konbini

Le konbini (コンビニ) est un commerce japonais de proximité qui est souvent ouvert 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Cette petite boutique propose un grand nombre de produits alimentaires et de nécessité. Le terme japonais est issu de l’anglais « convenience store ». Ce type d’enseigne s’est répandue dans tout le Japon en une trentaine d’années. Elle est quotidiennement utilisée par d’innombrables personnes et s’inscrit pleinement dans l’aménagement urbain japonais.

Les magasins de proximité au Japon sont originaires des États-Unis. Mais une fois que le modèle a été exporté dans la seconde moitié du XXe siècle, les établissements ont développé leur propre format au Japon. Le ministère japonais de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie désigne un konbini lorsqu’il remplit les conditions suivantes : magasin de vente en libre accès qui propose de la nourriture et des boissons, a une surface de vente d’au moins 30 m², mais inférieure à 250 m² et est ouvert au moins 14 heures par jour.

Selon une enquête menée par Nihon Keizai Shimbun en 2014, le marché national a dépassé pour la première fois les 10 000 milliards de yens (73 milliards d’euros). Les 3 premières entreprises de konbini (7-Eleven, FamilyMart et Lawson) représentent environ 80 % du marché. Il existe plus de 58 000 konbini au Japon en 2022. Le nombre annuel de fermetures de boutique est de 3610 en 2018 contre 2050 en 2019.

Principaux acteurs

Le nombre de magasins dépanneurs augmente sans cesse au Japon. Il y en aurait plus de 58 000 en mai 2022. Six chaînes comptent plus de 1000 magasins : 7-Eleven, FamilyMart, Lawson, Ministop, Daily Yamazaki et Seicomart. Cela dit, les 3 premières comprennent plus de 50 000 magasins, soit plus de 90 % du total.

À la date de mars 2022 :

Magasin Nombre (Japon) Nombre (Tokyo)
7-Eleven 21301 2848
FamilyMart 16571 2439
Lawson 14664 1682
Ministop 1958 266
Daily Yamazaki 1382 131
Seicomart 1178 0

Produits alimentaires

Les konbini sont avant tout des établissements où l’on peut se procurer des aliments. Ils se veulent pratiques et accessibles pour toutes les catégories sociales. Ainsi, femmes au foyer, étudiants et salariés s’y rendent pour acheter de quoi manger un repas. On trouve principalement des denrées prêtes à consommer comme des onigiri (des boulettes de riz), des sandwiches, des nouilles à réchauffer ou des bento (des paniers-repas). Les plats d’accompagnement avec une portion pour une ou 2 personnes sont également vendus. On peut se procurer des fruits, des légumes et des œufs. Il y a de quoi se faire un déjeuner équilibré.

La nourriture de ces petits établissements est saisonnière. En hiver on achète plutôt des soupes et des brioches à la vapeur, très populaires. Le Nouvel An est une période unique où l’on peut acquérir des cartes de vœux et des aliments de style traditionnel osechi. Au printemps, on préfère acheter des sucreries au goût de fleurs de cerisier. Le mois de mars, en particulier, soumet des sucreries hina arare. En mai, des banderoles de carpes koinobori décorent les magasins. En été, d’autres confiseries et des produits congelés sont proposés, à l’image de la glace râpée kakigori. Les salades et les nouilles froides sont également très en vogue. Enfin, en automne, les gens adorent le matsutake gohan (riz cuit à la vapeur avec des champignons matsutake) et le tsukimi dango.

Une supérette digne de ce nom offre systématiquement un rayon desserts et boulangeries. Ils sont de plus en plus étoffés au fil de ces dernières années. On peut y trouver des marchandises d’importation, mais cela n’est pas majoritaire. Les grandes chaînes de konbini proposent ponctuellement des puddings, des gâteaux et des mochi (des gâteaux de riz gluant).

Les boissons ne sont pas négligées. La plupart des produits sont froids et emballés. On peut se procurer facilement des breuvages alcoolisés comme de la bière, du vin ou des digestifs. Une machine à café est souvent accessible pour 100 à 200 yens. On peut commander une tasse, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, si bien que cela est devenu une habitude pour de nombreux salariés japonais. Les employés de bureau affectionnent de se rendre dans un konbini le matin pour savourer un expresso. Des canettes chauffées de café, de thé ou de cacao sont aussi fournies. Ces dernières années, les boissons gazeuses et énergétiques se sont taillées la part du lion dans les rayons : l’étudiant et le salaryman moyen adorent en ingérer pour répondre à un coup de fatigue.

Le konbini est avant tout une épicerie. Vous ne serez donc pas surpris de trouver les ingrédients de base pour cuisiner : sel, sauces, huile de cuisson, farine, poivre ou conserves. Il y a en général un peu de choix pour toutes les marchandises, mais il faut garder à l’esprit que les rayons sont limités par l’espace mobilisable. L’idée d’un commerçant directeur d’un konbini est d’offrir un vaste choix avec tous les biens nécessaires à la vie d’une personne ordinaire.

Les prix sont en moyenne légèrement plus chers que dans les supermarchés. Le tarif est encore plus élevé si vous vous faites livrer à domicile, une approche qui s’est développée ces dernières années au sein des agglomérations.

Autres produits

Micro-ondes

Au Japon, un konbini permet de réchauffer son plat après le passage en caisse. De multiples micro-ondes sont accessibles gratuitement pour les clients. On peut aussi faire chauffer de l’eau dans des bouilloires afin de se cuisiner des nouilles instantanées. De plus, un nombre croissant d’établissements proposent des plats chauds sur étalage (comme des patates frites, du poulet frit ou des beignets).

Produits de première nécessité

Les konbini vont plus loin que l’alimentaire. Les produits de première nécessité sont abondamment disponibles dans ces magasins de proximité. Il devient possible de se procurer à toute heure de la journée du papier toilette, des détergents, du shampooing, du savon, des piles, des trousses de premiers soins ou même des petits médicaments réglementaires. Les petits cachets sans risque comme l’aspirine, des antidouleurs des sparadraps sont trouvables.

La déréglementation des années 2000 a facilité la vente de médicaments plus spécifiques dans les magasins de proximité. Il fallait autrefois se rendre dans les pharmacies et les drogueries. Au Japon, les médicaments sont classés en 3 catégories en fonction du risque d’effets secondaires : catégorie 1, catégorie 2 et catégorie 3. Les professionnels qui peuvent prescrire des produits pharmaceutiques diffèrent selon la catégorie.

Prescription Médicament sur ordonnance Médicament nécessitant des instructions particulières Médicament sans ordonnance
Qui peut prescrire et vendre Docteur Pharmacien Médicaments de classe 1 Médicaments de classe 2 Médicaments de classe 3
Pharmacien Pharmacien ou titulaire agréé
Description des médicaments Explication en personne Explication en personne Déclaration écrite Devoir de vigilance Aucune stipulation (ex. : loi)
  • Les médicaments de classe 1 présentent le risque le plus élevé d’effets secondaires parmi ceux en vente libre. Ils sont désignés par le ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales comme nécessitant une prudence dans leur utilisation. Quelques exemples : Gaster 10, Nicotinell Patch 20 et RiUP.
  • Les médicaments de classe 2 sont ceux qui peuvent causer des problèmes de santé au point d’interférer avec la vie quotidienne en raison de leurs effets secondaires. Ils ne sont pas aussi préoccupants que la classe 1.
  • Les médicaments de la classe 3 ont peu de chances d’interférer avec la vie quotidienne. Il est possible que des altérations physiques et des dysfonctionnements se manifestent. Quelques exemples : Zykina Ace DX et Salonpas.

Tous les konbini ne proposent pas de telles pharmacies. Lawson dispose de 267 magasins concernés à la fin janvier 2022. Pour FamilyMarket, il n’y a que 75 commerces qui vendent des médicaments. Dans le cas de Seven Eleven, il vaut mieux contacter l’établissement au cas par cas, puisque les données ne sont pas référencées sur Internet.

Produits de beauté

La plupart des grandes chaînes commercialisent aussi du maquillage et des cosmétiques. C’est une solution de secours pour de nombreux touristes qui arrivent au Japon sans aucun repère et qui souhaiteraient se procurer rapidement de quoi se laver le visage ou se faire beau. Quoi qu’il en soit, les supérettes japonaises se veulent très complètes et étoffent périodiquement leurs rayons. On trouve surtout du rouge à lèvres, du vernis pour les ongles, de la crème hydratante, des produits nettoyants et des remèdes pour les rides ou la peau sèche.

Textile

Certains konbini vendent des sous-vêtements, des T-shirts ou des serviettes. On retrouve de temps à autre à la caisse des timbres postaux, des sacs-poubelle ou des cahiers. Les parapluies sont un article récurrent au Japon, surtout pendant la saison des pluies. Il peut y avoir des différences majeures d’un établissement à l’autre : il existe des magasins franchisés et on trouve une dizaine de chaînes distinctes (bien que 3 d’entre elles dominent largement le marché).

Magazines

Les konbini agissent aussi comme nos bureaux de tabac français. On identifie toujours une section relativement majeure pour les magazines, les livres et les mangas. Les meilleures ventes du pays comme One Piece ou Jujutsu Kaisen sont ainsi exposées. Les ouvrages sont proposés en langue japonaise, mais on peut trouver à de rares occasions des produits en anglais ou même en français. Les revues sont souvent scellées, afin que les gens ne puissent pas lire à l’intérieur avant de les acheter.

Cables

Les konbini proposent habituellement quelques articles à destination des produits technologiques. Des chargeurs rudimentaires pour téléphones portables, des câbles standards (pour les ordinateurs ou les téléphones), des piles, des cartes de recharge pour les téléphones prépayés sont abordables. Ce n’est guère différent des bureaux de tabac français dans lesquels on peut aussi se procurer des cartes de recharge pour le Google Play ou l’App Store.

Tabac

La plupart des konbini proposent des paquets de cigarettes et du tabac en tout genre.

Services

konbini-interieur

Non contents de proposer toute une gamme variée d’aliments et de produits, les konbini sont des magasins qui se sont diversifiés ces dernières décennies. Ils offrent de multiples services bien commodes au quotidien. On peut payer nos factures, utiliser les distributeurs automatiques, envoyer des colis ou acheter des billets pour voir un film.

Imprimante

Les services d’impression sont certainement les plus populaires dans un konbini. Une colossale imprimante est accessible à tout le monde contre quelques centaines de yens. Chacun peut photocopier, scanner, imprimer ou faxer à sa guise. On peut presque tout ordonner : les documents en noir et blanc, en couleurs, en recto ou en recto verso… selon l’ancienneté de la machine, il est parfois envisageable de réaliser le service directement par Bluetooth ou par clé USB. La compatibilité est assurée avec tous les smartphones récents. Bref, les imprimantes sont salvatrices pour adresser des télécopies nationales et internationales. Elles sont aussi utilisées par les étudiants pour éditer des clichés sur du papier photo.

Bien des imprimantes de konbini recourent au service sans fil Network Print. Il est pratique, car ce dernier permet de transmettre des données depuis son PC vers une photocopieuse à l’échelle nationale. On peut donc imprimer, à tout moment et en tout lieu, des documents ou des photos. Les entreprises adorent, car elles peuvent envoyer des documents à leurs employés en voyage d’affaires. Les ménages en profitent aussi en cas de voyage ou d’éloignement. Il suffit de télécharger un fichier sur l’application, de prévisualiser le document et de recevoir un code. Ensuite, on se rend à l’imprimante dans la supérette, on entre le code et on peut récupérer les documents imprimés. Le montant est légèrement supérieur à celui d’une impression normale, à partir de 20 yens pour le noir et 60 yens pour la couleur.

Le coût des services d’impression dépend de la chaîne de magasins ainsi que du lieu. Voici les tarifs que nous avons relevés :

Magasins Noir et blanc Couleur Photo à imprimer
Taille Prix Taille Prix
7-Eleven Tout
Carte postale
10 yens

20 yens
Autre que A3

A3

Carte postale
50 yens

80 yens

60 yens
Taille L

À partir de 40 yens
Lawson Tout
Papier brillant A4
10 yens

40 yens
Autres que A3

A3
50 yens

80 yens
Taille L
A partir de 30 yens
Family-Mart Tout
Papier brillant A4
10 yens

40 yens
Autres que A3

A3 et A4

Papier glacé
50 yens

80 yens
Taille L

A partir de 30 yens
Autres Autres que A3
A3
5 yens

10 yens
Autres que A3

A3
30 yens

60 yens
Taille L

200 yens

Les konbini sont des lieux prisés pour faire imprimer ou photocopier des documents. Les prix sont abordables. Les copies monochromes sont imprimées sur du papier de haute qualité, de sorte que le noir et le blanc soient clairs et nets. Le papier est légèrement plus fin que d’ordinaire, ce qui permet de colorer clairement le fond. Les imprimantes des supérettes japonaises sont réputées pour leur rapidité : la vitesse de copie est de 6 à 8 secondes par feuille et on a la possibilité de copier jusqu’à 45 feuilles consécutives par minute.

7-Eleven

Type Taille Prix
Noir et blanc Tout
Carte postale
10 yens
20 yens
Couleur B5 / A4 / B4
A3
Carte postale
50 yens
80 yens
60 yens
Couleur monochromatique B5 / A4 / B4 / Carte postale
A3
50 yens
80 yens
Tirage photographique Taille L 40 yens

Lawson

Type Taille Prix
Noir et blanc Tout
Papier glacé A4
10 yens
40 yens
Couleur B5 / A4 / B4
Papier glacé A3 / A4
50 yens
80 yens
Tirage photographique Taille L
Format 2L
80 yens
220 yens
Papier autocollant Version L
Version 2L
150 yens
250 yens
Papier Carte postale Noir et blanc
Couleur
20 yens
60 yens

FamilyMart

Type Taille Prix
Noir et blanc Tout
Papier glacé A4
10 yens
40 yens
Couleur B5 / A4 / B4
Papier glacé A3 / A4
50 yens
80 yens
Tirage photographique Taille L
Format 2L
80 yens
200 yens
Impression de l'index 24 feuilles 100 ~ 120 yens

Autres

Type Taille Prix
Noir et blanc B5 / A4 / B4
A3
5 yens
10 yens
Couleur B5 / A4 / B4
A3
30 yens
60 yens
Impression sur papier ordinaire Noir et blanc Toutes tailles
Couleur A4 / B5 / B4
Couleur A3
10 yens
50 yens
80 yens
Tirage photographique Taille L
Format 2L
Photo d'identité
20 yens
80 yens
100 yens

Photo d'identité

On peut utiliser une photocopieuse de konbini pour convertir une photo prise avec son smartphone en une photo d’identité. C’est très commode, et c’est bien entendu disponible 24 heures sur 24, 365 jours par an. Lorsque l’on est empressé et que l’administration exige des papiers dans les plus brefs délais, ça sauve la vie ! Le gros atout par rapport à nos photomatons est que l’on dispose déjà de la photo que l’on souhaite imprimer. Ainsi, on peut choisir le cliché le plus probant avant de décider de son impression.

Article Image Bizi ID
Prix 3 par feuille, 200 yens 6 par feuille, 200 yens
Magasin 7-Eleven

Lawson

Family Mart
7-Eleven

Lawson

Family Mart
Période de stockage des photos 7 jours 6 mois
Inscription des membres Non requis
Méthode Navigateurs et applications dédiées

Colis

Les diverses machines du konbini octroient l’impression de timbres postaux, mais aussi l’affranchissement des lettres et des colis. Les tarifs pratiqués sont ceux de la poste japonaise, très commode quand on sait que les bureaux ferment habituellement à 15 heures. Les « convenience stores » représentent alors un parfait complément au système.

Toilettes

Au Japon, un magasin de proximité permet de se soulager en allant aux toilettes. C’est bien utile si l’on a une crampe à l’estomac, que l’on ne peut plus se retenir ou que l’on ressent un besoin de vomir. Toutefois, cela n’est pas valable pour l’ensemble des établissements. Il peut y avoir des boutiques de proximité qui légifèrent l’accès à leurs toilettes. Le plus souvent, on repère un panneau à l’entrée du magasin, à la caisse ainsi que devant la porte des toilettes. La procédure standard au Japon pour accéder aux sanitaires d’un konbini est de toujours demander l’accès à un employé.

Selon les intentions du magasin et la façon dont vous l’utilisez, cela peut être considéré comme une nuisance ou même une intrusion. Il n’est pas illégal de se rendre aux toilettes, mais cela peut être mal perçu par les travailleurs. C’est surtout vrai quand vous entrez exclusivement dans le magasin pour exploiter les toilettes. Si vous disparaissez ensuite sans acheter le moindre produit, alors votre action sera jugée impolie.

Si vous êtes un habitué et que vous utilisez le magasin uniquement pour aller faire vos besoins chaque jour, vous pouvez être certains de récolter des critiques au bout d’un moment. Il est toutefois peu probable que vous ayez des ennuis un jour avec la police pour avoir employé les toilettes. Mais il y a eu des cas où un Japonais a été banni des lieux !

Comme indiqué précédemment, quand vous allez dans un petit commerce au Japon pour user des toilettes, il est de bon ton de faire un achat. Même s’il s’agit d’une somme modique, cela est important pour l’appréciation des autres. Les toilettes constituent un espace que l’établissement entretient et fournit à tout le monde. Ils sont accessibles gracieusement, alors il est correct de remercier les personnes qui se donnent du mal, d’une manière ou d’une autre.

Borne Wi-Fi

7-Eleven, Lawson et FamilyMart sont les trois magasins de proximité qui proposent actuellement des services Wi-Fi gratuits. Les performances sont cependant différentes en termes de vitesse et de contenu de service. Premièrement, il y a des limites concernant le nombre de connexions et la durée de ces dernières chaque jour.

Magasin Nombre d'heures disponibles par jour
7-Eleven Jusqu'à 3 séances (jusqu'à 60 minutes par séance)
Lawson Jusqu'à 5 séances (jusqu'à 60 minutes par séance)
FamilyMart Jusqu'à 3 séances (jusqu'à 20 minutes par séance)

Il est nécessaire de prendre en compte la maintenance programmée des entreprises. Ainsi, le Wi-Fi de Lawson n'est pas disponible tous les mercredis entre 1 et 5 heures du matin. La connexion chez FamilyMart est inaccessible entre 1 et 5 heures du matin tous les lundis. Quant à 7-Eleven, le groupe ne fait pas d'annonce concernant la maintenance programmée.

Le Wi-Fi est compatible avec les principaux appareils. Mais dans le détail, il existe quelques différences minimes :

Magasin Appareils compatibles
7-Eleven Smartphones (iPhone, Android), PC et tablettes, 3DS et autres consoles de jeux
Lawson Smartphones (iPhone, Android), PC et tablettes
FamilyMart Smartphones (iPhone, Android), PC et tablettes

Distributeur automatique

Les konbini logent la plupart du temps un ou plusieurs distributeurs automatiques pour retirer de l’argent en toute sécurité. Dans un 7-Eleven, il existe un seuil de 50 billets à la fois. Il faut ainsi réaliser plusieurs opérations si l’on désire retirer beaucoup d’argent. La limite de retrait quotidienne diffère selon l’institution financière affiliée. Lawson et FamilyMart appliquent un plafond de 200 000 yens par transaction.

La machine fonctionne de la même manière que tous les autres guichets :

  1. Insérez la carte bancaire
  2. Choisissez la langue (on trouve souvent le français et toujours l’anglais)
  3. Cliquez sur le bouton « retrait »
  4. Choisissez le compte de retrait (si disponible)
  5. Entrez le code secret
  6. Sélectionnez le montant à retirer
  7. Sélectionnez une devise pour calculer la facturation
  8. Retirez votre argent et votre carte

Les cartes VISA et Mastercard sont acceptées.

Cinéma

Les konbini n’offrent pas (encore) des services de cinéma, mais des rapprochements entre des établissements ont été opérés ces dernières années. Les bornes tactiles qui nous permettent de régler nos factures de gaz ou d’électricités peuvent aussi acquérir un ticket pour visiter le musée Ghibli ou pour voir le nouveau Marvel ! En pratique, cela n’est plus révolutionnaire : la plupart des entreprises proposent d’acheter une place sur leur site Internet, accessible depuis son téléphone ou ordinateur.

Organisation du magasin

On estime qu’un magasin de ce type comprend à peu près 2500 à 3000 genres de marchandises différentes dans un espace de moins de 100 m². La disposition n’est pas aléatoire, mais mûrement réfléchie. Les produits populaires sont soigneusement sélectionnés sur la base des données recueillies par le système POS, qui collecte les habitudes d’achat. Les produits impopulaires sont vite exclus et en un an, environ 70 % des marchandises sont substituées. La hauteur des étagères et la présentation des produits sont fondées sur des règles d’ingénierie humaine.

Chaque fois qu’un code-barre est scanné à la caisse, le dispositif POS enregistre les détails de la vente selon 3 critères : quand, quoi et combien. Une gigantesque quantité d’information est emmagasinée de cette manière chaque jour. Elle est automatiquement collectée par un système affûté. Ainsi, un konbini n’est pas seulement un établissement de vente, c’est un authentique nœud dans un réseau. Les différentes enseignes d’une même chaîne collaborent avec les fabricants sur le développement des produits en créant de nouveaux outils de distribution.

Les consommateurs sont généralement catégorisés selon plusieurs critères (âge ou sexe, par exemple). À l’avenir, le recueil de ces données se fera probablement par les caméras. Mais aujourd’hui, ce sont bien les employés de caisse qui accomplissent la besogne. Lorsqu’un client se présente, le travailleur devine l’âge de ce dernier d’après son apparence. Après avoir entré le prix du produit dans la caisse enregistreuse, le salarié appuie sur la touche « base client ». Le bouton bleu signifie « homme », alors que le rose désigne la « femme ». Puis, l’employé doit choisir entre 5 autres boutons : 12 pour les moins de 12 ans, 19 pour les 13 à 19 ans, 29 pour les 20 à 29 ans, 49 pour les 30 à 49 ans et 50 pour les 50 ans et plus.

Cette quantité imposante de données est ensuite recueillie au siège de la chaîne de magasins. Les grands groupes ont donc une colossale infrastructure pour lancer des campagnes marketing ou pour trier des produits plus attrayants. C’est comme cela que les tendances se dessinent d’une année à l’autre. Les boutiques de proximité n’ont qu’un mince espace et par conséquent un modeste stockage. Ainsi, les livraisons sont souvent automatisées en fonction des écoulements habituels constatés grâce à ces traqueurs de performance.

Un marché qui se centralise

Le nombre de chaînes de magasins a diminué au cours de la dernière décennie. Dans le même temps, le nombre de magasins a augmenté. Le marché est capté à 90 % par 3 grandes marques.

Nombre de chaînes Nombre de magasins
2020 17 57.999
2019 17 57.966
2018 18 58.340
2017 22 57.956
2016 23 57.818
2015 26 57.052
2014 26 55.774
2013 26 52.902
2012 25 50.206
2011 25 47.593

Source : Enquête statistique sur les chaînes de franchise de la JFA Franchise Chain Association (2011-2020).

Un emploi accessible

Les magasins de proximité recrutent sans arrêt. Les Japonais sont nombreux à avoir exécuté cette mission au moins une fois dans leur vie. Les objectifs demandés sont essentiellement l’utilisation des caisses enregistreuses de points de vente (avec le système POS), le scan des codes-barres des produits, la vente des marchandises et l’emballage de sacs. Ils peuvent également être amenés à régler le paiement de factures de service public (électricité, eau) et soutenir le client à achever d’autres besognes (par exemple avec l’imprimante). La commande de produits est passée en tenant compte des données livrées par les ordinateurs du magasin, des événements locaux, mais aussi des prévisions météorologiques.

Les employés peuvent dans certains cas être poussés à réaliser des opérations de promotion de ventes propres au magasin. Cela coïncide généralement avec le lancement de nouveaux produits ou le début de services originaux (nouvelle machine, fonctionnalités, etc.). Ils sont donc tenus de se former à la maîtrise de toutes les installations du commerce de proximité.

Aucune éducation ou qualification spécifique n’est requise pour devenir vendeur dans un konbini. C’est un avantage qui séduit les étudiants, les femmes au foyer et toutes les personnes capables de travailler. Cependant, les contrats sont majoritairement à temps partiel, bien qu’ils puissent également être à temps plein pour certains chanceux. Les recrues mémorisent les bases du service à la clientèle comme l’accueil, mais aussi l’usage des caisses enregistreuses. Il est essentiel de prêter attention à la disposition des marchandises et de veiller à la propreté du magasin.

Les employés doivent aussi apprendre à passer des commandes. Les personnes se voient imputer des tâches en fonction de leurs performances, indépendamment de leur statut d’employé ou de travailleurs à temps partiel. De nouveaux produits et articles sont ajoutés chaque semaine, de sorte que la connaissance de ces derniers est toujours incontournable pour un salarié. Ce métier permet de se familiariser avec tous les aspects de la gestion du commerce de détail, de la vente à la prise des commandes en passant par d’autres tâches. De plus, la profession suppose un contact continuel avec les clients. Il est donc indispensable de savoir les accueillir et satisfaire leurs besoins.

Les boutiques de proximité sont généralement situées dans les zones de bureau, dans les aires mercantiles, devant les gares ou dans les secteurs résidentiels. On en trouve aussi le long des autoroutes de banlieue dans tout le pays. La plupart des magasins sont aujourd’hui ouverts 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Ainsi, les heures d’activité sont basées sur les équipes mobilisables. Les salariés œuvrent en fonction des heures de travail figurant sur leur planning. Il n’y a que 14 % d’employés réguliers, l’écrasante majorité étant à temps partiel. La moyenne d’âge est de 42,1 ans. Le revenu de recrutement (montant mensuel) en 2021 est estimé à 220 000 yens (1600 euros). La plupart des konbini fonctionnent en 3×8 (3 groupes se succèdent par tranches de 8 heures).