film « Le train de l’infini »). Dans cet univers, chaque vie ne tient qu’à un fil et les humains tombent régulièrement au combat. Cela concerne même les meilleurs, à savoir les piliers.

Si vous n’avez pas encore vu le film et que vous ne souhaitez pas vous spoiler les événements, nous n’entrerons pas davantage dans les détails dans cet article. Sachez cependant que la découpe a été bien pensée et que les 2h36 passent relativement rapidement. Il ne faut pas s’attendre à un film d’action pure avec des combats dans tous les sens. Non, il faut plutôt penser au premier film d’adaptation de Demon Slayer, qui avait ses moments de calme et ses combats. Ici, il y a grosso modo trois affrontements majeurs. Il y a les combats de Shinobu vs Douma, Kaigaku vs Zenitsu, et Akaza vs Tanjiro & Giyuu. Chacun d’entre eux va être rythmé par le passé et le passif des protagonistes mais également des antagonistes. Cela nous fait comprendre que derrière chaque démon se cache en réalité un ancien être humain, qui avait sa propre histoire désormais oubliée. On en apprend également plus sur le monde et le passé de ce dernier qui a conduit à ces affrontements entre pourfendeurs et démons tout au long des siècles.

Si, comme nous, vous aviez déjà lu le manga à travers les scans ou bien les volumes publiés en France, nous pensons que le visionnage de ce film vaut clairement le coup. On ne revisite pas vraiment les événements que l’on connaît déjà, mais on peut les percevoir sous un autre angle, avec plus de vivacité grâce à l’animation, mais également un certain parti pris des producteurs et des scénaristes qui ont intensifié certains moments. Également, le fait d’avoir des doubleurs et de la couleur dans les scènes amène un dynamisme conséquent par rapport à la lecture d’une œuvre papier qui engendre forcément de l’imagination et de l’interprétation de notre part. Les deux formats sont différents et se valent. Il n’y en a pas un meilleur que l’autre. Mais nous vous conseillons tout de même de vous faire votre propre avis. Et il y a de bonnes chances pour que vous appréciez les deux…

Une animation impeccable, qui ne se fait jamais prendre au dépourvu

L’animation était un sujet qui pouvait susciter de l’engouement lorsque l’on parle d’un film d’animation par rapport à une série animée. Ici, comme nous l’avons dit un peu plus haut dans cet article, nous sommes sur un budget d’environ 20 millions de dollars pour la production totale de ces 2h36 d’animation. Concernant les épisodes de la saison 3 ou de la saison 4, rien n’est officiel, mais des chiffres sur internet circulent sur le fait qu’on est autour de 70 000 à 80 000 dollars par épisode. Donc en réalité, si on ramène ça par rapport à la durée totale du film qui est assez longue, on est sur quelque chose d’un peu plus conséquent, mais de tout à fait cohérent avec ce qui se faisait déjà par le studio Ufotable. Sans grande surprise donc, il n’y a pas une animation beaucoup plus poussée que ce que l’on retrouvait déjà dans les derniers épisodes. Il faut dire que depuis la fin de la première saison, le studio d’animation Ufotable enchaîne des combats d’une intensité immense avec une qualité d’animation fantastique. On était clairement déjà sur le haut du panier et l’on reste sur cette norme dans ce film d’animation.

Bien sûr, on peut remarquer une plus grande constance. Les visuels sont toujours impeccables à tout bout de champ. Il n’y a pas de traces de l’usage de technologies comme de l’intelligence artificielle. On sent que le travail a été finement soigné au cours de ces deux dernières années. Que ce soient les scènes de vie, le passé, les effets ou bien les combats, tout est vraiment bon, voire très bon. Nous avons cependant noté qu’il y avait un peu moins d’effets « waouh » dans les combats que dans la saison 3 et la saison 4 de l’anime. On peut penser aux éclairs de Zenitsu qui ne sont clairement pas aussi marquants que la première fois que l’on les voit et cela est (selon nous) plutôt dû au fait qu’il n’y a pas d’accélération dans l’animation comme ce fut le cas auparavant. Cela permet de mieux analyser les actions du film, mais en conséquence, on perd cet aspect « immédiat » des coups qui sont vraiment fracassants. Pourtant les producteurs n’ont pas totalement abandonné cette technique puisqu’on le voit dès le premier combat avec Shinobu qui fonce sur Douma et qui embroche son œil en une fraction de seconde. Selon nous, c’est un peu dommage que cela ne soit pas généralisé à l’ensemble des combats, parce que les vitesses des techniques et des frappes des pourfendeurs et des démons les plus redoutables qui existent devraient être à ce niveau.

Maintenant, il y a une chose qui est vraiment marquante dans l’animation du film. C’est l’usage de la 3D pour mettre en œuvre et en vie la Forteresse infinie. Comme son nom l’indique, elle est infinie, dans le sens où elle s’étend continuellement à l’image de l’univers. Et force est de constater que dans le film, elle est parfaitement matérialisée. On est sans cesse projeté dans l’exercice ardu des pourfendeurs qui veulent cartographier méticuleusement la forteresse, mais qui réalisent, au fur et à mesure que les notes s’empilent, que c’est une entreprise titanesque. C’est un exercice de rythme et de rapidité qui ne peut résolument pas être gagné d’avance, mais il leur est impossible de se décourager pour autant. L’animation de cette Forteresse infinie est tout bonnement monstrueuse. A certains égards, cela nous a rappelé certains passages du film Inception avec Leonardo DiCaprio. Les sens sont constamment mis à l’épreuve, que ce soit pour les protagonistes du film, mais également pour le spectateur. On est tout le temps sens dessus-dessous. Les toits sont en réalité des planchers, alors que le sol peut se retrouver à 180 ou 360 degrés. Des trappes sans fond existent et les profondeurs doivent ruser d’ingéniosité et surtout se montrer concentrés à tout instant afin de ne pas se faire avoir. La perpétuelle extension de cet univers confiné est une vraie force du film et nous ne pouvons qu’imaginer les efforts qui ont été nécessaires aux producteurs pour matérialiser la forteresse des démons et de Muzan.

Une bande-sonore maitrisée

La bande sonore de Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba La Forteresse Infinie est tout bonnement fantastique et dans la lignée des précédentes saisons. On retrouve d’ailleurs les interprètes les plus fameuses de la série et même de la pop japonaise, à savoir Aimer et LiSa. La première interprète le titre « A World Where the Sun Never Rises » tandis que la seconde nous chante « Shine in the Cruel Night ». Une page spécifique avec des liens vers le streaming de ces deux morceaux a d’ailleurs été publiée sur le site officiel de Demon Slayer. Lors du visionnage de ce film d’animation, on entend ces deux pépites au début et à la fin de notre séance. Mais il ne faut pas pour autant penser que tout le développement du film est un ventre mou dépourvu de titres majeurs. Ici, on ne parle bien que de ce qui peut se rapprocher d’un opening et d’un ending. La formule a été reprise des précédentes saisons.

Tout l’ensemble de la composition musicale de ce film est maîtrisé, c’est le moins que l’on puisse dire. Les artistes ont parfaitement respecté la consigne et nous livrent ici un résultat bluffant qui accompagne magiquement toutes les scènes que l’on propose aux spectateurs. Le défi était conséquent puisqu’il y a une grande diversité de moments dans le film. Il y a des moments de doute, des moments de colère, des aspects plus songeurs, des scènes de combat évidemment avec une partie épique ou une partie dramatique. Il y a des moments de vie sans grands enjeux. Bref, il y a un panorama et une myriade de compositions à faire qui a été résolument réussie dans cette œuvre. Rien ne semble vraiment aller au-delà de ce que l’on trouvait dans les précédentes saisons de Demon Slayer. Donc, selon nous, ce n’est pas l’aspect le plus réussi du film, dans le sens où il se base sur les travaux précédents qui étaient déjà fantastiques et maîtrisés. Cependant, c’est un travail complexe à réaliser pour un long métrage et ici, force est de constater que c’est un sans-faute. Pour nous donc, la musique et toute la composition musicale de Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba La Forteresse Infinie est un bon point.

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Le rythme : une saison 5 qui ne dit pas son nom

Le rythme et la comparaison avec la série animée ou même le manga est certainement l’aspect le plus clivant de ce nouveau virage d’une trilogie de films d’animation. Demon Slayer est un manga qui a terminé sa parution en volume il y a désormais quelques années. La fin n’a pas fait l’unanimité et a été pour le moins critiquée. De notre côté, nous ne sommes pas fans des derniers chapitres, mais la conclusion générale de l’arc de la Forteresse infinie est plutôt réussie, selon nous. En ce qui concerne le format épisodique avec plusieurs saisons, nous avons vu que cela marchait assez bien, mais que la cadence était difficile à tenir pour le studio d’animation Ufotable. Sans doute était-ce leur souhait de passer à un format long-métrage qui, c’est vrai, permet également de réaliser bien plus de recettes financières qu’une diffusion à la télévision japonaise et quelques contrats signés avec des plateformes de diffusion comme Crunchyroll en France. Quoi qu’il en soit, ce film d’animation a des allures de série. Il est même difficile, selon nous, de comprendre la plus-value d’un point de vue rythme et cadence. En fait, on aurait très bien pu décortiquer ces 2h36 de film en plusieurs épisodes de 20 à 25 minutes et ainsi reprendre une diffusion épisodique. Cela est même renforcé par le fait que les dernières saisons ont vu un nombre d’épisodes assez singulier dans l’industrie. Habituellement, on a des saisons entre 11 et 13 épisodes ou même 24 lorsque c’est un format long. Ici, avec Demon Slayer, on a pu voir des saisons de 8 épisodes. On a pu voir également des parties qui ont été reprises depuis le premier film d’animation. Le rythme de ce long métrage est clairement celui d’une saison 5 qui n’avoue pas son nom. On ne serait d’ailleurs pas surpris qu’après la diffusion de ce film, dans le monde entier, on ait l’annonce d’une saison 5 qui viendrait reprendre les éléments de ce film d’animation pour en faire un format hebdomadaire.

Les scénaristes ont repris le flux habituel dans les épisodes et l’ont adapté pour un long métrage. Mais grossièrement, on peut décortiquer le film en trois arcs narratifs, qui correspondent chacun à un combat. Shinobu contre Douma d’abord, avec une partie vraiment puissante sur le passif de notre pilier de l’insecte, avec sa sœur, mais également ses proches et sa propre histoire personnelle. Ensuite, nous avons le combat de Zenitsu contre Kaigaku, qui est axé autour de leur maître et sensei commun, d’un passif et d’une réflexion philosophique entre les raisons d’être d’un humain et d’un démon. Enfin, nous avons le combat d’Akaza contre Tanjiro et Giyuu, qui est selon nous le plus réussi. C’est aussi celui qui est le plus long et qui a employé le plus de ressources. Akaza est un personnage que l’on connaît bien puisqu’il a été l’antagoniste principal du premier film d’animation. Il a tué l’un des personnages favoris du public et même si l’on peut l’admirer, beaucoup ont une rancune contre lui. Dans ce film d’animation, son point de vue est vraiment développé et l’évocation émergente de son passé le rend vraiment sympathique et riche comme antagoniste.

C’est d’ailleurs le schéma qui est repris à trois reprises dans le film. Nous avons l’introduction d’un antagoniste et d’un protagoniste qui vont s’affronter pendant de longues minutes. Dans chaque combat, le rythme change avec des phases où l’antagoniste réagit à une technique d’un protagoniste et va prendre l’avantage avant de le reperdre quelques minutes plus tard. Puis, lorsque l’antagoniste est au pied du mur, le démon se souvient peu à peu de son passé lorsqu’il est aux portes de la mort. Cette partie jusqu’alors oubliée de sa vie est ensuite illustrée via des scènes qui nous ramènent plusieurs siècles en avant. On peut y voir soit l’enfance du démon, soit son vécu comme c’est le cas avec Akaza. On comprend un petit peu le cheminement du démon. Malgré tout, on voit aussi tout l’aspect barbare et violent de la vie humaine qui peut susciter des sentiments obscurs comme la haine et la vengeance. On reconnaît aussi tout le talent de Muzan qui va habilement tirer profit de ces âmes en peine pour les recruter et se constituer une armée d’élite avec des soldats d’exception. Très souvent, ces derniers n’ont plus de volonté de vivre en tant qu’humains et cherchent juste à assouvir leurs pulsions primaires que sont la violence, le meurtre ou la quête d’une puissance suprême. Malgré tout, l’une des forces de Demon Slayer, c’est de proposer un univers où les protagonistes sont fragiles et où les « méchants » ne sont pas simplement des monstres de puissance. Les démons les plus redoutables ont une vraie personnalité singulière et des sentiments. Douma, par exemple, est particulièrement déconcertant. Il a un sourire chaleureux, une attitude réconfortante, une voix douce, et un physique que l’on aurait presque envie de câliner. Pour autant, derrière ce masque, on trouve quelqu’un de parfaitement puissant, qui sait employer la violence lorsque cela est nécessaire, et qui peut même se montrer quelque peu sadique.

Si l’on devait résumer cette partie scénaristique et le rythme du film, on pourrait donc l’évoquer comme dans la lignée des deux dernières saisons de l’anime. Selon nous, c’est un film qui prend des allures de saison 5 et qui aurait très bien pu être diffusé à la télévision. Si vous aviez l’habitude de binge-watcher les saisons de Demon Slayer, vous ne serez donc pas perdu.

Notre conclusion : alors, on en pense quoi ?

Bon, après avoir longuement évoqué, avec près de 3000 mots, notre ressenti sur ce film, que penser de Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba La Forteresse Infinie ? Globalement, comme l’ont relevé les nombreux spectateurs à travers leurs notes sur des plateformes comme Allociné, c’est un excellent long métrage d’animation. C’est du Demon Slayer pur jus, qui ne viendra pas réconcilier ceux qui n’ont pas apprécié les dernières saisons de l’animé, mais qui caressera dans le sens du poil les fans de la première heure. L’animation, la bande sonore, le déroulé d’un arc narratif, toute la formule Demon Slayer par Ufotable a été respectée et déroulée dans ce film d’animation. La longueur de ce dernier, de plus de 2h30, est assez étonnante quand on regarde les productions de Makoto Shinkai ou d’autres réalisateurs japonais qui oscillent plutôt autour de 1h30 ou de 1h45. Ici, nous sommes sur la cinquième saison de l’anime, qui doit être complétée ultérieurement par deux autres films d’animation.

Bien sûr, le film sera bientôt disponible sur les plateformes d’animation ou de streaming lorsqu’il sera notamment diffusé en Blu-ray au Japon et ailleurs, puis directement à la télévision. Mais si votre budget et votre temps le permettent, nous vous conseillons vivement d’aller dans le cinéma le plus proche afin de visionner les dernières aventures de Tanjiro et de ses collègues pourfendeurs de démons. Cela vaut assurément le coup. Vous en aurez clairement pour votre argent et vous passerez un excellent moment si vous avez déjà aimé les quatre saisons de l’anime Demon Slayer. Et si jamais, comme nous, vous aviez regardé l’anime et que vous aviez enchaîné directement avec le manga pour connaître la suite du récit, nous nous ne pouvons que vous conseiller de vous remettre dans le bain en visionnant ce film. Il apporte une vision différente et plus animée de ce que vous avez lu il y a quelques années. C’est un exercice dynamique avec une adaptation qui peut légèrement altérer ce que vous avez imaginé mais qui n’en reste pas moins fidèle au matériel de base, le manga.

Après visionnage du film, vous avez un avis différent de nous ? N’hésitez pas à le partager dans l’espace commentaire de cet article afin que nous puissions échanger autour de cette thématique.

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