10 faits passionnants sur le système scolaire japonais

Salle de classe dune ecole japonaise

Selon une étude récente, les enfants japonais sont en tête du classement mondial en matière de calcul et d’alphabétisation. Mais qu’est-ce qui rend l’approche du système scolaire japonais si unique et si différente du reste du monde, et surtout, que pouvons-nous en apprendre ?

En combien de temps pouvez-vous multiplier 21 fois 13 ? Probablement une minute. Et que dire de 123 fois 321 ? Plus d’une minute, c’est sûr. Les enfants japonais le font en un rien de temps, avec l’aide de plusieurs lignes. Chaque enfant peut le faire, même un enfant de cinq ans. Mais ils n’apprennent pas les chiffres par cœur. Au lieu de cela, ils dessinent… et jouent !

1 – Les bonnes manières d’abord, la connaissance ensuite

Les écoliers japonais ne passent pas d’examens avant la 4e année (lorsqu’ils ont 10 ans), et ils se contentent de passer une sorte de petit test.

On considère qu’au cours des trois premières années d’études, les connaissances académiques ne sont pas la chose la plus importante. On met l’accent sur l’éducation. On enseigne aux enfants le respect des autres personnes et des animaux, la générosité, la capacité de sympathiser, la recherche de la vérité, la maîtrise de soi et le respect de la nature.

Bien sûr, l’apprentissage de la langue reste régulier et assez soutenu. N’hésitez pas à retrouver notre guide pour apprendre le japonais. Comme pour les étudiants nippons, il est essentiel d’y aller par pallier et de ne pas se précipiter.

2 – L’école commence… en avril

Dans la plupart des pays où les enfants terminent leur scolarité, les Japonais commencent à étudier. Et le début de l’année coïncide avec l’un des plus beaux phénomènes – la floraison des sakura.

Les étudiants se mettent donc au diapason d’une manière subtile et sérieuse. Quant à l’année universitaire, elle se compose de trois trimestres : du 1er avril au 20 juillet, du 1er septembre au 26 décembre et du 7 janvier au 25 mars. Ainsi les Japonais se reposent pendant six semaines lors des vacances d’été et pendant deux semaines en hiver et au printemps.

3 – Aucun agent d’entretien dans le système scolaire japonais

Toutes les classes se relaient pour nettoyer les salles de classe, les couloirs et même les toilettes. Les enfants apprennent ainsi dès leur plus jeune âge à travailler en équipe et à s’entraider.

Qui plus est, après avoir consacré tant de temps et d’efforts au nettoyage, les écoliers sont peu disposés à jeter des déchets. Cela leur enseigne à respecter leur travail, ainsi que celui des autres, et à respecter l’environnement.

4 – Les enseignants n’envoient pas les élèves hors de la classe

Les enfants sont des enfants, ne nous le cachons pas. La culture ou le pays d’où ils viennent n’empêche pas qu’il y en ait toujours deux ou trois (voire toute la classe) qui ont tendance à mal se comporter de temps en temps ! Voilà l’un des nombreux défis auxquels les enseignants sont confrontés dans leur travail.

Dans bien des pays autres que le Japon, il est courant de renvoyer de la classe les élèves qui se comportent mal. En revanche, dans les écoles japonaises, c’est un grand interdit. Selon l’article 26 de la Constitution japonaise, “Tous les peuples ont le droit de recevoir une éducation égale…” et pour cette raison, les enseignants japonais n’osent pas renvoyer les élèves de la classe. En conséquence, les enseignants japonais ont l’habitude de garder leur sang-froid et de rester calmes tout en poursuivant la leçon. Néanmoins, il est rare que cela se produise si un élève perturbe continuellement la classe.

Toute cette patience est requise… Si les enfants étaient envoyés à l’extérieur, ils auraient l’impression de manquer certains aspects de la classe, c’est pourquoi cela n’arrive pas dans les écoles japonaises.

5 – Tout le monde mange le même repas à midi

Il est intéressant de noter que dans les écoles publiques japonaises, tout le monde partage le même repas. Comme dans bien d’autres pays, les élèves ont le choix entre acheter leur repas à la cafétéria ou apporter leur propre boîte à déjeuner. Mais au Japon, les élèves sont formés à manger le même type de repas (quelle que soit leur préférence) et à le terminer dans le temps imparti.

Les élèves n’ont donc pas l’occasion d’acheter leurs propres repas, mais il arrive que des boîtes à repas faites maison soient autorisées pour certaines occasions, à condition que leur contenu soit conforme au règlement de l’école. En général, les boîtes à déjeuner “bento” ne doivent pas contenir d’aliments malsains ou de sucreries. La plupart du temps, les déjeuners faits maison se composent de riz, de légumes, d’une sorte de poisson, d’algues et parfois de poulet.

Egalement, les élèves sont chargés de prendre leurs repas dans la cantine de l’école et de les servir à leurs camarades de classe en portant des masques, des blouses et des bandanas blancs. À la fin du repas, ils sont également chargés de nettoyer et de rapporter les contenants de repas, le tout sous la supervision d’un enseignant. Apprendre aux enfants à servir les autres et à assumer la responsabilité de la propreté de leur environnement, tout cela dès leur plus jeune âge, c’est remarquable !

6 – Activités des clubs du matin et du soir

Chaque jour, les élèves qui sont membres de clubs sportifs ont des activités avant et après l’école. Dans certains de ces clubs sportifs, les enfants doivent courir plusieurs kilomètres par jour pour rester en forme. Naturellement, cela se traduit par des élèves fatigués, endormis et même en sueur pendant les cours, car ils doivent tous se lever très tôt et rentrer tard à la maison pour remplir les engagements de leurs activités de club. Voilà qui semble être un dur labeur, car il faut de la persévérance, de l’engagement et de la détermination !

Les associations sont également extrêmement populaires et la plupart des élèves sont impliqués dans une activité ou une autre. Ils sont extrêmement fiers de leur club et travaillent dur pour se conformer à ce qu’on attend d’eux. Un fonctionnera qui fait partie intégrante du système scolaire japonais.

7 – Matières principales

Dans les écoles du Japon, les principales matières sont les mathématiques, le japonais, les sciences sociales, l’artisanat, la musique et l’éducation physique.

Désormais, la plupart des écoles primaires ont commencé à enseigner l’anglais. Les étudiants apprennent un mode de vie sain, l’informatique, la musique, l’art, l’éducation physique et l’économie domestique, ainsi que les arts traditionnels, comme la calligraphie et le haïku.

Le principe de la calligraphie japonaise, ou shodo, est très simple : un pinceau en bambou est trempé dans l’encre et les symboles des caractères sont dessinés sur du papier de riz avec des traits lisses. Dans ce pays, le shodo n’a pas moins de valeur que la peinture ordinaire. Et le haïku est une forme nationale de poésie qui représente de manière concise la nature et l’homme dans son ensemble.

Ces deux disciplines reflètent l’un des principes de l’esthétique orientale : le rapport entre simplicité et élégance. Les cours apprennent aux enfants à apprécier et à respecter leur culture et sa tradition séculaire.

8 – Règles d’apparence

Les établissements scolaires ont pour la plupart des règles strictes concernant la couleur des cheveux. Les écoliers ne peuvent opter que pour une couleur de cheveux naturelle. Dans de nombreux établissements publics et privés, les garçons ne sont pas autorisés à porter des cheveux longs, seule une coupe de cheveux soignée et courte est autorisée.

Pour les filles, les règles sont les suivantes : marcher sans boucles, cosmétiques, vernis à ongles et bijoux (à l’exception des montres). Les étudiants ne peuvent porter que des chaussettes blanches, noires ou bleu foncé. Si un étudiant a mis, par exemple, des chaussettes marron, ce qui est contraire aux règles de l’école, alors ce vêtement peut être confisqué.

9 – Méthodes d’enseignement traditionnelles

Le Japon a beau être l’un des pays les plus progressistes en matière de science et de technologie, il n’utilise pas beaucoup la technologie dans les écoles. Un grand nombre d’écoles préfèrent le papier et le crayon. Pour réaliser des économies, les écoles utilisent des ventilateurs électriques au lieu de l’air conditionné et des chauffages au kérosène au lieu du chauffage central.

Mais la technologie fait peu à peu son entrée dans les salles de classe et le système scolaire japonais, avec une utilisation accrue d’Internet et des ordinateurs pour les devoirs.

10 – Mobilité des enseignants

Contrairement à la plupart des systèmes éducatifs, le Japon affecte les enseignants aux écoles d’une manière différente. À la différence de la plupart des pays, les écoles individuelles n’ont pas le pouvoir d’engager des enseignants. Ce sont les préfectures qui affectent les enseignants aux écoles et aux élèves qui en ont le plus besoin.

Les enseignants changent d’école tous les trois ans au début de leur carrière. Cela leur permet de travailler dans différents environnements au lieu de rester dans un seul groupe socio-économique d’écoles. A mesure que les enseignants avancent dans leur carrière, ils se déplacent moins.

Dans le secondaire, les enseignants travaillent en moyenne 56 heures par semaine.

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