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Le Japon renomme ses îles Senkaku très contestées

Bateau de patrouille

Ce lundi, l’assemblée de la ville d’Ishigaki a renommé une zone administrative comprenant les îles Senkaku, très contestées depuis plusieurs décennies. Pour rappel, les voisins chinois et Taïwanais revendiquent les îles — inhabitées — comme étant les leurs.

Un conflit territorial qui perdure

Le nom de la zone du sud du Japon contenant les îles Senkaku a été changé de « Tonoshiro » à « Tonoshiro Senkaku ». Cette modification, qui prend effet le 1er octobre, a pu être effectuée, car la zone relève de l’autorité administrative d’Ishigaki.

En dehors d’une période d’administration par les États-Unis de 1945 à 1972 dans le cadre des îles Ryukyu, cet archipel est contrôlé par le Japon depuis 1895. La République populaire de Chine (RPC), selon Lee Seokwoo, a entrepris de revendiquer la souveraineté sur ces îles dans la seconde moitié de 1970, quand des preuves de l’existence de réserves pétrolières sont apparues.

Depuis, c’est un véritable conflit qui s’entreprend : Le Japon fait valoir qu’il a inspecté les îles à la fin du XIXe siècle et a constaté qu’elles étaient terra nullius ( en latin : terre n’appartenant à personne). Ultérieurement, la Chine a accepté la souveraineté japonaise jusqu’aux années 1970. Pour la RPC et la République de Corée, les documents antérieurs à la Première Guerre sino-japonaise attestent de la possession chinoise. Par conséquent, il s’agit d’une saisie japonaise qui devrait être restituée, à l’instar du reste des conquêtes du Japon impérial en 1945.

De quoi raviver les tensions

La préfecture d’Okinawa explique que ce changement de nom vise à résoudre la confusion administrative qui règne dans le centre-ville d’Ishigaki, qui partage le nom « Tonoshiro » avec les îles. Néanmoins, les voisins du Japon pourraient y voir une tentative de consolider leur revendication en insérant le nom japonais « Senkaku ».

Yoshitaka Nakayama, le maire d’Ishigaki, a proposé ce changement après que des bateaux de pêche japonais aient été poursuivis par des patrouilleurs chinois dans les eaux territoriales japonaises près des îles au début du mois de mai. Il a refusé d’admettre que ce changement avait pour but de renforcer les revendications du Japon sur la région. Selon lui, il « vise simplement à rationaliser le travail administratif ».

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