Source : Youtube
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Le weekend dernier, un festival de films qui a débuté près de Tokyo, a décidé ne pas mettre à l’affiche un film documentaire sur le Japon impérial. Celui-ci pointait notamment du doigt le traitement réservé aux « femmes de réconfort », ces Coréennes (accompagnées d’autres nationalités) qui ont été recrutées pour travailler dans des maisons closes de l’armée impériale nippone.

Femmes de réconfort : un sujet épineux

Décidément, même si certains officiels évoquaient la possibilité d’un adoucissement des relations entre Coréens et Japonais, les sujets emblématiques de la discorde asiatique demeurent enflammés. Les femmes de réconfort, ces esclaves coréennes qui ont été recrutées de force et utilisées pour « satisfaire les soldats japonais » font toujours l’objet d’un détournement de regard de la part de nombreuses instances du pays du soleil levant.

Honte, négationnisme, plusieurs comportements sont associés à cette pratique d’ancêtres militaires. La Corée-du-Sud ne cesse de mettre en avant cette pratique largement oubliée par les manuels scolaires de l’archipel, afin de rendre justice à ces milliers de filles qui ont été déportées. Dans de multiples témoignages, elles racontent avoir « servi » 15 soldats japonais par jour.

L’organisateur du festival a déclaré qu’il n’était pas question de montrer le film « Shusenjo: le principal terrain de bataille du problème des femmes de confort » au spectateur, avançant le fait qu’il était sujet à de « nombreuses préoccupations ». La ville de Kawasaki, où se tient le festival du film de Kawasaki Shinyuri a investi 6 millions de yens, soit l’équivalent de 55 000 €. 

La diffusion arrêtée, certains s’insurgent

Cette municipalité s’inquiète des problèmes qui pourraient survenir, étant donné que certaines personnes avaient saisi la justice en portant plainte, dans le but d’arrêter la programmation du film. Cela concerne à la fois des Coréens et des Japonais. Pour certains témoignages, ils avancent le fait de ne pas avoir donné la permission de paraitre dans un film commercial.

Le festival s’étendra jusqu’au 4 novembre prochain. Une société de production indépendante, la Wakamatsu Production, a protesté en retirant la projection de deux de ses films, qualifiant cet acte « d’assassinat de la liberté d’expression. »

Le Japon avait dernièrement déjà annulé l’exposition d’une statue sud-coréenne, qui représentait une femme de réconfort. Parmi les principaux dilemmes entre la Corée-du-Sud et le Japon, qui sont politiques et économiques, ce sujet épineux et son traitement en sont peut-être les plus importants.


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