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Le matin du 31 octobre dernier, le château de Shuri se faisait rapidement consumer par des flammes intenses. L’incendie, qui s’est déclaré sur le site historique aux alentours de 2 h 30 du matin, s’est poursuivi tout au long de la nuit. Plus de 100 pompiers ont vite été dépêchés sur place, mais trois bâtiments étaient déjà totalement détruits au moment où ils ont pu maîtriser le feu.

Un joyau à reconstruire 

En définitive, le hall principal du château et deux autres bâtisses annexes ont complètement été ravagés par le terrible incendie, dont l’origine reste encore inconnue. Soucieux de l’importance historique que le château avait pour la région et pour le Japon en général, le gouverneur d’Okinawa a pris la décision de reconstruire « à tout prix » le château de Shuri. Une démarche qui est logique, à l’instar de celle adoptée le lendemain de l’incendie de Notre-Dame de Paris par Emmanuel Macron.

Il a ensuite décrit la destruction comme « la perte d’un élément fondamental de notre identité ». Si l’on analyse sa déclaration, force est de constater que le « nous » ne se réfère pas forcément à tous les Japonais, mais plus particulièrement aux habitants d’Okinawa. En effet, ce château représentait un savant mélange unique de patrimoines culturels et historiques. La culture de la région baignait alors dans de nombreuses influences, qu’elles soient japonaises, coréennes ou chinoises.

Des rendez-vous planifiés pour le nouveau château de Shuri

Le gouverneur Tamaki a d’ores et déjà annoncé la tenue prochaine de multiples réunions à Tokyo, afin de lever des fonds et de dresser les premiers plans d’un nouveau projet. On ne sait pas encore si le château reconstruit reprendra les mêmes constitutions, ou s’il en adoptera de nouvelles pour correspondre à de meilleures normes. À titre d’exemple, le hall principal ne disposait pas de système de sécurité anti incendie, puisque ce n’était pas obligatoire.

Historiquement, culturellement et aussi d’un point de vue touristique, le château est très important pour la région. « Les habitants d’Okinawa, ainsi que ceux du monde entier, ressentent un grand sentiment de perte et je demanderai au gouvernement [fédéral] de fournir autant de coopération que possible », a déclaré Tamaki.

Tout comme l’incendie de Notre-Dame de Paris, une cagnotte publique sera ouverte à tous, et mise en place à l’échelle mondiale. Tous les dons seront destinés à la reconstitution et à la restauration du château.

Rappelons que l’ensemble du château avait été détruit ou démantelé en 1945. Les structures qui ont péri les 31 octobre dernier ne sont donc pas celles d’il y a plusieurs centaines d’années, puisque le monument a été ravagé à de multiples reprises au cours de l’histoire. Un énième exemple du tragique destin de la plupart des monuments historiques japonais, qui sont sans cesse reconstruits.


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