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Flickr / hans-johnson

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Le tourisme au Japon : statistiques, coronavirus, carte, tout savoir

En septembre 2020, le Japon est toujours grandement paralysé par la pandémie de coronavirus. Les frontières sont fermées pour la plupart des personnes. Dans cet article, retrouvez les principaux éléments à savoir sur le tourisme japonais.

Des records chaque année

Selon un rapport sur la compétitivité du secteur des voyages et du tourisme en 2017, le Japon est classé 4e sur 141 pays. Les résultats obtenus par le Japon sont relativement élevés dans presque tous les domaines présentés : santé et hygiène, sûreté et sécurité, ressources culturelles et voyages d’affaires.

Selon l’Agence japonaise du tourisme, 31,9 millions de visiteurs étrangers sont venus au Japon en 2019. Pour la septième année consécutive, le nombre de visiteurs a atteint un nouveau record : +2,2 % par rapport à 2018. Les 40 millions de visiteurs étrangers prévus par le gouvernement en 2020 paraissent aujourd’hui difficilement réalisables.

On a compté 5,6 millions de visiteurs sud-coréens au Japon en 2019. Cela représente une baisse de 25,9 % par rapport au record de 7,5 millions atteint en 2018. Les touristes en provenance de pays autres que la Corée du Sud ont continué à augmenter au Japon, avec une hausse de 14,5 % en 2018 pour atteindre 9,6 millions de touristes chinois.

L’importance du tourisme est certaine :

  • Les dépenses de voyage : 22,5 billions de yens (effet d’entraînement de la production : 46,7 billions de yens)
  • Effet de création d’emplois : 2,08 millions d’emplois (emplois créés, y compris l’effet d’entraînement : 3,94 millions d’emplois)
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La fracture du coronavirus

Avec l’arrivée du COVID-19 dans le monde, le Japon a rapidement décidé de fermer ses frontières. Personne ne pouvait rentrer (ou presque), et les départs étaient relativement compliqués. A l’été 2020, c’est le tourisme intérieur et national qui a repris. L’épidémie étant toujours en cours, cela n’a pas suffit à rebooster l’économie.

Les données de juillet 2020 sont sévères : seulement 3 800 visites de résidents étrangers au Japon selon les données officielles. C’est une baisse de 99,9% ! C’est moins que les 20 295 visites de résidents japonais/visites de Japonais à l’étranger (baisse de 98,8%).


source: tradingeconomics.com

Si l’année avait bien démarré, il n’y a eu que 3,950,807 visiteurs au Japon en 2020 à la date du 23 septembre. Selon les données officielles, il n’y a eu que 80 Français en juillet 2020.

Le meilleur moment pour voyager au Japon

Idéalement, les mois d’avril, d’octobre et de novembre sont les meilleurs moments pour visiter le Japon. Les cerisiers sont en pleine floraison en avril, lorsque le temps est doux. Au cours des mois d’octobre et de novembre, le climat est chaud et les feuilles d’automne se révèlent très spectaculaires. Les frais d’avion et d’hôtel sont généralement moins élevés pendant ces mois.

Le tourisme domestique constitue toujours un élément essentiel de l’économie et de la culture du Japon. Pour de nombreux collégiens, le moment phare de leur scolarité est la visite de Tokyo Disneyland ou de la Tour de Tokyo. Le vaste réseau ferroviaire ainsi que les vols intérieurs assurent un transport efficace et rapide.

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Trop de touristes au Japon ?

Les autorités encouragent le tourisme pour stimuler l’économie. Peut-on accueillir 60 millions de visiteurs par an sans perdre sa culture et son esprit ?

Ces dernières années, le tourisme a été un salut bienvenu pour l’économie nippone. Le nombre de visiteurs étrangers a augmenté de 8,7 % en 2018 par rapport à l’année précédente, pour atteindre 31,19 millions. Le Japon organise deux événements sportifs majeurs, la Coupe du monde de rugby de septembre à novembre 2019 et les Jeux olympiques d’été de Tokyo en 2020 (2021, avec l’effet du coronavirus). Ces chiffres devraient continuer à augmenter.

La multiplication des touristes étrangers au Japon tient notamment à l’assouplissement progressif des exigences en matière de visa de voyage depuis 2013. La croissance du nombre de compagnies aériennes à bas prix en Asie et la dépréciation du yen ont fait du Japon l’une des destinations les plus prisées de la région.

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Cette situation a pour conséquence une pollution touristique (観光公害 ; kankou kougai). Un tourisme excessif dans certains endroits peut engendrer des incommodités mineures et majeures. Ces inconvénients englobent le surpeuplement des bâtiments et des transports (déjà bondés), la pollution par les déchets et le bruit, les infractions aux règles et aux coutumes ( aussi bien intentionnelles qu’accidentelles) ainsi que la destruction de l’atmosphère initialement entretenue et conservée par les habitants. Résultat : des frictions accrues entre les habitants et leurs hôtes.

Est-ce que Kyoto sera le prochain Taj Mahal ? Cette merveille du XVIIe siècle, où la paix et la tranquillité sont éclipsées par le tumulte de vastes foules, la sérénité ?

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Voici les principales conséquences négatives du tourisme sur le Japon :

  • Les Maiko ( des geishas en formation) subissent le harcèlement des touristes à des fins personnelles tandis qu’elles se rendent au travail.
  • La merveilleuse Bambouseraie d’Arashiyama, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO a été profanée par des touristes qui ont gravé leur nom dans le bambou. On pourrait comparer cette gravure à l’amour des cadenas à Paris.
  • Déçus et agacés par le succès des réseaux sociaux, certains restaurateurs se retrouvent dans une situation difficile. De nombreux touristes irréfléchis entrent dans les restaurants juste pour prendre des photos à mettre en ligne, puis en sortent sans rien commander.

Dans les années qui suivront les Jeux olympiques, la question de savoir si le secteur du tourisme peut poursuivre sa croissance à un rythme aussi effréné se posera. En raison de l’augmentation des coûts, de mauvaises infrastructures (y compris d’hébergement), d’une population qui ne tolère plus les étrangers et de la crainte de nouvelles catastrophes naturelles, les conséquences pourraient être désastreuses.

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