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Société

Le plastique diminue enfin dans les supérettes japonaises

Depuis le 1er juillet 2020, l’ensemble des commerçants sont obligés de faire payer les sacs plastiques jetables que l’on obtient à la caisse. Une mesure très attendue par les défenseurs de l’environnement, qui affirmaient que le Japon produisait bien trop de déchets plastiques. Il est difficile de leur donner tort, tant les emballages étaient omniprésents, souvent de trop. En faisant adopter une loi qui taxe le nombre de conditionnements plastiques jetables, le pays du soleil levant espérait induire les consommateurs à réutiliser leur sac, qu’ils soient plastiques ou non.

Un franc succès

D’après les premiers retours, relatés par le quotidien japonais JapanTimes, cette nouvelle directive a bousculé l’échiquier. Plus de 70 % des acheteurs dans les points de vente des trois principaux opérateurs de magasins de proximité nippons ont refusé de payer pour des sacs plastiques supplémentaires, pour l’unique mois de juillet. L’échantillon est très faible, mais il s’avère extrêmement encourageant.

On le sait, le secteur des commerces de proximité, et notamment les konbini, a décidé de faire passer à au moins 60 % la proportion de clients qui ne consomment pas un sac plastique additionnel, d’ici 2030. Pour le moment, l’objectif est plus qu’atteint.

Au pays du soleil levant, le public a été progressivement sensibilisé quant à la protection de l’environnement. Les experts expliquent que le succès vient en partie des nombreuses campagnes, parfois lancées directement par le gouvernement.

Les nouvelles statistiques sont même plus impressionnantes quand on les compare à l’année 2019, où la loi n’était pas encore en vigueur. À cette époque, seuls 25 % des clients ne souhaitaient pas acheter un sac plastique supplémentaire. Il y a de quoi se réjouir, mais les efforts doivent se démultiplier, et toucher bien plus que les petites surfaces.

En savoir plus :   Des nouvelles de Ikee Rikako

Aujourd’hui, on trouve de plus en plus de Japonais qui emportent leurs cabas, et qui les réutilisent plusieurs fois. Certains investissent dans de nouvelles offres, mises en place par certaines entreprises comme Uniqlo : pour quelques centimes de plus, vous pouvez vous procurer un sac de meilleure qualité, qui tiendra plus longtemps et qui n’est pas aussi toxique pour l’environnement.

Bien sûr, la taxe est plus psychologique qu’autre chose : la chaîne Seven Elevan facture un exemplaire en plastique pour trois cinquièmes, et FamilyMart & Lawson pour 3 yens. Quoi qu’il en soit, l’effet est au rendez-vous, et on espère qui se poursuivra d’ici les prochains mois !

Uniqlo

Sac de Uniqlo