tramway-japon

Le tramway (路面電車, romendensha) fait partie du vaste système ferroviaire japonais. Le premier tramway au Japon a été le chemin de fer électrique de Kyoto, construit en 1895. Quelques années plus tard, en 1932, il y avait 82 compagnies de tramway dans 65 villes, couvrant pas moins de 1479 km de voies. La majorité des itinéraires était desservie par des lignes interurbaines.

La motorisation accrue du pays ainsi que la démocratisation des systèmes de trains rapides ont contribué à une disparition progressive (mais pas totale) du tramway au Japon. Les clôtures se sont enchaînées entre les années 1960 et 2000. Dans la capitale Tokyo, il y en avait 82 en 1932, contre seulement 2 aujourd’hui (voies Toden Arakawa et Tokyu Setagaya).

Cependant, de nombreuses municipalités japonaises (surtout les petites) ont conservé leur réseau de tramway. Les fréquentations demeurent faibles, et il pourrait y avoir de nouvelles fermetures à venir. Paradoxalement, le tramway est considéré par une partie des citoyens communs moyens de locomotion respectueux de l’environnement et rempli de charme. Les systèmes les plus connus sont ceux de Sapporo, Hakodate, les deux de Tokyo, Enoden à Kamakura ou encore Kumamoto.

Différence avec les trains au Japon

La principale différence du tramway avec un train repose dans le fait que le premier se déplace sur la route. Il n’y a pas seulement des voies ferrées, mais aussi des arrêts sur l’itinéraire où les gens peuvent monter et descendre. Les tramways ont toujours coexisté avec les automobiles qui circulaient autrefois dans le Japon. Il a largement dominé durant la Seconde Guerre mondiale, lorsque l’essence et le diesel manquaient au pays. Il a ensuite décliné au moment où la paix était revenue et où le nombre de voitures privées a augmenté.

La distinction se fait également sur le plan juridique : les lois qui caractérisent les lieux du train et du tramway sont différentes. Les tramways sont définis par l’article 2 de la loi sur les voies ferrées, qui stipule que les « voies sont posées sur la route ». À l’inverse, les chemins de fer sont définis par l’article 61 de la loi sur les affaires ferroviaires. On peut y lire l’interdiction de peau sur les routes, tout l’inverse des tramways. Il y a donc une distinction claire et nette entre les tramways des chemins de fer qui concerne l’installation, ou non, du trajet sur les routes.

Les tramways doivent respecter de nombreuses règles de trafic énoncées par plusieurs législations. L’article 21 de la loi sur la circulation routière stipule que les véhicules routiers ne doivent, en principe, pas emprunter la voie des tramways, sauf si cela est inévitable. Les tramways sont toujours prioritaires. Ces derniers peuvent aussi se déplacer sur la route, donc lorsque vous tournez à droite en voiture, vous devez être à l’intérieur de la piste. Par conséquent, rouler à proximité d’un tramway peut être difficile pour les personnes qui ne sont pas habituées.

L’endroit où les passagers montent et descendent en tram est appelé une zone de sécurité au Japon. Il en existe de nombreuses au milieu des grandes routes et les gens vont et viennent. Si vous conduisez en voiture, il faut impérativement réduire la vitesse. Il est interdit aux véhicules d’entrer dans la zone de sécurité. Le stationnement et l’arrêt sont également proscrits sur le côté gauche de la zone de sécurité et à 10 m devant et derrière.

Liste des tramways actifs du Japon

Nom Emplacement Date
Bureau des transports de la ville de Hakodate Hakodate 31 octobre 1913
Chemin de fer électrique d'Hiroshima Hiroshima 23 novembre 1912
Chemin de fer électrique de Hiroshima Ligne Miyajima Hiroshima-Miyajima 22 août 1922
Bureau des transports de la ville de Kagoshima Kagoshima 1er décembre 1912
Ligne de chemin de fer électrique Chikuho Kitakyūshū-Nōgata 21 mars 1956
Tosaden Kochi 2 mai 1904
Bureau des transports de la ville de Kumamoto Kumamoto 1er août 1924
Chemin de fer électrique de Keifuku Kyoto 25 mars 1910
Ligne Keihan Keishin Kyoto 15 août 1912
Ligne de la ville de Matsuyama Matsuyama 8 août 1911
Tramway électrique de Nagasaki Nagasaki 16 novembre 1915
Tramway électrique d'Okayama Okayama 5 mai 1912
Tramway de Hankai Osaka-Sakai 1er octobre 1910
Tramway de Sapporo Sapporo 4 août 1918
Ligne Manyō Takaoka 10 avril 1948
Lignes Arakawa Tokyo 1er avril 1913
Setagaya Tokyo 18 janvier 1925
Toyama Chiho Toyama 1er septembre 1913
Ligne urbaine de Toyohashi Toyohashi 14 juillet 1925
Fukubu Fukui 1924

Atouts

Une partie des Japonais et des touristes étrangers apprécient le tramway au Japon pour plusieurs raisons. La première est assez paradoxale, car elle concerne sa vitesse, lente pour un moyen de locomotion. Cela procure cependant au passager la sensation de sentir l’atmosphère de la ville depuis la fenêtre du train. On est plus proche des bâtiments et des personnes que sur un chemin de fer ou un bus. Les tramways roulent à une allure plus lente que les voitures au Japon.

Le pays du soleil levant s’améliore sans cesse en matière d’accessibilité. Il y a aujourd’hui peu de marches et d’escaliers pour monter et descendre des tramways japonais. On peut les utiliser comme si l’on montait à bord d’un bus. C’est tout le contraire des stations de train et de métro qui possèdent systématiquement des escaliers. Le nombre d’ascenseurs se multiplie dans ces dernières, mais ce n’est pas encore acquis dans les villes plus réduites que les grands centres urbains.

Le tramway s’appuie donc sur les atouts du chemin de fer (le confort du train) tout en s’appropriant les avantages du bus (il est facile de monter et de descendre, vitesse lente). Il s’épargne les inconvénients de ces derniers (les bosses sur la route, l’aspect impersonnel des trains).

Certaines municipalités ont fait le choix de conserver leur système de tramway pour des considérations économiques ou écologiques. En effet, le système de traction est aujourd’hui exclusivement électrique, ce qui permet de contribuer à une empreinte carbone moindre et offrir un transport en commun plus « propre ».  Les aménagements des tramways japonais remontent, pour la plupart, au début du XXe siècle et sont bien conservés. Le personnel d’une ligne entière est environ de 200 personnes.

Futur

L’arrivée du Toyama Light Rail, un tramway fonctionnant sur une technologie moderne, est couronnée de succès. Ce moyen de locomotion, électrique, est utile pour proposer une nouvelle expérience aux voyageurs. La vitesse est désormais correcte, l’impact sur l’environnement est réduit et l’on peut construire directement sur les routes. De nombreux gouvernements locaux envisagent d’introduire le système de tramway de nouvelle génération, nommé « LRT ». Il diffère des véhicules traditionnels, car il est plus facile d’y monter et descendre. C’est un argument de poids pour la population vieillissante du Japon. De plus, les voitures de ce type de tramway n’émettent pas de gaz d’échappement.

Le premier avantage est donc, aux yeux des autorités, l’effet d’allègement de la charge sur l’environnement du trafic. Le mode de circulation sera également lissé, avec une alternative crédible pour les citadins des grandes villes, et notamment Tokyo. L’idée est que le maximum de personnes privilégie les transports en commun, plutôt que des véhicules thermiques.

Avec la réduction des obstacles (vides, marches) induit par les véhicules à plancher surbaissé et la multiplication des réseaux mutualisés de transport en commun, ces nouveaux types de tramway promettent de bonifier la commodité d’un quartier. Les autorités espèrent créer une ville attractive et redynamiser leur région respective. Rappelons qu’au Japon, un important nombre de résidents vit dans une zone citadine et suburbaine qui doivent être reliées.

Le gouvernement national à formuler un appui à la réalisation du SLR. Cette politique vise à revitaliser les différentes provinces en fournissant une contribution globale telle que l’amélioration de la livraison express et de la transportabilité. La coordination avec le développement communautaire et le soutien à la maintenance du matériel sont aussi indiqués. La ville d’Utsunomiya (préfecture de Tochigi) prévoit notamment d’ouvrir son Utsunomiya Light Rail !