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Kyoto Animation : La police vient d’arrêter un suspect dans l’affaire de l’incendie du studio

Incendie meurtrier dans un studio d'animation à Kyoto
Source image : YouTube

Souvenez-vous : le 18 juillet 2019, un terrible incendie se déclarait dans le studio numéro 1 de Kyoto Animation. Très vite, on apprenait que des victimes étaient à déplorer. Puis, relativement peu de temps après, la piste criminelle était sérieusement envisagée. Cependant, les mois ont passé, et les indices se comptaient sur les doigts d’une main. Presque un an après les faits, il semble que la police ait enfin arrêté un suspect sérieux. Ce dernier était alors en rétablissement.

La police de Kyoto a dit avoir arrêté Shinji Aoba, 42 ans, pour meurtre et incendie criminel, 10 mois après avoir obtenu le mandat, car ils ont dû attendre qu’Aoba se rétablisse. Pour l’arrêter, la police aurait également attendu que l’état d’urgence au Japon soit complètement levé cette semaine. Aoba est accusé d’avoir pénétré dans le studio n°1 de Kyoto Animation vers 10h30 le 18 juillet dernier, de l’avoir incendié et d’avoir tué 36 personnes et en avoir blessé 33 autres. L’attaque a choqué le Japon et a suscité un immense chagrin chez les fans d’anime du monde entier.

La police avait été contrainte d’attendre qu’Aoba se remette des graves brûlures subies lors de l’attaque, ainsi que des restrictions causées par l’épidémie de coronavirus, pour pouvoir procéder à son arrestation. Environ 70 personnes se trouvaient à l’intérieur du studio à ce moment-là. Depuis 2001 et l’incendie du quartier des spectacles Kabukicho à Tokyo, qui a tué 44 personnes, c’est l’incendie le plus meurtrier du Japon. Quelques employés ont réussi à s’enfuir du studio, tandis que d’autres ont tenté de s’échapper par le toit du bâtiment de trois étages, mais ils ont été retardés par une porte qui, selon les survivants, était difficile à ouvrir.

Kyoto Animation, de son côté, vient de déclarer s’attendre à ce qu’Aoba soit poursuivi “avec la plus grande fermeté” en vertu de la loi. Dans une déclaration, le groupe a affirmé que “Nous n’avons pas d’autres mots pour le suspect… Nos collègues tombés au combat ne reviendront jamais, et nos blessures ne guériront jamais”.

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