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À plus de 300 millions de kilomètres au-dessus de notre tête, un peu avant quatre heures du matin heure française, ce vendredi 5 avril, un astéroïde a été attaqué par le Japon. C’est une première mondiale. Mais pourquoi donc ?

Bombarder un astéroide… ?

La sonde japonaise Hayabusa 2 a donc bombardé l’astéroïde Ryugu, à l’aide d’un explosif projeté. L’astéroïde en question n’est pas anodin, puisqu’il représente un immense espoir de découverte sur l’origine de notre système solaire, et beaucoup de chercheurs s’y intéressent avec passion.

La sonde japonaise, cette nuit, s’est positionnée à environ 500 m de la surface de cet astéroïde, et a largué un engin chargé d’explosifs de 2 kg, à une vitesse de plus de 7200 km/h. La raison ? C’est très simple, avec l’impact, un cratère a été creusé. Dans un futur proche, la sonde Hayabusa viendra récupérer les échantillons de poussière de sous-sol de l’astéroïde, ce qui aurait été beaucoup plus compliqué sans cette explosion. Amener un appareil capable de creuser pour atteindre le sous-sol aurait coûté bien plus de temps et d’argent.

Aujourd’hui, cette opération demeure inédite dans notre conquête de l’espace spatial. D’ailleurs, elle a été considérée par les ingénieurs japonais comme très périlleuse, car elle devait s’approcher à la fois près de l’astéroïde, sans pour autant être atteint par les débris qui résultaient de l’explosion. De plus, il fallait bien faire attention, car la sonde japonaise contenait déjà des échantillons du sol de l’astéroïde, qui avait été récoltés le 21 février. 

La sonde ramènera des souvenirs inestimables

Mais ce n’est pas tout. Heureusement pour nous, la sonde est équipée avec une caméra embarquée, qui a pu saisir des dizaines d’images en très haute résolution, avant, mais également aussi après l’impact. Elles permettront notamment aux ingénieurs japonais de déterminer la taille du cratère qui a été causé et d’en savoir beaucoup plus sur nos moyens potentiels pour s’attaquer à des astéroïdes. Mais ici, les scientifiques souhaitent également savoir la profondeur des dégâts : si le sol était sablonneux, nous pouvons aller jusqu’à 10 mètres de profondeur, et au contraire s’il est rocheux, ce sera au maximum 3 m.

Pour finir, il faut savoir que la sonde Hayabusa reviendra effleurer l’astéroïde dans moins de deux semaines, essaiera d’obtenir un peu plus d’échantillons et de prélèvements qu’elle n’en a eu depuis 2014. Pour rappel, sa mission, qui avait débuté le 3 décembre 2014, était de rassembler un maximum d’échantillons sur notre environnement spatial, astéroïdes y compris, afin d’éclaircir l’origine de l’apparition de la vie sur Terre. Son retour est prévu à la fin de l’année 2020, ses aventures ne sont donc clairement pas finies.


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