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À travers un article d’il y a quelques jours, nous vous avions raconté les principaux paramètres d’une vague de chaleur impressionnante qui déferlait sur le Japon. Les records pour un mois de mai ont été battus un peu partout sur l’archipel. Tout cela de quoi préoccuper un bon nombre de citoyens japonais mais également de météorologistes mondiaux qui s’inquiètent d’une telle température, aussi soudaine pour un mois de mai. Et d’après une enquête récente, ce genre de phénomène n’est pas sans cause.

Après un rapport publié la semaine dernière, il n’y a pas de doute sur les origines de telles vagues de chaleur qui frappent régulièrement l’archipel. En juillet 2018, sujet de l’étude, une importante canicule s’était abattue sur le Japon. De grande ampleur, elle avait tué plus de 65 personnes en moins d’un week-end au Japon. Depuis, plusieurs périodes de chaleur reviennent régulièrement, comme c’était le cas cette semaine.

Et d’après la conclusion de ce rapport, la vague de chaleur de 2018 n’aurait jamais eu lieu sans l’intervention du réchauffement climatique dans les facteurs. De même, on peut logiquement penser que la vague de chaleur actuelle qui déferle sur les Japonais est directement liée, elle aussi, au réchauffement climatique.

Au total, les Japonais ont déterminé que plus de 1000 personnes, 1032 exactement, étaient mortes durant la vague de chaleur de juillet 2018. Certaines températures avaient atteint les 41,1 °C, ce qui constitue la température la plus élevée jamais enregistrée dans le pays. Enfin, il ne faut pas mettre l’ensemble des morts sur le compte des fortes températures, puisque celles-ci ont entraîné une multitude de pluies torrentielles qui ont, à leur tour, provoqué des glissements de terrain et l’une des pires inondations depuis des décennies.

L’étude en question a été rédigée par la société météorologique du Japon, c’est donc une source très sérieuse. Plus important encore, c’est la première organisation de ce type à établir que certains aspects d’une vague de chaleur internationale n’auraient pas pu se produire en l’absence d’un réchauffement de la planète. Les scientifiques sont donc parvenus à une conclusion tranchante, le tout utilisant une technique connue sous le nom d’attribution d’événements (EA). Cette méthode nouvelle cherche à cerner le lien de causalité entre un changement climatique et une canicule, en simulant plus de 18 scénarios climatiques, avec et sans le réchauffement climatique planétaire actuel, qui se situe autour de 1° supplémentaire au-dessus des niveaux pré-industriels. Ainsi, ils ont pu déterminer que sans les activités humaines, il n’y avait aucune chance d’avoir une canicule de cette ampleur en juillet 2018.

Le rôle des activités humaines et du réchauffement climatique est donc directement ciblé par une enquête scientifique, la première d’une longue série. Malgré tout, Yukkiko Imada, l’auteur principal de l’étude, a expliqué que ces résultats étaient “vraiment surprenants”. Non pas que les scientifiques ne suspectaient pas le rôle du réchauffement climatique, mais ce qui les a vraiment surpris, c’était le fait avéré que sans activité humaine, il y ait 0 % de chance d’assister à une telle canicule.

Dimanche dernier, les températures ont atteint un nouveau record de 39,5° sur l’île d’Hokkaïdo, toujours selon la société météorologique du Japon. C’était la première fois que la température dépassait les 38° au cours d’un mois de mai au Japon, ce qui inquiète toujours plus les autorités.


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