Japon : le harcèlement scolaire a battu des records

Deux jeunes japonais

Au Japon, le harcèlement scolaire est l’un des principaux fléaux qui gangrènent la société. Très vite, les jeunes étudiants, étrangers ou japonais, sont immergés dans un milieu scolaire parfois nauséabond. Moquerie, harcèlement, discrimination ou ségrégation, l’école japonaise peut très vite s’éloigner d’une partie de plaisir. Difficile pour beaucoup de s’épanouir dans ce système, et il semble que la tendance ne soit pas au beau fixe. Aujourd’hui, les chiffres pour l’année scolaire de 2019-2020 viennent de paraître, avec plus de 612 000 cas de harcèlement scolaire.

Un nouveau record de harcèlement scolaire au Japon

École élémentaire, collèges, lycées, universités, absolument tous les segments de la scolarité d’un Japonais sont concernés par cette étude. En 2019, on dénombrait 550 000 cas de harcèlement à l’école, ce qui constituait déjà un record. En 365 jours, cette statistique a augmenté de plus de 60 000 unités. Aujourd’hui, 612 496 cas viennent d’être officiellement rapportés par le ministre de l’éducation japonais. En six ans, c’est la sixième fois que le résultat est plus important que les précédentes années.

En regardant de plus près les statistiques, on s’aperçoit que la plus forte recrudescence prend racine dans les écoles élémentaires. En d’autres termes, dans la tranche d’âge la plus jeune. C’est pourtant lors de cette phase que l’enfant acquiert de solides notions psychologiques et comportementales, qui influenceront toute sa vie. D’où l’importance d’embrasser des mesures rapides afin d’endiguer ce fléau.

En 2013, des premières mesures législatives ont été prises. Ces dernières faisaient suite à une affaire extrêmement médiatisée d’un lycéen, qui s’était suicidé après avoir subi des brimades et des railleries permanentes de la part de ses camarades de classe. Beaucoup de critères sont aujourd’hui considérés comme partie prenante du harcèlement scolaire : on peut citer les bagarres, les taquineries du quotidien ou encore les gestes nuisibles à répétition. Ces facteurs, souvent psychologiques, entraînent fréquemment des dépressions, et parfois des suicides.

Plus de 300 élèves dans les écoles primaires et secondaires se sont suicidés en 2019. Parmi eux, une dizaine a été victime de brimades. Plus étonnant encore, pour 188 d’entre eux, on ne connaît pas le motif exact. Pourtant, les lois obligent les écoles à enquêter sur les cas graves, en constante augmentation…

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