Shogun

Minamoto no Yoritomo
Minamoto no Yoritomo, le premier shogun

Le Shogun (将軍, shōgun) est un titre honorifique et politique qualifiant les dictateurs militaires du Japon pendant la majeure partie de la période allant de 1185 à 1868. Un shogun est nommé par l’empereur et devient dès lors le dirigeant du pays. La fonction est en pratique héréditaire, bien qu’au cours de l’histoire du Japon, plusieurs clans aient occupé ce poste. L’intitulé était à l’origine détenu par des commandants militaires de la période Heian, entre le VIIIe et le IXe siècle. C’est Minamoto no Yoritomo qui l’emploie avec le sens de dirigeant suprême des armées en 1185, lorsqu’il prend l’ascendant politique sur le Japon.

Étymologie

Le terme shogun signifie « commandant d’armée ». C’est une abréviation du titre historique « Sei-i Taishōgun » 征 (sei, せい) qui signifie « conquérir » ou « soumettre » et 夷 (i, い) désigne « barbare » ou « sauvage ». 大 (dai, だい) signifie « grand », 将 (shō, しょう) signifie « commandant » et 軍 (gun, ぐん) signifie « armée ». La traduction du titre complet serait « Commandant en chef du Corps expéditionnaire contre les barbares ».

Cela se vérifie dans l’histoire. À l’origine, on employait le terme shogun pour qualifier le général qui conduisait l’armée envoyée combattre les tribus du nord du Japon. Le sens a peu à peu changé. À partir du XIIe siècle, le mot « shogun » désigne uniquement le chef des samouraïs.

L’administration d’un shogun est le bakufu (幕府). Cela signifie littéralement « le gouvernement depuis le rideau ». La racine de cette appellation cocasse provient du comportement du chef des armées de samouraïs pendant les batailles. Il était assis sur une chaise à l’intérieur d’une tente semi-ouverte (nommée maku) et l’on ne voyait que son blason de clan.

Avec le temps, le terme de bakufu a désigné le système de gouvernement dominé par une dictature militaire féodale. Celui-ci était exercé au nom du shogun ou par ce dernier. Plusieurs bakufu ont ainsi détenu le pouvoir absolu sur le pays entre 1192 et 1867.

Contexte du premier shogun

Les débuts de la nation japonaise, telle qu’on l’entend au sens d’aujourd’hui, remontent essentiellement au XIIe siècle. On assiste d’abord à un éclatement régional dans les débuts du Moyen-Âge japonais. Celui-ci présente d’étonnantes ressemblances avec l’époque éponyme que nous connaissons en Europe : des pouvoirs fragiles, un succès de l’autorité locale, la même fréquence des batailles intérieures, l’hégémonie d’une classe guerrière et la vassalité comme moyen de commandement. L’ère médiévale japonaise se comprend en deux grandes périodes : l’âge de Kamakura (1185-1333) et l’âge des Muromachi (1392-1441).

L’empereur Go-Sanjo met en place un système visant à remplacer l’administration dominée par les Fujiwara, le insei. Cette pratique est aujourd’hui surnommée le gouvernement par empereur retiré. C’est une politique déjà expérimentée par ses prédécesseurs, mais ces derniers avaient l’habitude de positionner un favori au pouvoir. Ici, Go-Sanjo, le nouvel empereur retiré (joko) continue de diriger lui-même les affaires depuis le monastère où il s’est réfugié après son abdication. En 1072, il abdique au profit de son fils mineur. Il gouverne pendant sa minorité, et même après sa majorité. On observe alors l’essor d’une puissante administration, l’in no chô, constituée dans le monastère auprès de l’empereur retiré. Elle parvient à court-circuiter l’administration installée au palais impérial (dominée par le clan Fujiwara).

Ce nouveau système politique permet de rendre le pouvoir des Fujiwara inutile. Les trois empereurs suivants (Shirakawa, Toba et Go-Shirakawa) exercent la réalité du pouvoir sans régence Fujiwara. Shirawa est ainsi empereur de 1072 à 1086 (date de son abdication) puis empereur retiré jusqu’en 1129. Mais après ces trois exemples reconnus pour leur personnalité forte, des empereurs moins charismatiques et moins énergiques offrent aux Fujiwara de retrouver une partie de leur influence perdue.

Go-Shirakawa
Go-Shirakawa

C’est au XIIe siècle que l’affaiblissement de la Cité impériale japonais s’accélère. Certaines provinces lointaines réalisent des mouvements d’autonomie (souvent armés). La pratique de l’insei a contribué à la rupture persistante entre la capitale et les provinces. La capitale elle-même n’est pas épargnée avec des révoltes. Les anciennes grandes factions comme les Fujiwara réclament l’aide des sublignages (Minatomo, Taira) pour reprendre la main. Surtout, un troisième pouvoir émerge (en plus des Fujiwara et des empereurs retirés) : les clans militaires provinciaux. Ils offrent dans un premier temps leur soutien à l’une ou l’autre partie. Ils sont, pour la plupart, des descendants de l’aristocratie locale. Ils ont progressivement établi des organisations militaires structurées et incarnées par des résidences fortifiées, surplombant leur domaine.

L’empereur retiré Go-Shirakawa ne parvient pas à renforcer suffisamment le pouvoir impérial et son frère aîné Sutoku, évincé de la fonction impériale en 1141, cherche à prendre le pouvoir. Une terrible guerre sanglante se déroule entre les deux parties. Les chefs de guerre sont chacun appelés à rejoindre le conflit pour faire pencher la situation. Les deux principaux sont les Taira et les Minamoto, tous les deux de sang impérial.

En 1177, l’empereur retiré Go-Shirakawa entreprend de soulever la noblesse contre le nouveau dictateur japonais Taira Kiyomori, dont la puissance ne cesse de croître. Mais Kiyomori arrive à désamorcer la tentative et applique une politique matrimoniale : il fait épouser sa fille Tokudo à l’empereur Takakura. La naissance d’un enfant, qui devient l’héritier du trône, va réconcilier Kiyomori avec la famille impériale. Puis, en 1180, c’est le jeune Antoku, de seulement deux ans, qui monte sur le trône.

Dans le même temps, un vaste projet de déménagement de la capitale impériale se précise. L’idée est de déplacer le lieu de pouvoir de Heian-kyo (aujourd’hui Kyoto) vers Fukuhara (aujourd’hui Kobe). Un terrible incendie ravage le tiers de Heian-kyo en 1177 et fournit un excellent prétexte pour entamer le processus. Pour le pouvoir, c’était l’occasion de se rapprocher du commerce lucratif avec la Chine. Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’un programme très onéreux qui suscite de nombreuses désapprobations. L’un des vassaux de Taira Kiyomori se révolte contre lui. Minamoto Yoritomo prend la tête d’un soulèvement qui s’étend à diverses provinces. C’est la guerre de Genpei.

Kiyomori envoie vite une armée pour mater la rébellion, mais c’est une défaite amère. Il réorganise ses troupes pour adresser une seconde attaque, plus massive. Cependant, il meurt subitement en 1181. Un cousin de Yoritomo, Kiso Yoshinaka, parvient à chasser les Taira de Kyoto. Ils prennent la fuite en direction de l’ouest, avec le jeune empereur Antoku. L’empereur Go-Shirakawa conseille à Yoritomo d’éliminer son cousin, jugé trop puissant. Il le fait sans attendre en se rendant à Kyoto avec une redoutable armée, et s’exécute lors de la bataille d’Awasu. À ce moment précis, Yoritomo acquiert un rôle national.

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Symbole du clan Taira

Yoritomo entreprend ensuite de se débarrasser des Taira. Cela se fait au prix de nombreuses vies lors de la bataille navale de Dan no Ura en 1185. Le bakufu, une sorte de dictature militaire, est imposé à tout le monde, y compris à l’empereur retiré Go-Shirakawa. Celui-ci ne s’avoue pas vaincu et fait appel à Yoshitsune (demi-frère de Yoritomo) pour contrebalancer ce pouvoir. Mais il n’a guère de mal à défaire ce complot et fait condamner à mort Yoshitsune. Go-Shirakawa ne peut lutter davantage. Le Japon se retrouve dirigé par un nouveau type de gouvernement dual, centré sur Kyoto et Kamakura.

Surtout, l’empereur retiré accorde le titre de « sei i tai shogun », le généralissime pacificateur des barbares à Minamoto no Yoritomo. Il ne sera que peu utilisé de son vivant, mais il finit par être associé au chef du bakufu. C’est en raison de l’attribution de ce titre que l’on parle aujourd’hui de shogunat pour désigner le système politique, plutôt que de bakufu. Mais il n’y a aucun équivalent de ce terme en japonais.

Cour impériale et shogunat

L’empereur détenait théoriquement toujours la propriété de toutes les terres au Japon, mais dans la pratique, l’autorité avait été conférée au shogun. Le pouvoir militaire n’est pas moins redoutable dans le secteur administratif. En 1184, un secrétariat est mis en place pour gérer les domaines autour de Kamakura, sous le nom de Kumonjo (le bureau des Affaires publiques). Il s’associe au Monchujo (Bureau des Enquêtes) pour mieux contrôler les domaines du bakufu, désormais indépendants du pouvoir impérial.

Deux ans plus tard, en 1185, le shogunat obtient le droit de nommer ses propres gouverneurs militaires, les shugo. Ceux-ci sont positionnés à la tête de chaque province. Leur mission est de surveiller les vassaux, mais aussi de mater des rébellions ou de réprimer des meurtres. Ils sont ainsi pourvus d’un pouvoir judiciaire. On les considère comme des bienfaiteurs des provinces et ils acquièrent rapidement un immense pouvoir, en plus de leur fonction de magistrats régionaux. Les jito sont des « régisseurs protecteurs des domaines » d’un rang inférieur, mais qui s’occupent des impôts et des cadastres. Ils se rapprochent de nos intendants médiévaux, bien qu’ils soient surtout mandatés pour des finalités d’ordre économique, foncier et fiscal. Le militaire et le judiciaire sont davantage sous la charge du shugo.

L’apparition de ces nouvelles fonctions retire à la cour impériale tout pouvoir d’administration locale. Le bakufu s’appuie sur des guerriers provinciaux (gokenin) qui l’avaient soutenu dans sa marche au pouvoir. Il les nomme à des postes de responsabilités qui sont progressivement établis. Les anciens propriétaires terriens peuvent maintenant accéder aux fonctions fiscales, militaires ou judiciaires. L’éthique du bakufu est définie par le kyuba no michi (la voie de l’arc et du cheval), l’ancêtre de l’éthique samouraï (le bushido).

Tous les shogunats ont rencontré de la concurrence. Ce n’était pas des factions statiques. Il fallait constamment se méfier de l’empereur, mais aussi de l’aristocratie de la cour, des vestiges des systèmes gouvernementaux impériaux, des daimyos importants et des grands temples et sanctuaires. Les différents shoguns ont progressivement essayé d’imposer des autorités centrales et régionales. La structure du pouvoir reste double. L’aristocratie de cour et les grands temples bouddhiques de la région de Kyoto parviennent à conserver leurs domaines en créant des liens de dépendance mutuelle entre les guerriers et la bureaucratie aristocratique. L’empereur retiré Go-Toba tâche de mettre fin au bakufu et à sa régence par les Hojo, en invoquant une restauration du pouvoir impérial. C’est l’ère Jokyu en 1221, mais trop peu de combattants répondent à son appel. Une fois la rébellion matée, le pouvoir du shogunat est stabilisé.

Relation avec l’empereur

Le premier shogun est Minamoto no Yoritomo. Il a fait de la position de shogun une fonction permanente et héréditaire. Cette transmission prévaut pour l’ensemble de la période médiévale japonaise, jusqu’à la restauration de Meiji en 1867. On peut diviser la société japonaise en deux classes dirigeantes :

  • L’empereur ou tenno, le prêtre en chef de la religion officielle, le shintoïsme
  • Le shogun, le chef de l’armée qui jouissait aussi de l’autorité civile, diplomatique, judiciaire et militaire

Le shogun était en théorie le serviteur de l’empereur. Dans la pratique, c’est lui qui détenait tous les pouvoirs. Il pouvait décider, de mener des guerres, d’instaurer de nouveaux impôts, de légiférer comme il l’entendait. Lorsqu’il rencontrait des oppositions et des soulèvements, c’était toujours à son encontre, et non envers l’empereur.

Aucun shogun n’a tenté d’usurper le trône impérial. Cette particularité témoigne, selon certains, d’un profond respect des traditions et des valeurs de la classe dirigeante militaire. Mais c’était essentiellement dû au fait que le shogun recevait le pouvoir de l’empereur. Il tient toute son autorité de cette investiture aux yeux de la population. Enfin, la tradition sentimentaliste élaborée par des prêtres religieux faisait remonter la lignée impériale à l’âge des dieux. Selon la mythologie japonaise, l’empereur était un descendant direct d’Amaterasu, la déesse du soleil. Il n’est donc pas concevable d’usurper le trône, au risque de faire face à un soulèvement général des habitants de l’archipel.

Pour autant, les shoguns ont constamment essayé d’éloigner les empereurs du pouvoir politique. Il y a eu plusieurs exils prononcés à la suite de défaites, comme l’empereur Go-Tobo en 1221. Puis, au début du XIVe siècle, l’empereur Go-Daigo entreprend de se rebeller contre le gouvernement samouraï. Il prend la fuite avant l’arrivée des troupes ennemies et en conséquence, le shogun nomme son propre empereur. C’est le début de l’ère Nanboku-cho, les tribunaux du Sud et du Nord (1336-1392). Il existe alors :

  • une cour impériale du nord (établie par Ashikaga Takauji à Kyoto) ;
  • une cour impériale du sud (établie par l’empereur Go-Daigo à Yoshino).

Celle du sud cède finalement à celle du nord en 1392.

Guerre-Opium
La Guerre de l'Opium divise la Chine aux puissances occidentales

La dernière phase du conflit majeur entre le Shogun et l’Empereur survient entre les années 1850 et 1860. Le bakufu doit gouverner avec un mécontentement général dans le pays suite aux infiltrations étrangères. Les contemporains prennent conscience de l’infériorité technologique et militaire du Japon par rapport aux puissances occidentales. La crainte d’une colonisation ou d’une fragmentation, comme ce fut le cas quelques années plus tôt avec la Chine (Guerre de l’Opium en 1839-1842), gagne toutes les couches de la société. Des mouvements en colère contre le shogunat trouvent dans la figure de l’empereur un allié crédible pour renverser le pouvoir.

Les premières traces de ce mécontentement se mesurent de manière concrète dès les années 1820. La politique impériale est remise sur le devant de la scène par des groupes du fief de Mito, et notamment l’ouvrage Shinron (« Nouvelles thèses ») en 1825. La formule sonnô jôi (尊王攘夷, révérer l’empereur, expulser les barbares) résume l’argumentaire. Fujita Toko succède en 1827 à son père à la direction du Shokokan. C’est un institut créé par le fief pour compiler l’histoire nationale. La conception impériale est progressivement défendue par un nombre croissant d’intellectuels. Une insurrection populaire se déroule à Osaka, mais est rapidement matée par le shogunat. Yokoi Shonan propose l’introduction d’une composante parlementaire dans le régime impérial.

Des tentatives de réorganisation du shogunat sont entreprises par Tokugawa Iesada, Iemochi et Yoshinobu. À cette époque, la famille Tokugawa se divise en deux branches : les Mito et Hitotsubashi. La seconde n’a pas d’héritier mâle. À la mort d’Iesada en 1858, c’est Iemochi (encore enfant) qui est choisi comme shogun. Son parti est modéré et il cède aussitôt des contrats commerciaux avantageux aux étrangers. Yoshinobu est désigné en 1862 pour veiller sur le shogun et amorce une politique de rapprochement entre le pouvoir shogunal et la cour impériale. Il arrange le mariage du shogun Iemochi avec la sœur de l’empereur Kazunomiya (qui se déroule en 1862).

Quelques concessions et assouplissements sont accordés : le sankin-kôtai (参勤交代), un système de résidence alternée des daimyos qui les oblige à passer une année sur deux à Edo (Tokyo) pour une meilleure vassalisation et une concentration du pouvoir est aboli. Les daimyos sont davantage consultés sur la politique intérieure à mener. Les plus grands militaires du pays se convainquent qu’il faut moderniser l’armée en s’inspirant des modèles occidentaux. De son côté, la cour de Kyoto et les provinces éloignées de Tokyo et d’Osaka ne sont pas au fait de la profondeur des bouleversements induits par l’apparition des Occidentaux. Ils accusent vite le shogunat de faiblesse. Plusieurs factions entrent dans la révolte, parmi lesquels on retrouve le clan Satsuma et Tosa.

Les actes de violence contre les étrangers se multiplient et suscitent des répliques. Les Anglais bombardent le port de Kagoshima le 15 août 1863. Le shogunat fait chasser de Kyoto le clan Choshu. Il lève une grande armée pour aller le mater dans ses domaines. Deux campagnes sont menées, et la seconde se solde par une défaite du shogunat, qui tient surtout de la neutralité des clans du Japon. En 1866, la mort du shogun Tokugawa Iemochi laisse le pouvoir dans un état de faiblesse. Yoshinobu, le nouveau shogun, doit déposer ses pouvoirs en 1867. Il espérait obtenir une position élevée dans un nouveau gouvernement en formation.

Malheureusement pour lui, les principaux clans japonais d’opposition (Satsuma, Choshu, Tosa, Hizen) se liguent et envahissent le palais impérial le 3 janvier 1868. Ils convainquent le jeune empereur Matsuhito de restaurer le pouvoir impérial. Le shogun doit très vite abandonner sa fonction et son autorité. La cour impériale vient s’installer à Edo, qui est rebaptisée pour l’occasion en Tokyo, la « capitale de l’est ».

Anecdotes

Le général américain Douglas MacArthur est devenu si puissant lorsqu’il a dirigé la reconstruction du Japon et les affaires politiques du pays après la Seconde Guerre mondiale qu’il a parfois été surnommé le Gaijin Shōgun (外人将軍).

Aujourd’hui, le chef du gouvernement est le Premier ministre. Certains emploient encore le terme shogun pour le désigner. De même, un Premier ministre à la retraite qui exerce encore un pouvoir et une influence considérable dans les coulisses (comme Kakuei Tanaka) est appelé un « shogun de l’ombre » (闇将軍, yami shōgun).

Liste des shoguns

Nom Naissance/Décès Gouvernement
Premiers shoguns
Tajihi no Agatamori 668-737 720
Ōtomo Yakamochi 718-785 784-785
Ki no Kosami 733-797 789
Otomo no Otomaro 731-809 794
Sakanoue no Tamuramaro 758-811 797-811
Fun'ya no Watamaro 765-823 813
Fujiwara pas Tadabumi 873-947 940
Minamoto no Yoshinaka 1154-1184 1184
Shogunat de Kamakura
Minamoto no Yoritomo 1147-1199 1192-1199
Minamoto no Yoriie 1182-1204 1202-1203
Minamoto no Sanetomo 1192-1219 1203-1219
Kujo Yoritsune 1218-1256 1226-1244
Kujo Yoritsugu 1239-1256 1244-1252
Prince Munetaka 1242-1274 1252-1266
Prince Koreayasu 1264-1326 1266-1289
Prince Hisaaki 1276-1328 1289-1308
Prince des morts 1301-1333 1308-1333
Restauration de Kenmu
Prince Moriyoshi 1308-1335 1333-1335
Prince Nariyoshi 1326-1344 1334-1338
Shogunat Ashikaga
Ashikaga Takauji 1305-1358 1338-1358
Ashikaga Yoshiakira 1330-1367 1358-1367
Ashikaga Yoshimitsu 1358-1408 1368-1394
Ashikaga Yoshimochi 1386-1428 1394-1423
Ashikaga Yoshikazu 1407-1425 1423-1425
Ashikaga Yoshinori 1394-1441 1429-1441
Ashikaga Yoshikatsu 1434-1443 1442-1443
Ashikaga Yoshimasa 1436-1490 1449-1473
Ashikaga Yoshihisa 1465-1489 1473-1489
Ashikaga Yoshitane 1466-1523 1490-1493
Ashikaga Yoshizumi 1480-1511 1494-1508
Ashikaga Yoshitane 1466-1523 1508-1521
Ashikaga Yoshiharu 1511-1550 1521-1546
Ashikaga Yoshiteru 1536-1565 1546-1565
Ashikaga Yoshihide 1538-1568 1568
Ashikaga Yoshiaki 1537-1597 1568-1573
Shogunat Tokugawa
Tokugawa Ieyasu 1542-1616 1603-1605
Tokugawa Hidetada 1579-1632 1605-1623
Tokugawa Iemitsu 1604-1651 1623-1651
Tokugawa Ietsuna 1641-1680 1651-1680
Tokugawa Tsunayoshi 1646-1709 1680-1709
Tokugawa Ienobu 1662-1712 1709-1712
Tokugawa Ietsugu 1709-1716 1713-1716
Tokugawa Yoshimune 1684-1751 1716-1745
Tokugawa Ieshige 1711-1761 1745-1760
Tokugawa Ieharu 1737-1786 1760-1786
Tokugawa Ienari 1773-1841 1787-1837
Tokugawa Ieyoshi 1793-1853 1837-1853
Tokugawa Iesada 1824-1858 1853-1858
Tokugawa Iemochi 1846-1866 1858-1866
Tokugawa Yoshinobu 1837-1913 1867-1868

Cette liste est une tentative de chronologie qui ne fait pas l'unanimité au sein des historiens. Les différents spécialistes japonais et européens ne sont pas d’accord sur les dates de naissance, de mort ou de règne de certains shoguns. La liste vise à donner une vision globale au lecteur pour mieux cerner les différents shoguns du Japon selon les époques.