Itadakimasu : Bon appétit en japonais ?

Que ce soit dans les dramas, dans les animes ou lorsque vous vous rendez au Japon, on entend souvent l’expression « Itadakimasu » à table. Pourtant, les formules françaises comme « bon appétit », « bon courage » sont difficilement traduisibles en japonais. Dans cet article, retrouver toutes les informations sur la formule de politesse itadakimasu ainsi que l’ensemble de ses significations.

Des makis au Japon

Itadakimasu : c’est quoi ?

Au Japon, on emploie la formule de politesse Itadakimasu (いただきます) à table, avant de se mettre à manger. La procédure est donc que similaire à notre « bon appétit » que nous utilisons en France. Pourtant, les sens des deux ne sont pas les mêmes. En effet, même si l’on recourt à « Itadakimasu » au commencement du repas, souvent en joignant les mains, le sens de cette formule se rapproche davantage de : « merci pour ce repas ».

En fait, les Japonais emploient cette politesse pour offrir une réponse à ce que l’on reçoit. Les convives remercient donc la personne qui a préparé les aliments, mais également (voir surtout) la nourriture en elle-même et donc la nature. Cette notion de respect et de reconnaissance est typique de la culture nipponne. De manière générale, l’expression Itadakimasu n’est pas systématiquement liée à la nourriture. Dans de rares cas, des citoyens peuvent l’utiliser à la piscine ou lorsque vous montez dans un avion. L’important ici est le concept de réception.

L’expression trouve son origine dans la croyance bouddhiste. On remercie pour la vie que l’on va recevoir lors d’un repas, par exemple. Cela ne vous empêche pas d’utiliser cette formule de politesse même si vous consommez un repas exclusivement végétarien. Les Japonais considèrent que l’on se nourrit de vivant. Si vous souhaitez employer bon appétit en japonais, l’expression « ii omeshi wo » convient davantage dans la plupart des situations.

Et à la fin du repas, on dit quoi ?

Si l’on remercie la personne ainsi que les aliments début de repas avec l’expression Itadakimasu, il en existe une autre pour la fin du repas. Cette fois, elle trouve son équivalent dans la langue de Molière, puisque nous utilisons la formule « merci pour ce repas ». En japonais, on prononce « Gochisôsama deshita » ご馳走様でした.

Là encore, il s’agit d’une marque de gratitude envers celui qui aura fait la cuisine. En ce qui concerne sa traduction littérale, l’expression renvoie aux va-et-vient en cuisine et aux efforts accomplis par le cuisinier. En français, cela pourrait donc se traduire par « merci de la peine que vous vous êtes donnée ». Si vous déjeunez au Japon, nous vous recommandons d’employer régulièrement ces formules envers votre hôte.

Dans un cadre plus informel, vous pourrez d’ailleurs réduire cette expression en Gochisôsama.

Que ce soit pour Itadakamisu ou Gochisôsama, les deux expressions datent des années 1940. Par la suite, elles se sont diffusées par le biais de l’école et de l’enseignement. Elles perdurent aujourd’hui et sont encore largement utilisées dans les ménages japonais. Auparavant, il n’y avait pas forcément d’équivalent lorsque l’on passait à table au Japon. Toutefois, dans certains ouvrages, on note que les invités joignaient déjà les mains, comme le veut la tradition bouddhiste.

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