Source image : Wikipédia
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C’est désormais officiel : après plus de trois ans de consultation et de débat enflammé, le destin du plus ancien bâtiment de gare en bois de Tokyo est finalement scellé.

Depuis juin 2016, la East Japan Railway avait annoncé qu’elle reconstruirait la garde Harajuku avant les Jeux olympiques de Tokyo en 2020. On ne savait pas encore si certaines parties pouvaient être conservées, s’il s’agissait d’une réédification totale ou d’une simple modernisation de certains aspects.

Mais dans un nouveau communiqué, la société JR East a justifié sa décision de la démolir, après les échéances olympiques : « Certaines personnes ont exprimé leur volonté de préserver l’histoire de ce bâtiment, mais pour des raisons de sécurité, nous avons décidé de le démolir », a indiqué un porte-parole de la firme. Toujours selon JR East, la gare actuelle ne respecte pas les normes de sécurité, notamment en matière de prévention des incendies. »

Cette gare, qui a ouvert en 1906, était alors un simple point d’arrêt pour des trains de marchandises. À partir de 1909, elle est raccordée à la ligne Yamanote, et prend son envol. Dans les années 1920, le grand sanctuaire Meiji-jingu, qui est neuf, attire de nombreux visiteurs qui emprunteront la route de cette station. Enfin, et c’est de là que provient l’architecture actuelle, en 1924, elle est reconstruite avec un bâtiment un étage, sur le style européen. L’empereur Hirohito en est le premier usager, en 1926.

En 2018, cette gare est la dernière en bois des chemins de fer de Tokyo. Représentant un patrimoine inestimable, le bois qui subsiste depuis 1925 sera donc mis à terre. En remplacement, un bâtiment bien plus moderne sera construit, avec une ouverture déjà planifiée pour le 21 mars 2020. La société ferroviaire a souhaité rendre hommage à l’ancienne gare, avec une récupération des matériaux démolis qui pourraient être réutilisés pour construire le nouvel édifice. Mais comme vous pouvez l’observer ci-dessous, le style du nouvel immeuble n’a rien à voir, et perd de son prestige…

Dans un pays qui n’a que très peu de bâtiments centenaires, à cause des catastrophes naturelles à répétition, de nombreux Japonais regrettent une telle décision…


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