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C’est l’une des principales préoccupations des Japonais depuis la fin du mois d’avril. Pour la première fois de leur histoire, les Japonais profitent d’une semaine prolongée à 10 jours de congés. Cette mesure est exceptionnelle et c’est un véritable choc culturel dans l’archipel. Tous les journaux en font leur une, et les reportages n’arrêtent pas. Essayons de comprendre ce phénomène.

Pourquoi un tel refus ?

Les Japonais ont droit à 18 jours de congés annuels. Mais il faut savoir qu’en moyenne, ils n’en prennent (en moyenne) que neuf chaque année. Cette semaine de 10 jours ne concernera évidemment pas tous les Japonais. Les commerces et les restaurateurs se frottent même les mains, puisqu’ils s’attendaient à recevoir bien plus de consommateurs qu’à l’accoutumée. Mais avec le nouvel empereur, Naruhito, qui montera sur le trône le 1er mai prochain, trois jours de congés supplémentaires seront ajoutés à la semaine « Golden Week ».

Et cette nouvelle ne fait clairement pas l’unanimité au sein de la population japonaise. Des vacances ? Non merci ! Selon un sondage, la majorité de la population nipponne se dit mécontente de ses nouvelles vacances forcées. Il faut bien comprendre qu’on parle ici d’un cas de figure inédit dans le pays, très attaché au travail. Ainsi, les bourses, les banques, les administrations seront à l’arrêt pendant trois jours de plus, et les salariés sont complètement perdus.

Des citoyens complètement perdus

« 10 jours de vacances d’un coup, je ne sais pas très bien ce que je vais faire de mon temps ». Voici le témoignage d’un salarié japonais, interviewé par France 2, qui est cependant très représentatif du reste de la population. Les personnes qui sont dans la vie active ne savent pas du tout comment occuper cette période longue, ne comptent pas prendre de vacances car ils estiment que c’est surchargé, et sont complètement déboussolés. En ce qui concerne les personnes âgées, elles aussi sont noyées dans le doute, notamment en ce qui concerne les services qu’elles fréquentent comme les hôpitaux et cliniques. Elles se disent inquiètes de leur fonctionnement, en raison d’un manque de personnel.

Plus qu’un véritable problème d’avoir trois jours de repos supplémentaires, les Japonais sont perdus et dépaysés. Il y a un véritable malaise inédit et impressionnant de notre point de vue occidental. Mais il faut bien comprendre que le travail est une chose sacrée au Japon, véritable empreinte d’un nationalisme ancré dans les esprits. Les entreprises aériennes et de tourisme sont actuellement dépassées par les chiffres record de circulation à travers tout l’archipel, mais également en partance pour l’étranger. Décidément, les Japonais ne font pas comme les autres…


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