Takahiro Shiraishi, le « tueur japonais de Twitter », condamné à mort

Il avait été arrêté en 2017. Après avoir tué 9 personnes de sang-froid, il avait choqué le Japon. Takahiro Shiraishi est surnommé « le tueur de Twitter », puisqu’il avait attiré ses victimes dans son appartement via le réseau social. Il a aujourd’hui été condamné à mort.

Tueur de Twitter Japon
Takahiro Shiraishi / Getty Image & YouTube

Le « Tueur de Twitter » japonais

L’affaire a été très médiatisée au Japon. Devant une série d’articles de presses chocs, l’homme de 30 ans avait admis avoir assassiné et démembré ses victimes qu’il avait rencontrées auparavant sur les réseaux sociaux. Pour la plupart, il s’agissait de jeunes femmes.

Le verdict du procès était programmé pour ce mardi 15 décembre 2020. Plus de 400 personnes se sont présentées pour assister à la sentence, alors même que le tribunal ne disposait que de 16 sièges pour le public. L’homme a été condamné à la peine de mort, une sentence qui reste très populaire dans la population. Le Japon est l’un des rares pays développés à conserver la peine capitale.

Shiraishi avait un mode opératoire bien précis. Il utilisait Twitter pour attirer des femmes suicidaires chez lui, en leur promettant une aide pour mourir. Dans certains cas, il allait même jusqu’à promettre de se tuer à leurs côtés. Finalement, il a assassiné (en étranglant) et a démembré 8 femmes et un homme, âgés de 15 à 26 ans. Les faits remontent entre août et octobre 2017.

La maison des horreurs

En arrivant sur les lieux du crime, les médias japonais ont appelé sa résidence la « maison des horreurs ». Les enquêteurs ont découvert 9 têtes, ainsi qu’un grand nombre d’os et de bras et de jambes, cachés dans des glacières, ainsi que dans des boîtes à outils.

Au procès, les procureurs ont demandé la peine de mort pour l’auteur des faits. Celui-ci avait reconnu avoir tué et massacré ses victimes. Les avocats ont tenté de plaider une peine moins lourde en indiquant que son client avait l’accord, le consentement des victimes. Mais mardi, le juge a indiqué « qu’aucune des victimes n’a accepté d’être tuée. »

Au Japon, les morts ont stupéfait le pays. Le débat sur le suicide a été relancé, et notamment sur les sites où il est discuté. Pour Twitter Japan, il y a également eu des répercussions. Les règles ont été modifiées, de sorte que les utilisateurs d’État ne doivent pas promouvoir ou encourager le suicide ou l’automutilation.

Source : BBC

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