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Tokyo relève l’alerte Coronavirus au plus haut niveau : ce que cela signifie

Tokyo vient de porter son alerte à la pandémie de coronavirus au plus haut niveau ce mercredi 15 juillet. Cette décision fait suite à la récente recrudescence des cas d’infection dans la capitale. Les signes se multiplient et indiquent que le Japon est confronté à une résurgence du virus après la levée de l’état d’urgence en mai.

Le plus haut niveau d’alerte

Après avoir confirmé 165 nouvelles infections, le gouvernement métropolitain a appelé à une vigilance maximale. Pour la septième fois consécutive, le nombre de cas de contamination dépassait la centaine. En réaction, le niveau d’alerte a été porté au plus haut des quatre niveaux pour signifier que « les infections se propagent ».

Yuriko Koike, la gouverneure de Tokyo, a enjoint les personnes d’éviter tout voyage non essentiel en dehors de Tokyo. Les habitants doivent également s’abstenir de se rendre dans les établissements nocturnes et les restaurants qui n’ont pas pris de mesures suffisantes pour prévenir les infections.

« Je voudrais une fois de plus demander aux résidents et aux entreprises de faire preuve de diligence pour empêcher la propagation du virus », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse.

Depuis la levée de l’état d’urgence le 25 mai dernier, le nombre de nouvelles infections à Tokyo est en augmentation. Jusqu’à dimanche, les autorités de la ville ont signalé quatre jours consécutifs de plus de 200 cas.

Le nombre de cas signalés par jour correspond aux derniers chiffres communiqués par les autorités sanitaires et les établissements médicaux de la capitale. Avant cette annonce, des experts médicaux travaillant avec le gouvernement métropolitain ont proposé de relever le niveau d’alerte après que le nombre total de cas à Tokyo ait atteint 8 354, soit environ un tiers du total national d’environ 22 500 cas.

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Une deuxième vague ?

Selon Norio Omagari, du Centre de contrôle et de prévention des maladies, le nombre moyen d’infections non décelables au cours des sept derniers jours a doublé par rapport à la semaine précédente. Il a souligné que ces cas pourraient atteindre environ 1 200 par jour en quatre semaines et se multiplier jusqu’à 20 000 par jour dans quatre autres semaines.

Toutefois, il a déclaré que la situation actuelle n’était pas le résultat d’une « deuxième vague » de l’épidémie, citant un nombre moins élevé de personnes en état grave par rapport à mars et avril.

La ville de Tokyo a connu des cas d’infections collectives (clusters) dans des établissements de vie nocturne tels que des clubs d’accueil et des cas ont également été signalés dans des lieux tels que des théâtres, des crèches et des établissements d’aide sociale.