Tourisme au Japon

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Le tourisme au Japon attire chaque année des millions de visiteurs étrangers. Ils sont originaires des quatre coins de la planète : Amérique du Nord, Asie de l’Est, Océanie ou encore Europe. Les principales destinations touristiques sont Tokyo, Kyoto, le mont Fuji, Nara ou encore Osaka.

Le pays draine un flux important de vacanciers grâce à son rayonnement civilisationnel international : les mangas, les animes, les jeux vidéo ainsi que la culture nipponne ne cessent de fasciner les foules. Les visiteurs découvrent alors le patrimoine riche et diversifié du pays du soleil levant.

💹 Des records chaque année

Le Japon est une destination attractive sur presque tous les points. Selon le Travel and Tourism Competitiveness Report réalisé en 2017, le pays se classe quatrième sur 141 candidats. Les résultats obtenus par les Nippons sont élevés partout : santé, hygiène, sûreté, sécurité, ressources culturelles, séjour d’affaires…

Le Japon a l’avantage de pouvoir proposer presque tous les types de périples. Certains préféreront se cantonner aux grosses villes (Tokyo, Osaka et Kyoto sont les plus visitées). D’autres exploreront l’arrière-pays. Quelques-uns se risqueront à arpenter Hokkaido, l’île la plus septentrionale. D’aucuns feront le choix d’un voyage culinaire. Il y en a pour tout le monde.

L’évolution du secteur du tourisme au Japon entre 1995 et 2020 a été quasiment toujours constante. On note une relative progression du nombre de vacanciers entre 1995 et 2008. Deux petites contractions sont observées en 2009 et 2011, probablement en raison de la crise économique et de la terrible catastrophe naturelle du Tohoku (séisme et tsunami). Entre 2012 et 2019, la croissance est fulgurante, de 9 à près de 32 millions de visiteurs.

Un total de 31,9 millions de voyageurs étrangers est venu au Japon en 2019, selon l’agence japonaise du tourisme. Le nombre de vacanciers atteint régulièrement un nouveau record : plus 2,2 % par rapport à 2018, ce qui constitue la septième hausse consécutive. Le gouvernement se plaisait à imaginer un volume dépassant aisément les 40 millions de visiteurs étrangers en 2020. Le coronavirus est depuis passé par là.

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Source : donneesmondiales.com

On observe une grande diversité dans les touristes étrangers au Japon. On remarque une diminution de 25,9 % du nombre de visiteurs sud-coréens en 2019, à hauteur de 5,6 millions (contre 7,5 millions en 2018). Le climat politique entre les deux géants asiatiques en est responsable.

Le reste des nationalités (asiatiques, européennes) continuent à venir de plus en plus au Japon. Une hausse de 14,5 % est constatée en 2018 pour atteindre 9,6 millions de vacanciers chinois ! Le Japon profite notamment de l’attractivité croissante de la région Asie Extrême-Orient. Les courbes sont similaires, bien que le Japon soit un moteur essentiel. La Corée du Sud, le Japon et Taiwan plaisent à l’Occident qui se montre curieux et consommateur.

L’importance du tourisme est certaine :

  • Les dépenses de voyage s’établissent à 22,5 millions de yens
  • La production est dopée à hauteur de 46,7 millions de yens
  • Les créations d’emplois se multiplient : 2,08 millions de postes
  • Les entreprises touristiques, les restaurateurs et l’hôtellerie ne cessent de se développer

📉 La fracture du coronavirus

Avec l’arrivée de la COVID-19 dans le monde, le Japon a rapidement décidé de fermer ses frontières. Personne ne pouvait rentrer (ou presque), et les départs étaient relativement compliqués. À l’été 2020, c’est le tourisme intérieur et national qui a repris. L’épidémie étant toujours en cours, cela n’a pas suffi à rebooster l’économie.

Les données de juillet 2020 sont sévères : seulement 3 800 visites de résidents étrangers au Japon, selon les données officielles. C’est une baisse de 99,9% ! C’est moins que les 20 295 visites de résidents japonais/visites de Japonais à l’étranger (baisse de 98,8%).

Si l’année avait bien démarré, il n’y a eu que 3,950,807 visiteurs au Japon en 2020 à la date du 23 septembre. Selon les données officielles, il n’y a eu que 80 Français en juillet 2020.

😃 Meilleur moment pour partir au Japon

Nous avons réalisé un article spécifique sur la question. Nous vous invitons à le consulter en détail pour connaître les inconvénients et les avantages de chaque période nipponne. Le calendrier, la météo et surtout l’affluence touristique ne sont pas les mêmes en février, en juillet et en octobre.

On considère généralement que le meilleur moment pour explorer le Japon et le printemps ou l’automne. Les intersaisons se distinguent par un climat agréable, de bonne température tempérée, une absence relative des précipitations et des événements (festival, célébration, fête populaire) à découvrir.

🤔 Trop de touristes au Japon ?

Les autorités encouragent le tourisme pour stimuler l’économie. Peut-on accueillir 60 millions de visiteurs par an sans perdre sa culture et son esprit ?

Ces dernières années, le tourisme a été un salut bienvenu pour l’économie nippone. Le nombre de visiteurs étrangers a augmenté de 8,7 % en 2018 par rapport à l’année précédente, pour atteindre 31,19 millions. Le Japon organise deux événements sportifs majeurs, la Coupe du monde de rugby de septembre à novembre 2019 et les Jeux olympiques d’été de Tokyo en 2020 (2021, avec l’effet du coronavirus). Ces chiffres devraient continuer à augmenter.

La multiplication des touristes étrangers au Japon tient notamment à l’assouplissement progressif des exigences en matière de visa de voyage depuis 2013. La croissance du nombre de compagnies aériennes à bas prix en Asie et la dépréciation du yen ont fait du Japon l’une des destinations les plus prisées de la région.

Cette situation a pour conséquence une pollution touristique (観光公害 ; kankou kougai). Un tourisme excessif dans certains endroits peut engendrer des incommodités mineures et majeures. Ces inconvénients englobent le surpeuplement des bâtiments et des transports (déjà bondés), la pollution par les déchets et le bruit, les infractions aux règles et aux coutumes ( aussi bien intentionnelles qu’accidentelles) ainsi que la destruction de l’atmosphère initialement entretenue et conservée par les habitants. Résultat : des frictions accrues entre les habitants et leurs hôtes.

Est-ce que Kyoto sera le prochain Taj Mahal ? Cette merveille du XVIIe siècle, où la paix et la tranquillité sont éclipsées par le tumulte de vastes foules, la sérénité ?

Voici les principales conséquences négatives du tourisme sur le Japon :

  • Les maiko (des geishas en formation) subissent le harcèlement des touristes à des fins personnelles tandis qu’elles se rendent au travail.
  • La merveilleuse Bambouseraie d’Arashiyama, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, a été profanée par des touristes qui ont gravé leur nom dans le bambou. On pourrait comparer cette gravure à l’amour des cadenas à Paris.
  • Déçus et agacés par le succès des réseaux sociaux, certains restaurateurs se retrouvent dans une situation difficile. De nombreux touristes irréfléchis entrent dans les restaurants juste pour prendre des photos à mettre en ligne, puis en sortent sans rien commander.

🚅 Un nouveau départ en 2022 ?

Les cartes ont potentiellement été rebattues avec la fermeture hermétique des frontières lors de la pandémie de coronavirus. Entre 2020 et 2022, les touristes ne pouvaient pas entrer au Japon. Une poignée de personnes étrangères triées sur le volet (quelques étudiants, et majoritairement des professionnels) ont pu gagner les aéroports de Narita et Haneda.

Il est plus que vraisemblable que la situation redevienne ce qu’elle était avant cette césure de 24 mois. Les voyageurs du monde entier ont hâte de déambuler dans les artères nipponnes. Cet appétit vorace ne s’accompagnera sans doute pas systématiquement d’un respect à toute épreuve. Les Japonais y sont préparés.

Il n’empêche que le tourisme s’est révélé prépondérant pour l’économie nipponne. L’activité intérieure ne suffit pas à stimuler les entreprises du secteur. Les professionnels appellent depuis de longs mois à l’assouplissement rapide des mesures pour les visiteurs étrangers. Le Japon n’est toujours pas au diapason des autres grandes puissances.

Yoshikata Tsukamoto, le chef de la chambre de commerce local de Kyoto, l’un des endroits les plus touristiques du Japon, considère que l’arrivée de vacanciers internationaux va revitaliser les opérations financières qui ont ralenti. Les industries demeurent en difficulté et pour une fois, le pays du soleil levant devrait s’appuyer sur l’Occident…

Le gouvernement nippon a annoncé le 6 juin 2022 qu’il exigerait le port du masque pour les voyageurs étrangers. Il a aussi demandé à ce que chacun souscrive à une assurance pour couvrir les frais médicaux, si une personne contractait la COVID-19. Tout cela pour relancer en « en douceur » l’activité du tourisme, si vitale au pays du soleil levant. Le consentement des participants aux visites groupées devra obligatoirement être recueilli en amont.