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Il y a donc près de 80 % des entreprises nipponnes qui paient à leurs employés étrangers des salaires égaux ou supérieurs à ceux de leurs homologues japonais. C’est en tout cas ce que révèle un sondage réalisé mercredi par le Japan Research Institute.

Ces résultats peuvent paraître étonnants : vous connaissez sans doute le nouveau système de visa qui accepte un plus grand nombre d’employés étrangers, principalement des ouvriers, qui a débuté en avril. Mais beaucoup ont déjà fait part de leurs inquiétudes, et ont dénoncé des écarts salariaux dans les petites et les moyennes entreprises. De plus, de nombreuses entreprises ne souhaitent pas embaucher de nouveaux personnels étrangers, défiant la loi.

Quand les firmes japonaises ont été interrogées par l’institut de sondage, 77,1 % d’entre elles ont déclaré payer des salaires identiques aux Japonais et aux étrangers. 1,8 % a même déclaré verser des salaires plus élevés qu’à leurs homologues japonais.

Alors que vaut ce sondage ? Hormis ces deux premiers pourcentages, même s’ils concernent donc la grande majorité des votants, il y a tout de même 6 % des entreprises qui ont déclaré payer les travailleurs étrangers moins bien que les employés japonais. 11,8 % ont exprimé les payer au salaire minimum, ou juste au-dessus.

Pour se prononcer sur la véracité ou non de ces chiffres, il faudra dans tous les cas attendre. Ce que l’on sait en revanche, c’est que le gouvernement japonais a publié en mars des ordonnances, qui obligent les employeurs à verser aux travailleurs étrangers des salaires similaires ou supérieurs à ceux des Japonais. Cette étude est néanmoins sérieuse, puisqu’elle date de janvier et de février, où plus de 1000 entreprises à travers le pays ont répondu à l’enquête. Mais parmi ce gros échantillon, il n’y avait que 41 % qui employaient actuellement des étrangers, et qui ont pu répondre aux questions dans l’ensemble.

Un autre point intéressant est que parmi les entreprises qui n’ont jamais embauché d’étrangers, 26 % d’entre elles ont déclaré qu’elles offriraient d’abord des emplois aux Japonais si c’était possible. 24,6 % ont, elles, décidé de ne pas le faire, en raison de procédures plus complexes en matière de gestion des affaires du personnel, probablement à cause de la barrière de la langue plus importante. De manière générale, nous vous parlions déjà il y a quelques mois du fait que les autorités japonaises s’inquiétaient déjà de l’augmentation du nombre d’étrangers sur le territoire.

Finalement, cette enquête montre bien que le nouveau système de visa japonais pose encore des soucis. S’il ne fait pas l’unanimité, on peut tout de même se montrer enthousiaste quant au fait que l’égalité salariale est sur le bon chemin. Les travailleurs étrangers, qui pourraient représenter une aubaine pour les petites et moyennes entreprises cherchant à réduire les salaires, ne semblent pas autant discriminer que ce à quoi on aurait pu s’attendre. Si ce nombre de 77 % d’entreprises japonaises qui ne discriminent pas les travailleurs étrangers en matière de salaire s’avère exact, on espère tout de même qu’il augmentera, afin de se rapprocher des 100 % le plus vite possible.


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