Ça y est, le Japon décide de larguer l’eau contaminée de Fukushima dans l’océan

Après de nombreux débats japonais et internationaux, notamment avec les pêcheurs sud-coréens et chinois, le Japon a décidé de relâcher l’eau contaminée qui a servi à refroidir les réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima dans l’océan. C’est notamment le manque d’espace disponible pour le stockage qui a motivé cette décision, en gestation depuis plusieurs années déjà.

Une décision qui va à l’encontre des pêcheurs

Japonais, Chinois ou Coréens, tous les pêcheurs se sont joints pour contester cette nouvelle décision qui va leur porter préjudice. Ce vendredi, le gouvernement japonais vient officiellement de décider de rejeter à la mer les eaux radioactives traitées et accumulées à la centrale nucléaire accidentée de Fukushima. Dès mardi prochain, une réunion des ministres sera organisée pour adopter formellement cette nouvelle décision. Après plus de 7 ans de discussions sur la façon de rejeter l’eau utilisée pour refroidir les différents combustibles nucléaires, une porte de sortie est enfin décidée.

La plupart de la population ainsi que les pêcheurs locaux redoutent malgré tout la contamination des poissons qui va s’en suivre. L’exposition ne pourra que grandir. Surtout, difficile d’affirmer que la population continuera de vouloir consommer des poissons qui baignent dans des eaux contaminées, avec des résidus de radioactivité. En effet, l’eau traitée qui va rejoindre la mer est composée de tritium radioactif. Selon les membres de Tepco, l’entreprise en charge du nucléaire au Japon, elle ne présente que « peu de risques » pour la santé humaine. Mais selon les pays voisins comme la Chine et la Corée du Sud, cela n’est pas encore prouvé, et la décision de la rejeter directement dans une eau commune est une hérésie.

Mais alors, quelles étaient les autres options pour s’occuper de cette eau radioactive, qui s’accumulait par dizaines de barils dans les environs de Fukushima ? En février 2020, plusieurs experts du gouvernement ont proposé diverses options pour éliminer des résidus nucléaires qui posaient problème dans l’eau. Sur la table, il y avait notamment le rejet brut dans l’océan, l’option la plus plébiscitée. La capacité de stockage des réservoirs d’eau du complexe nucléaire de Fukushima doit s’épuiser dès l’automne prochain, en raison du manque d’espace. Surtout, les travaux pour démolir le complexe vont bientôt démarrer.

Bien sûr, l’eau est directement traitée par un système avancé de traitement des liquides, qui s’attache à éliminer la plupart des contaminants radioactifs. Malgré tout, le tritium radioactif reste un élément que l’on ne peut pas éliminer. Ce sous-produit des réacteurs nucléaires est une véritable épine dans le pied du gouvernement japonais, et de l’entreprise Tepco. Selon l’agence internationale de l’énergie atomique, le gouvernement nippon a raison de traiter l’eau, et le rejet dans la mer reste conforme aux normes mondiales de pratiques dans l’industrie nucléaire. D’après le directeur général de l’organisme qui est basé à Genève, il s’agit d’une méthode courante de rejet de l’eau dans les centrales nucléaires, même lorsqu’elles ne sont pas en situation d’urgence comme c’est ici le cas au Japon depuis 2011…

Source : Mainichi

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ddd

« ça y est? » c’est une bonne chose d’être fier?

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